{"id":959,"date":"2015-11-10T14:44:22","date_gmt":"2015-11-10T13:44:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/?post_type=ht_kb&#038;p=959"},"modified":"2016-02-03T16:46:17","modified_gmt":"2016-02-03T15:46:17","slug":"les-filles-de-marie-en-franche-comte","status":"publish","type":"ht_kb","link":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/docs\/les-filles-de-marie-en-franche-comte\/","title":{"rendered":"Les Filles de Marie en Franche Comt\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Quelques noms\u00a0: autant de relais pour l\u2019implantation de la SM et des FMI en Franche Comt\u00e9\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p><strong>Louis Roth\u00e9a<\/strong>\u00a0(1785-1844): originaire d\u2019Alsace, s\u2019initie au commerce \u00e0 Bordeaux, rencontre le P\u00e8re Chaminade et entre dans la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie.<\/p>\n<p><strong>Son fr\u00e8re Charles Roth\u00e9a\u00a0<\/strong>( 1791-1868)pr\u00eatre, cur\u00e9 de Sainte-Marie-aux- mines, entre dans la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie. Condisciple au s\u00e9minaire de Besan\u00e7on d\u2019un pr\u00eatre de Porrentruy, <strong>le P\u00e8re Caillet\u00a0<\/strong>(1790-1874) qui rejoint lui aussi la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie. Celui-ci sera le deuxi\u00e8me sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Un des condisciples du P\u00e8re Caillet, le p\u00e8re Domet, vicaire \u00e0 Besan\u00e7on, transmet au P\u00e8re Chaminade les offres d\u2019un missionnaire dioc\u00e9sain, le P\u00e8re Bardenet, qui d\u00e9sirant attirer la soci\u00e9t\u00e9 de Marie en France Comt\u00e9 met \u00e0 la disposition du P\u00e8re Chaminade la propri\u00e9t\u00e9 de Saint R\u00e9my&#8230;<\/p>\n<p><strong>Le P\u00e8re Bardenet<\/strong> (1763-1844). N\u00e9 \u00e0 Chassey les Montbozon en Haute Sa\u00f4ne, cur\u00e9 de Mesnay Arbois, il partage avec le P\u00e8re Chaminade dont il est contemporain, la situation faite aux pr\u00eatres qui ont refus\u00e9 de pr\u00eater serment \u00e0 la constitution civile du clerg\u00e9\u00a0: oblig\u00e9 de se cacher, exer\u00e7ant son minist\u00e8re de fa\u00e7on clandestine, pour \u00e9chapper \u00e0 la guillotine. Il partage aussi avec lui son ardeur apostolique et va tout mettre en \u0153uvre, d\u00e8s que la paix est revenue, pour restaurer les \u0153uvres dioc\u00e9saines. Mis en relation avec le P\u00e8re Chaminade, il lui demande des religieux\u00a0: d\u2019abord pour Saint R\u00e9my en Haute Sa\u00f4ne, puis pour Courtefontaine, Marast et St Claude. Puis des religieuses .<\/p>\n<h2 id=\"fondation-a-arbois-1826\" >Fondation \u00e0 Arbois (1826)<\/h2>\n<p>Le 1er octobre 1826, le P\u00e8re Chaminade se rend \u00e0 Arbois\u00a0: le P\u00e8re Bardenet y a achet\u00e9 l\u2019ancien couvent des capucins , pour y installer un pensionnat des filles de Marie. Le couvent est assez d\u00e9labr\u00e9 et il est occup\u00e9 par la gendarmerie et le presbyt\u00e8re. Il faut donc reloger les gendarmes et le cur\u00e9\u00a0! Le P\u00e8re Bardenet s\u2019y emploie.