Quelques notes en vrac pour réfléchir en cette année de la « Vie Consacrée »

 Nous avons tous un chemin différent : naissance, éducation, histoire de notre vie. Nous ne sommes donc pas interchangeables. Nous ne sommes pas une de ces pièces de mécanique usinées à un million d’exemplaires, mais les photos toutes différentes d’un album.

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Toutes ces photos disent quelque chose d’unique : photo d’un mariage il y a 50 ans, photo d’un garçon tout seul en train de rêver assis sur une fenêtre. Nous ne tombons pas du ciel anonymement. Nous sommes créés par Quelqu’un et des médiateurs, nos parents. Nés d’un amour nous allons vers un amour.

Au baptême nous avons tous reçu une vocation, l’appel à devenir des saints. Non pas des gens parfaits! Mais des gens qui font confiance à Jésus, qui ont la certitude indéracinable qu’ils sont, comme Lui, aimés par un Père, un Père dont le plus grand désir est de nous voir nous épanouir et d’être heureux.

Répondre à notre vocation, c’est épouser notre vie. Accepter d’être un homme, une femme ; avec des cheveux blonds ou noirs ; d’être grand ou petit. D’être celui que nous sommes. De vivre maintenant avec ma santé, mon âge, toutes les circonstances qui m’enveloppent . Il s’agit en somme, chaque jour, de m’épouser tel que je suis avec amour et joie.

Les vocations des hommes se réalisent chacune à leur façon. Même s’i y a des ressemblances, chacune est originale, ce qui est le signe de son authenticité. Mais, chrétiens, nous pouvons les regrouper en divers secteurs, dont ni l’un ni l’autre n’a de supériorité hiérarchique, mais dont chacun est nécessaire pour la plénitude de l’ensemble.

La vie familiale, en couple homme/femme, partageant le tout de la vie, donnant naissance à des enfants qui un jour nous quitteront, et peut-être nous donneront des petits enfants, seront parfois notre fierté et notre bonheur, et d’autres fois notre désolation et notre tristesse.

Le sacerdoce au service de l’Eucharistie et de la communauté chrétienne.

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La vie religieuse consacrée : témoignage de la liberté vis-à-vis des biens, de la disponibilité de soi, de la vie affective et rationnelle.

  • Le célibat choisi ou subi en raison de circonstances auxquelles il est inutile d’ajouter une nuance de culpabilité personnelle ou d’orgueil fanfaron.
  • Nous sommes tous appelés à porter du fruit, à laisser une trace positive de notre passage sur terre, à marquer quelqu’un ou quelque chose de notre griffe.
  • Nous sommes tous appelés à être semeurs de vie pour les autres.

Les grandes décisions de la vie se préparent et mûrissent à travers les petites décisions de la vie courante.

De petits commencements : repérer ce qui met paix, confiance, joie dans mon esprit et mon cœur. Ce sont les signes qui disent que je suis sur le bon chemin.

Laisser les autres nous confirmer dans nos décisions et nos orientations vers un choix de vie : le mariage exige la rencontre de deux volontés qui décident ensemble – et re décident tous les jours de leur vie commune.

La vie consacrée se voue avec l’accord d’une communauté qui accueille et dans le schéma de laquelle j’inscris ma vie.

Le sacerdoce répond à l’appel d’un évêque et d’une communauté ecclésiale que je vais servir en bon ouvrier de l’Eglise.

La réponse à une vocation n’est pas une route balisée et connue d’avance. C’est une navigation au long cours, une sorte de « Vendée-Globe » avec ses inconnues, ses incertitudes. C’est une aventure.

Elle comprendra des jours de sérénité et de bon-vent sous un beau ciel bleu. Elle aura aussi ses jours de tempêtes de brouillards, de doute et d’inquiétudes

Que faire alors lorsque le bateau tangue?

  • revivre les consolations comme des ressources pour les jours de désolations, en espérant que d’autres plus belles nous attendent encore.
  • dans le brouillard, ne pas changer de cap, avec la certitude que le soleil et le bon vent seront de retour dans un jour à venir, et qu’alors il sera temps et possible de corriger la trajectoire.
  • C’est la base du combat spirituel. Il n’y a pas d’aventure sans combat.

La réponse à la vocation s’inscrit dans la durée.

«  Un jour se marier, toute la vie pour s’épouser » écrit Léon Bloy.

 » Car toujours dure longtemps », donne en titre de livre le frère cistercien Jérôme, ancien élève des marianistes.

La durée est le sceau de la dignité de l’homme, la fidélité à la parole donnée.

Donner sa parole et la tenir, c’est le signe de la vie. La feuille vivante vire au vent, plie, mais toujours revient à sa place et à sa forme originelle. La feuille morte, elle, s’envole, se pensant libre, car « détachée de tout », elle est déjà morte, et sa fuite s’achève dans la nuit, et le piétinement des passants.

Découvrir ma vocation, y répondre, y être fidèle dans la durée, c’est un fruit d’amour, ou plus exactement de réponse à un amour. C’est l’expression de la vraie liberté. C’est la plénitude de ma vie d’homme et de femme.

Bernard Vial
religieux marianiste-prêtre.

 

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