Une brève histoire de la Spiritualité Marianiste

Considérations préliminaires

Terminologie – Le mot « marianiste »

Dans le présent ouvrage, le mot « marianiste » – à la fois comme nom et comme adjectif – se rapporte à tout membre de la Famille marianiste. Il n’est pas réservé aux membres de la Société de Marie ou de l’Institut Filles de Marie. Par conséquent, la spiritualité marianiste, dont nous retraçons l’histoire, est aussi bien la spiritualité des religieux que des laïcs marianistes. Cet usage, qui s’est généralisé ces dernières années, est l’aboutissement actuel d’une évolution qui a commencé au milieu du 20e siècle.

Avant cette période, le terme de « marianiste » n’était guère utilisé, ni pour les religieux ni pour les laïcs. Le Père Chaminade ne l’utilisait pas. Les Constitutions de la Société de Marie ou des Filles de Marie du 19e siècle n’emploient pas ce mot, ni non plus le Père Joseph Simler, dans sa biographie du Fondateur.

Durant la première moitié du 20e siècle, l’usage de ce mot était peu fréquent. Des ouvrages classiques, comme L’Esprit de Notre Fondation ou Mon Idéal, Jésus, Fils de Marie, du Père Emile Neubert, parvenaient à définir la spiritualité marianiste de façon très pertinente sans jamais recourir au terme de « marianiste ».[1]

Cependant quand la cause du Père Chaminade est introduite à Rome, en 1918 , le titre de la positio est ainsi formulé : Fundatoris Societatis Mariae, vulgo Marianistarum. Entre 1915 et 1920, l’Encyclopédie espagnole Espasa a publié le volume qui traite de la Société de Marie et des Filles de Marie ; le terme « Marianistes » est utilisé pour désigner les membres des deux congrégations.[1]

En 1930, le Père Gadiou utilise le terme dans le sous-titre de sa brève histoire de la Société et dans la section centrale du livre, qui traite de la spiritualité marianiste.[2] Cependant, les utilisations de ce terme sont encore peu nombreuses. Cette situation commence à changer à l’époque de la Seconde Guerre Mondiale, 1939-45.

Les magazines et les périodiques publiés dans la Société de Marie commencent à s’appeler Le Marianiste ou Marianistes. Lorsqu’en 1947 les Filles de Marie prennent la décision de rétablir le vœu de stabilité à l’occasion de l’émission des vœux, elles prennent l’habitude de s’appeler de plus en plus souvent « Sœurs Marianistes ». Quand le Père Emile Neubert publie, en 1948, la biographie du Père Schellhorn, il l’appelle « Marianiste ».[3]

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