<\/p>\n<p>Mais, pour fonder, il faut aussi des personnes en nombre suffisant et aptes \u00e0 cr\u00e9er une nouvelle communaut\u00e9. Le P\u00e8re Chaminade r\u00e9agit en homme de foi\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Je suspends tous pr\u00e9paratifs de nos s\u0153urs jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9ponse de Mr Bardenet et puisqu\u2019elles sont en mouvement, je les destinerai selon les vues de Dieu\u00a0: ce n\u2019est pas les destinations qui nous manquent. Le v\u00e9ritable embarras, c\u2019est que chaque colonie demande un bon chef et des appuis \u00e0 ce chef. Dieu les forme avec parcimonie et c\u2019est Dieu qui fait le reste.\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>Lettre \u00e0 M Caillet le 17 mai 1826<\/p>\n<p>Le 7, il envoie la liste des soeurs qui composeront la future communaut\u00e9\u00a0: sept s\u0153urs et trois compagnes converses\u00a0; sr M Joseph de Casteras, cousine de M\u00e8re Ad\u00e8le en sera la sup\u00e9rieure.. Parties de Bordeaux le 28 octobre, les voyageuses atteignent Arbois le 18 novembre, au bout d\u2019un \u00e9puisant p\u00e9riple de trois semaines. Les voyageuses ont d\u00e9pens\u00e9 presqu\u2019enti\u00e8rement la somme due au voiturier, c\u2019est M Clouzet , qui dirige st R\u00e9my, qui va faire venir le voiturier et lui donne les deux cents francs exig\u00e9s. De plus il avance \u00e0 la communaut\u00e9 une somme d\u2019argent et quinze lits garnis.<\/p>\n<p>La population, le clerg\u00e9, les autorit\u00e9s municipales sont heureux d\u2019accueillir la communaut\u00e9. Tr\u00e8s vite les familles se pr\u00e9sentent pour inscrire leurs enfants et l\u2019externat ouvre ses portes le 4 d\u00e9cembre. Mais le lendemain, M\u00e8re Marie Joseph doit rester alit\u00e9e avec de violents maux de t\u00eate et de la fi\u00e8vre. Le m\u00e9decin diagnostique une fi\u00e8vre typho\u00efde. La nouvelle arrive \u00e0 Agen et jette la consternation. On redoute une issue fatale.\u00ab\u00a0Cette ch\u00e8re communaut\u00e9 se fonde sur le mont du calvaire\u00a0\u00bb \u00e9crit M\u00e8re Ad\u00e8le\u00a0. On redouble de pri\u00e8re, de p\u00e9nitences.<\/p>\n<p>Toute la ville d\u2019Arbois manifeste son attachement. Enfin, un mieux fait entrevoir l\u2019espoir de la gu\u00e9rison. M\u00e8re M Joseph se r\u00e9tablit lentement.<\/p>\n<p>Le pensionnat peut s\u2019ouvrir&#8230;avec 6 internes et les \u0153uvres prennent leur essor pour se d\u00e9velopper jusqu\u2019au moment de la s\u00e9cularisation qui oblige les soeurs \u00e0 partir.<\/p>\n<p>La paroisse y ouvre une petite \u00e9cole primaire mais l\u2019institution Saint Just ne sera r\u00e9ouverte qu\u2019en 1941 par M\u00e8re Ad\u00e8le Guy, assistante de la sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale\u00a0; pour ce faire elle franchira la ligne de d\u00e9marcation d\u00e9guis\u00e9e en vendangeuse. La partie de la maison non utilis\u00e9e pendant de nombreuses ann\u00e9es est tr\u00e8s d\u00e9labr\u00e9e et des s\u0153urs peuvent encore t\u00e9moigner de la grande pauvret\u00e9 qui y r\u00e9gnait encore dans les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p>Deux communaut\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sentes \u00e0 Arbois, l\u2019une animant le centre m\u00e9nager de la rue Chevri\u00e8re, l\u2019autre l\u2019institution Saint Just. Les soeurs ne sont plus pr\u00e9sentes \u00e0 Arbois depuis 1979.<\/p>\n<p>Beaucoup de vocations sortiront d\u2019Arbois. Parmi les derni\u00e8res\u00a0: Sr M Jos\u00e8phe Cuenot, de la communaut\u00e9 d\u2019Auch et sr M Andr\u00e9e Paget, de la communaut\u00e9 de B\u00e9thanie.