Lc 11 : Des signes

L’Evangéliste, en parlant de Joseph, ne lui donne aucun de ces titres qui flattent l’orgueil des héros du siècle et trop souvent la vanité de leurs panégyristes. Le descendant de Jessé est un homme juste.
Dieu a choisi Joseph pour en faire sa plus sensible image sur la terre, le dépositaire de tous les droits de sa divine paternité, l’époux de cette Vierge auguste…
Soumis aux dispositions de la Providence, il en accomplit les décrets, il vit dans l’obscurité, il est ignoré, et il veut l’être. Joseph est père de Jésus-Christ, son guide, le protecteur de son enfance.
Tout est grand dans Joseph, mais de cette grandeur qui n’a que Dieu pour témoin. Admirons cette foi vive, qui depuis le lever de l’astre du jour jusqu’à son coucher, dirige les pensées de Joseph, anime ses sentiments, consacre ses travaux, sanctifie toutes ses peines ; cette humilité profonde, qui dans le silence d’une humilité cachée, s’abaisse devant l’Etre suprême et mérite de s’élever jusqu’à Lui ; cette obéissance généreuse qui sacrifie tous les raisonnements, surmonte tous les obstacle ; cette charité héroïque, qui dans la circonstance la plus délicate pour l’honneur de Marie, respecte une épouse, et adore un mystère ; cette vie, surnaturelle et divine, où la contemplation, l’action de grâce, le culte en esprit et en vérité n’offrent aux yeux des hommes aucun prodige, que par un prodige encore plus grand.

E&P (Ecrits et Paroles) – IV, p.539-540.

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