Chers amis

Lorsque nous avons accueilli l’encyclique Laudato Si’ du Pape François en mai 2015 nous mettant devant le défi de « sauvegarder notre maison commune » nous étions loin d’imaginer que la pandémie qui sévit actuellement allait nous faire prendre conscience, d’une façon plus aiguë que jamais, de la dépendance et de la solidarité qui existent entre tous les êtres humains à l’échelle de la planète. Un minuscule virus bien fragile, qui ne survit que quelques heures à l’air libre, qui ne peut se propager sans notre contribution, et qui s’est répandu quasiment dans le monde entier en quelques semaines, nous a mis brutalement devant cette évidence, au point de bousculer radicalement nos modes de vie et de changer des comportements et des habitudes que l’on croyait intouchables.
Solidarité dans le malheur, solidarité aussi dans la capacité de lutter ensemble pour venir à bout de cette épidémie en prenant chacun notre part de responsabilité.

Notre « maison commune » prend tout son sens ces derniers temps.

Une caractéristique puissante de notre foi chrétienne est la capacité de faire jaillir du bien au sein même de la présence d’un mal objectif, de faire jaillir la vie au sein de situations porteuses de mort. C’est bien là le mystère pascal. Et cette année, bien avant la célébration liturgique de Pâques, dans un carême qui prend des allures de mise en quarantaine, c’est avec la société civile tout entière que nous sommes appelés à vivre ce Passage, à apporter notre contribution à faire reculer la mort.

Confrontés à des situations paradoxales comme: « prendre soin du prochain nécessite de se mettre à distance », ou « pour faire vivre il faut tout paralyser », ou encore « pour vivre la communion il faut rester chacun chez soi », nous sommes appelés à vivre nouvellement le sacerdoce commun des baptisés, à inventer de nouvelles formes de convivialité et de soutien mutuel quand la proximité physique se fait impossible, à créer de nouveaux liens éducatifs, et pour certains à être dangereusement exposés à la contagion du virus pour pouvoir sauver, guérir, accompagner, redonner espoir.

De nombreux frères de notre Province ont déjà été exposés à des situations épidémiques graves : en Haïti quelques mois après le séisme de 2010, une épidémie de choléra a fait plus de 10.000 morts en quelques semaines ; en 2015 le virus Ebola a entrainé la mort de plus de 11.300 personnes au Libéria proche de la Côte d’Ivoire ; en 2019, le même virus Ebola faisait plus de 2.200 morts en RDC sur 4.000 cas… Avec le COVID-19, l’échelle rapidement planétaire de l’épidémie nous confronte à notre fragilité fondamentale, et en même temps met entre nos mains une capacité inédite d’agir pour le bien commun à travers des gestes si simples qu’ils en sont déroutants.

Je ne peux que vous inviter à suivre avec rigueur les comportements qui nous sont demandés par nos responsables politiques et ecclésiaux, qui, en ralentissant la transmission du virus, permettront d’éviter la surcharge de notre système hospitalier et donc de prendre mieux en charge ceux qui en ont le plus besoin. Certains d’entre nous sont plus fragiles et nécessitent plus d’attention.

Vous trouverez ci-dessous un texte du Père Philippe HUE : une lettre intitulée « A mes paroissiens », qui donne sens à ce que nous traversons

Dans la période bouleversée qui nous touche tous et qui va durer encore quelques semaines, j’assure chacun de vous de ma prière et de mon affection avec l’appui de toute l’équipe provinciale. Que Saint Joseph, que nous allons célébrer dans quelques jours, veille sur vous et que Marie nous inspire de nouvelles manières de faire du lien et de donner la Vie.

Frère Hervé, Provincial

 

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