<\/p>\n<h2 id=\"fondation-a-acey\" >Fondation \u00e0 Acey<\/h2>\n<p>Pendant quelques ann\u00e9es (1828-1830), une petite communaut\u00e9 de Filles de Marie est implant\u00e9e \u00e0 Rheinackern, dans le Bas Rhin, mais des malentendus importants avec le cur\u00e9 qui les avait appel\u00e9es, am\u00e8nent le P\u00e8re Chaminade \u00e0 chercher un autre lieu pour les s\u0153urs.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Bardenet lui propose cette fois de les installer \u00e0 l\u2019abbaye d\u2019Acey qu\u2019il vient de racheter. (voir pages consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019abbaye d\u2019Acey).<\/p>\n<p>Le groupe de 6 s\u0153urs arrive d\u2019Arbois, le 3 juin 1830. Le P\u00e8re Bardenet arrive en m\u00eame temps et entreprend les travaux impos\u00e9s par l\u2019observation de la cl\u00f4ture. \u00ab\u00a0Quelques modifications rendent l\u2019\u00e9glise plus adapt\u00e9e \u00e0 la taille de la communaut\u00e9\u00a0: isolation de la partie nord, construction d\u2019une tribune sous les arcades orientales de la nef lat\u00e9rale avec acc\u00e8s au clo\u00eetre sup\u00e9rieur, limitation en hauteur du bras du transept par une vo\u00fbte en bois couverte de pl\u00e2tre\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La psalmodie monastique put retentir de nouveau. Quelle joie dut \u00e9prouver ce saint pr\u00eatre \u00e0 ce spectacle et ne lui sembla-t-il pas entendre les anciens moines tressaillir dans leur tombe et les pierres elles-m\u00eames de ces vieilles murailles crier un hymne de reconnaissance envers le Tout Puissant.\u00a0\u00bb<\/em> (Annales des Filles de Marie)<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Bardenet occupait une partie du monast\u00e8re et les religieuses eurent le r\u00e9confort de sa pr\u00e9sence pendant pr\u00e8s de quatorze ans.Le 19 janvier 1844, il ferma les yeux \u00e0 ce monde. Son corps fut inhum\u00e9 dans le cimeti\u00e8re de la communaut\u00e9. Aujourd\u2019hui encore , sa pierre tombale est visible et porte ses mots\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Ici repose le corps du v\u00e9n\u00e9rable Jean Etienne Bardenet<br \/>\nPr\u00eatre-confesseur de la foi<br \/>\ndont la m\u00e9moire, comme les grandes \u0153uvres, sera \u00e9ternelle.<br \/>\nIl passa sur la terre en faisant le bien.<br \/>\nIl mourut plein de m\u00e9rites devant Dieu et devant les hommes \u00e2g\u00e9 de 80 ans. Janvier 1844<br \/>\nFilles de Marie, il fut pour nous un tendre P\u00e8re\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un autre pr\u00eatre a rejoint Acey, <strong>le P\u00e8re Danne,<\/strong> qui fait fonction d\u2019aum\u00f4nier pour les \u00e9l\u00e8ves. Il est rempli d\u2019amour pour Marie et il ne manque aucune occasion de transmettre cet amour aux religieuses et aux \u00e9l\u00e8ves. Il d\u00e9sire entrer dans la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie mais \u00ab\u00a0il a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 pr\u00eat pour la famille de Marie du ciel\u00a0\u00bb. Il devait s\u2019endormir dans le Seigneur le 11 avril 1836 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 41 ans. Lui aussi repose dans le cimeti\u00e8re de l\u2019abbaye.