Le silence des signes

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Il y a beaucoup de chose en nous que nous n’exprimons pas par des paroles et que nous communiquons pourtant aux autres.

Des signes subtils nous trahissent : l’éclat de notre regard, l’expression de notre visage, notre façon de rougir, le port et les mouvements de notre tête… et mille autres gestes révèlent comment nous nous situons par rapport aux autres et comment nous nous situons par rapport aux autres et comment nous les percevons eux-mêmes.

Il nous est beaucoup plus facile de nous abstenir de prononcer des paroles que de supprimer ces innombrables signaux qui nous trahissent. S’il est important d’être conscient du message transmis par nos paroles, il reste encore plus important de réaliser ce qu’exprime notre langage non-verbal.

Les signes et les gestes de notre langage non-verbal révèlent à l’extérieur les attitudes cachées au fond de nous. Si nous n’en avons pas une conscience claire, nous risquons d’être bien maladroits quand nous voudrons nous donner aux autres.

Notre moi caché finit toujours par transparaître d’une manière ou d’une autre. Si nous n’avons pas confiance en quelqu’un, nous avons beau parler, il restera toujours un fossé en cette personne et nous. Si nous pensons que quelqu’un est paresseux, si nous avons peur de lui ou si nous ne l’estimons pas beaucoup, nous émettrons par signes un message parallèle à notre discours mais différent.

Dans la mesure où, le plus souvent, les, les signes ne sont pas exprimés par la pensée ou la parole, la personne à qui nous nous nous adressons peut percevoir le double message sans le saisir clairement. Une impression de non-authenticité persistera entre nous jusqu’à ce que nous comprenions que nous avons, en fait, communiqué de façon non verbale.

Il y a un type de silence, une discipline que nous devons imposer à notre langage corporel, si nous voulons qu’il exprime notre moi réel et non une apparence extérieure et trompeuse de nous-mêmes.

Méditons avec un courrier du père Chaminade à Adèle de Trenquelléon

Bordeaux, 8 avril 1826 – Lettre à Melle de Trenquelléon, Agen

adeleLes propos du monde fussent-ils cent fois plus fâcheux, nous ne devons pas nous en inquiéter, pourvu que nous n’ y ayons pas donné cause par notre faute.

Ce n’est pas le vent des propos qui doit vous faire changer de conduite; ce n’est pas sur les propos d’autrui que nous serons jugés devant Dieu ; ce n’est pas la calomnie des hommes qui doit arrêter nos désirs et notre tendance vers la gloire de Dieu et de sainte religion.

Vous faites bien de désirer que tout le mal cesse dans le monde ; que Dieu, ce Dieu si bon, règne sur la terre comme dans le ciel ; qu’il soit glorifié par tous les hommes, en tout et partout, sans mesure et sans fin.

Mais est-il en notre pouvoir de faire que  tout le monde pense bien,et que le règne de Dieu arrive en effet sur la terre? Il faut prier du fond du cœur pour ceux qui nous blâment : c’est la seule règle de conduite que j’ai à vous donner à l’égard des mauvais propos auxquels nous n’avons pas donné cause par notre faute.

Mais d’autre part il ne suffirait pas de prier pour ceux qui nous blâment lorsque dans le fait nous sommes blâmables. L’inquiétude, le remords sont des grâces dans l’âme qui a péché. En ce cas, il ne faut pas mépriser les propos du monde! il faut les écouter; il faut réparer le mal, ou le rendre moindre, selon son pouvoir.

Pour nous mettre en chemin

 

LUNDI
Par quels signes est-ce que j’attire l’attention des autres sur moi ?
MARDI
Comment est-ce que je manifeste mon mécontentement, mon désaccord ?
MERCREDI
Est-ce que je sais manifester clairement et avec simplicité mes besoins ?
JEUDI
De quelles expressions non verbales ai-je pris conscience ces jours-ci ? Que m-apprennent-elles de moi-même ?
VENDREDI
A  ma façon de vivre, les autres perçoivent-ils mon appartenance au Christ ?

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