Octobre : Marie, Femme en mission.

Octobre est à la fois le mois du Rosaire et le mois de la Mission universelle. C’est donc un mois doublement marial. Providentiellement, c’est aussi le mois où les religieux marianistes fêtent leur anniversaire de naissance, et, en cette année du bicentenaire, avec une particulière solennité, ces 1-2 octobre à Bordeaux, berceau de la Famille. Une deuxième date est marquée d’une pierre blanche dans le calendrier marianiste : le 12 octobre, fête de N.D. del Pilar, à Saragosse, là même où Chaminade a entendu le grand appel du Ciel à fonder un Ordre marial missionnaire.

Il se met à l’œuvre dès la fin 1800, sans refuser de répondre en même temps à l’appel de l’Eglise de Gironde pour servir le diocèse de Bazas, sans évêque. Les « autorités » ecclésiales l’encouragent en lui conférant, le 28 mars 1801, le titre de « Missionnaire apostolique », qu’il prendra très au sérieux, comme un appel à assumer de larges responsabilités, un appel à la créativité face aux défis pastoraux nouveaux, comme un lien spécial avec le pape, et comme un encouragement à expérimenter de nouvelles méthodes pastorales en des temps nouveaux – l’ère Napoléon, après la Révolution – et en des lieux nouveaux – comme l’était alors la France sécularisée – et auprès de nouveaux groupes de personnes – les jeunes adultes, auxquels Chaminade a déjà donné pour Patronne Marie, Mère de la jeunesse.

Le feu de l’Esprit missionnaire brûle dans son cœur depuis ses jeunes années à Mussidan, où la congrégation Saint-Charles lui a fait comprendre la « mission » comme une forme de créativité et de largeur de vue dans le ministère ecclésial. C’est la mission telle que l’ont comprise et exercée les Charles Borromée, Vincent de Paul, Bérulle, Jean Eudes ou Grignion de Montfort. Ce feu a été attisé dans son cœur de prêtre par le titre conféré par le Saint-Siège, de « Missionnaire apostolique », le seul titre auquel il tienne vraiment. Cela aide à comprendre les options pastorales et les nouvelles fondations qu’il entreprend, et aussi l’approfondissement qu’il propose du mystère de Marie. Il se sent encouragé à expérimenter de nouvelles méthodes pastorales, pour une nouvelle ère ouverte dans l’histoire, dans laquelle il était persuadé que Marie jouerait un rôle central.

Chaminade parle alors à ses disciples de « mission de Marie » ; c’est un concept nouveau. Peu importe où il l’a trouvé, ce qui compte, c’est qu’il voit et propose de regarder le rôle de Marie dans la propagation de la vraie foi chrétienne et dans la lutte à mener contre les hérésies. Participer à la « mission de Marie » devra être toujours un des ressorts spirituels non seulement des religieux mais de tous les membres de la Famille marianiste.
Envoyé en mission par le pape, Chaminade est un serviteur fidèle du pape, dont il partage l’espoir de voir la France dépasser à la fois le gallicanisme qui la marque depuis des siècles, le quiétisme et le jansénisme, et, plus récemment, le schisme causé par la constitution civile du clergé et les brouilles entre Napoléon et les papes. On peut dire qu’en son siècle, Chaminade se situe dans le courant « ultramontain ». Un lien avec Rome lui semblait essentiel pour remettre le peuple chrétien dans le courant de la pleine tradition catholique. Il était convaincu qu’en menant la mission avec un esprit créatif et innovant, en renforçant son lien avec Marie et sa fidélité à Rome, sa patrie pourrait retrouver une véritable identité catholique.

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