<\/p>\n<p>A la mort du p\u00e8re Danne, le P\u00e8re Bardenet demande \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque un autre aum\u00f4nier et c\u2019est <strong>le P\u00e8re Jules C\u00e9sar Perrodin<\/strong> ( 1806-1900)qui est envoy\u00e9. C\u2019est \u00e0 Acey que le P\u00e8re Perrodin connut la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie et d\u00e9cida d\u2019y entrer.<\/p>\n<p><em> \u00ab\u00a0Nous marchons d\u00e9sormais ensemble dans la voie \u00e9troite qui conduit \u00e0 J\u00e9sus. J\u00e9sus est cette voie comme Il en est la Porte\u00a0: nous nous efforcerons de suivre J\u00e9sus Christ, accompagn\u00e9s toujours de son auguste M\u00e8re, la divine Marie. J\u2019esp\u00e8re me rendre \u00e0 Acey vers la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9&#8230;en attendant tenez-vous tranquille ainsi que M Danne. Travaillez l\u2019un et l\u2019autre \u00e0 cro\u00eetre dans l\u2019amour de Dieu et dans l\u2019abn\u00e9gation de vous-m\u00eame qui vont n\u00e9cessairement ensemble\u00a0\u00bb<\/em> Lettre du P\u00e8re Chaminade au P\u00e8re JC Perrodin 21\/07\/1835<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Perrodin fit sa profession religieuse en 1841, plus tard il fut sup\u00e9rieur de Courtefontaine avant de devenir le provincial de Franche Comt\u00e9.<\/p>\n<p>Si les s\u0153urs sont bien pourvues en secours spirituels, elles vivent une grande pauvret\u00e9 mat\u00e9rielle\u00a0: peu de chaises disponibles, une seule table pour toute la maison, un couloir servait de dortoir pour l\u2019ensemble de la communaut\u00e9. Pas d\u2019ustensiles de cuisine, sacristie d\u00e9pourvue de l\u2019essentiel..<\/p>\n<p>Cependant un pensionnat s\u2019ouvre et, malgr\u00e9 la situation isol\u00e9e, le nombre des \u00e9l\u00e8ves s\u2019\u00e9l\u00e8ve peu \u00e0 peu jusqu\u2019\u00e0 75.<\/p>\n<p><strong>Sr Gabrielle Waller (1791-1838)<\/strong><\/p>\n<p>SR Gabrielle Waller est la premi\u00e8re Fille de Marie issue d\u2019Alsace\u00a0:n\u00e9e \u00e0 Landser (Haut Rhin),cousine des fr\u00e8res Roth\u00e9a\u00a0;entr\u00e9e au noviciat en 1823 \u00e0 Agen avec deux amies (Marie Durrembach et Genvi\u00e8ve Pr\u00eatre).Envoy\u00e9e \u00e0 Reinhackern puis \u00e0 Acey.<\/p>\n<p>M\u00e8re Ad\u00e8le disait d\u2019elle qu\u2019elle \u00e9tait la \u00ab\u00a0perle de l\u2019institut.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Je d\u00e9sire que ma ch\u00e8re Gabrielle soit comme le dit son r\u00e8glement un mod\u00e8le de vie int\u00e9rieure\u00a0; que le droit d\u2019exciter \u00e0 la perfection ne soit disput\u00e9 que par elle, qu\u2019elle soit une vive image, un mod\u00e8le vivant de ce que doit \u00eatre une Fille de Marie\u00a0: une vraie religieuse\u00a0!qu\u2019enfin en elle tout respire la douceur, la mansu\u00e9tude, la r\u00e9gularit\u00e9\u00a0; qu\u2019elle soit fille d\u2019oraison et d\u2019une v\u00e9ritable oraison, sans illusion, cherchant purement Dieu seul et non les consolations de Dieu, sa volont\u00e9 toute simple, toute nue\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em> (Lettre d e M\u00e8re Ad\u00e8le \u00e0 Gabrielle Waller, novice, le 9 janvier 1825)<\/p>\n<p>De nombreuses novices venant du Jura, de Haute Sa\u00f4ne et de plus loin et entr\u00e8rent \u00e0 Acey. 16 Filles de Marie reposent dans la terre d\u2019Acey.