Avec le Père Chaminade, connaître, aimer et servir Marie

vierge2Ce titre peut paraître à priori équivoque. Le but de la foi chrétienne n’est-il pas avant tout « connaître, aimer et servir le Christ » et par lui entrer dans la gloire de la Très Sainte Trinité? Mais ceci est-il aussi contradictoire qu’il y parait?

Lorsque Guillaume Chaminade naît à Périgueux en 1761, il arrive dans une société en pleine ébullition. Bien sûr la vie est encore scandée par les fêtes religieuses et la pratique parait importante mais, en réalité, il y a bien des courants contraires qui la traversent et l’influencent : les « philosophes », comme Voltaire, Rousseau et surtout Diderot, lesquels envisagent un monde purement laïc.

La querelle janséniste et la suppression de l’ordre des Jésuites augurent « l’ère de la Raison et des philosophes pour des hommes égaux et maîtres de leur destin ».

Le petit Guillaume est avant tout influencé par sa mère qui lui prodigue toute son attention et lui apprend qu’il a aussi une mère dans le Cie l: Marie, qui veille sur lui et sur tous les hommes pour qu’ils soient sauvés par son Fils, Jésus Christ. Il est déjà imprégné par cette dévotion quand il entre au Collège de Mussidan où son frère aîné Jean Baptiste (ancien Jésuite puisque l’ordre a été supprimé), va s’occuper de sa croissance spirituelle en le confiant à Marie.

Il a alors l’occasion d’expérimenter l’action de cette Mère céleste lorsque ayant été blessé à une jambe lors d’un pèlerinage, il ne guérit qu’après avoir prié devant la statue miraculeuse de Marie. Il entre alors dans la Congrégation de Saint-Charles où il va pouvoir conforter sa dévotion mariale et honorer la Vierge.

Très vite il acquiert la conviction que prier Marie amène fatalement vers le Christ et que l’onction du Saint Esprit nous fait entrer dans l’amour et le vouloir du Père.

C’est sur ces piliers que plus tard il fondera son ministère dans les conditions dangereuses de la Révolution. Finalement i doit s’exiler et se retrouve à Sarragosse en Espagne, aux pieds de Notre Dame de Pilar où il reçoit l’intuition de sa vocation et de sa mission :

« Marie a pour mission de combattre le démon et de le terrasser comme il est écrit dans l’Apocalypse de Saint Jean ».

Pour cela , tous ceux qui ont recours à Elle doivent constituer des « milices » pour propager la foi. Il ne s’agit pas de guerriers tuant des ennemis, mais des hommes, femmes et enfants de toutes conditions qui, désarment le péché par leur amour, leur miséricorde et leur bonté, appuyés sur le roc de la foi.

Dés son retour en France, le Père Chamnade va réaliser cette mission avec l’aide de Mlle Lamourous. Il institue ce qu’il appelle les Congrégations pour les personnes de toutes conditions : jeunes gens, jeunes filles, pères et mères de famille mais aussi des prêtres et religieux qui furent dispersés sous la Terreur, ainsi que des prêtres ayant prêté serment à la constitution civile du clergé et qu’il va réhabiliter. Ce mouvement se répand comme une tache d’huile à tel point qu’il suscite des rapports de la police impériale au préfet de Bordeaux.

Mais Marie veille sur ceux qui se confient à elle et elle amène de plus en plus de personnes vers son Fils. Elle protègeceux qui témoignent elle encourage ceux qui demandent. Bien avant le Pape François, Marie par l’Esprit Saint envoie dans les périphéries.

Didier Lauriaut

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