<\/p>\n<p>Pendant plus de vingt ans l\u2019activit\u00e9 des Filles de Marie se d\u00e9ploya donc \u00e0 Acey, mais l\u2019\u00e9loignement de toute agglom\u00e9ration rendait difficiles l\u2019animation des congr\u00e9gations mariales et la possibilit\u00e9 d\u2019autres \u0153uvres apostoliques. La sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale se pr\u00e9occupait fort de l\u2019isolement de cette communaut\u00e9 comme de celle d\u2019Arbois.<\/p>\n<h2 id=\"fondation-a-lons-le-saunier\" >Fondation \u00e0 Lons le Saunier<\/h2>\n<p>En 1850\/51, M\u00e8re St Vincent sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale visite la communaut\u00e9 et constatant les difficult\u00e9s concr\u00e8tes auxquelles la communaut\u00e9 doit faire face, elle prend la d\u00e9cision avec son conseil de chercher une autre implantation. Dans le m\u00eame temps, un b\u00e9n\u00e9dictin de Solesmes originaire de la r\u00e9gion, d\u00e9cide de racheter le monast\u00e8re pour une fondation de son ordre \u00e0 Acey. Le monast\u00e8re est c\u00e9d\u00e9 au b\u00e9n\u00e9dictin pour la somme de 32500 francs et celui-ci propose aux Filles de Marie d\u2019acqu\u00e9rir, \u00e0 Lons le saunier, un ancien couvent de capucins&#8230; mais il faut trouver 90\u00a0000 francs\u00a0!<\/p>\n<p>S\u2019ajoute \u00e0 cela la crainte d\u2019\u00eatre trop pr\u00e8s d\u2018Arbois et de porter ombrage \u00e0 la communaut\u00e9 qui y est install\u00e9e. M\u00e8re St Vincent h\u00e9site&#8230; En attendant, les deux communaut\u00e9s\u00a0: b\u00e9n\u00e9dictins d\u2019une part et Filles de Marie d\u2019autre part vont co-habiter dans les vastes locaux de l\u2019abbaye d\u2019Acey.\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Les P\u00e8res offrent un soutien spirituel appr\u00e9ci\u00e9 et les diverses c\u00e9l\u00e9brations liturgiques avaient acquis de la solennit\u00e9\u00a0; les religieuses s\u2019\u00e9taient charg\u00e9es de la cuisine pour tous jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du fr\u00e8re cuisinier\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Cependant, le nombre des pensionnaires avait consid\u00e9rablement diminu\u00e9 d\u00e8s que la nouvelle du d\u00e9part des religieuses avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9.L\u2019achat du couvent des capucins de Lons le saunier s\u2019av\u00e9rant impossible, la communaut\u00e9 trouve enfin un lieu d\u2019accueil en achetant le pensionnat tenu par mademoiselle Bourcier\u00a0: le 4 octobre 1853 le premier groupe des religieuses se mettait \u00e0 l\u2019\u0153uvre pour am\u00e9nager les locaux. Le dernier groupe arrive le 11 octobre. En tout plus de 22 s\u0153urs\u00a0! parmi elles\u00a0: <strong>M\u00e8re Marie Joseph de Casteras<\/strong>\u00a0qui deviendra la 3\u00e8me sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale (de 1856 \u00e0 1874).<\/p>\n<p>En 1860 l\u2019\u00e9cole de Lons le Saunier accueillait entre 45 et 50 \u00e9l\u00e8ves sans compter les externes.<\/p>\n<p>La communaut\u00e9 religieuse est partie en 2005, mais le coll\u00e8ge et lyc\u00e9e Sainte Marie, sous tutelle marianiste , continue \u00e0 accueillir et \u00e0 former les jeunes jurassiens.<\/p>\n<p><strong>La Franche Comt\u00e9 a donn\u00e9 \u00e0 la congr\u00e9gation quatre sup\u00e9rieures g\u00e9n\u00e9rales\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>M\u00e8re Marie Sophie Baud, n\u00e9e \u00e0 Byans les Usiers, canton de Levier, dans le Doubs, le 24 juin 1830, entr\u00e9e au noviciat \u00e0 Arbois, sup\u00e9rieure de Lons le Saunier, assistante de M\u00e8re M Joseph de Casteras. Sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale de 1874 \u00e0 1888, elle s\u2019employa \u00e0 obtenir l\u2019approbation d\u00e9finitive des Constitutions. De sant\u00e9 fragile, elle succomba \u00e0 la t\u00e2che en 1888, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 57 ans<\/p>\n<p><strong>M\u00e8re Stanislas Pernier,<\/strong> n\u00e9e \u00e0 St Claude le 1er janvier 1827, entr\u00e9e au postulat \u00e0 Arbois en 1847, envoy\u00e9e \u00e0 Condom puis \u00e0 Arbois avant d\u2019\u00eatre \u00e9lue sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale en 1888. Elle exercera cette mission jusqu\u2019en 1907 . Elle fera parvenir les Constitutions approuv\u00e9es \u00e0 toutes les communaut\u00e9s, vivra la tourmente de la s\u00e9cularisation et conna\u00eetra l\u2019exil en Espagne, y implantant du m\u00eame coup la congr\u00e9gation. Elle meurt \u00e0 Amorebiata , le 15 f\u00e9vrier 1807<\/p>\n<p><strong>M\u00e8re M Th\u00e9r\u00e8se de st Joseph Bouquerand,<\/strong> n\u00e9e \u00e0 Saligney, canton de Gendrey, en 1836, \u00e9l\u00e8ve des Filles de Marie \u00e0 Acey, elle entre au noviciat en 1856\u00a0; ma\u00eetresse de classe, sup\u00e9rieure \u00e0 Arbois puis \u00e0 Lons le Saunier, elle est \u00e9lue sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale en 1907. A cause des \u00e9v\u00e8nements politiques, elle transf\u00e8re l\u2019administration g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Nivelles (Belgique)\u00a0. Durant la guerre de 1914, elle sera pratiquement s\u00e9par\u00e9e de ses soeurs et mourra \u00e0 Nivelles le 21 janvier 1918.<\/p>\n<p><strong>M\u00e8re Ad\u00e8le Guy,<\/strong> n\u00e9e \u00e0 Cornod (Jura) le 24 octobre 1878, elle entre au noviciat le 9 avril 1896 et prononce sa profession perp\u00e9tuelle \u00e0 Amorebieta, Espagne, le 2 f\u00e9vrier 1905. Elle sera la huiti\u00e8me sup\u00e9rieure g\u00e9n\u00e9rale de la congr\u00e9gation (1937- 1959). Elle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 Yerres en 1976. On lui doit l\u2019implantation de la congr\u00e9gation en Italie, au Japon et aux Etats Unis au cours de la seule ann\u00e9e 1949\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"author":3,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"ht_kb_category":[96],"ht_kb_tag":[],"class_list":["post-959","ht_kb","type-ht_kb","status-publish","format-standard","hentry","ht_kb_category-congregation-et-instituts-religieux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/959"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/types\/ht_kb"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=959"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/959\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":965,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/959\/revisions\/965"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=959"}],"wp:term":[{"taxonomy":"ht_kb_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_category?post=959"},{"taxonomy":"ht_kb_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_tag?post=959"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}