{"id":481,"date":"2015-05-20T15:47:48","date_gmt":"2015-05-20T14:47:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/?post_type=ht_kb&#038;p=481"},"modified":"2016-02-03T18:06:48","modified_gmt":"2016-02-03T17:06:48","slug":"175e-anniversaire-de-la-fondation-de-la-societe-de-marie","status":"publish","type":"ht_kb","link":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/docs\/175e-anniversaire-de-la-fondation-de-la-societe-de-marie\/","title":{"rendered":"175\u00e8me anniversaire de la fondation de la soci\u00e9t\u00e9 de Marie"},"content":{"rendered":"<h5 class=\"p1\" id=\"introduction\" >Introduction<\/h5>\n<p>Lorsque vous voyez le frais minois de Claire Chazal, vous pensez qu&#8217;elle est une journaliste comp\u00e9tente. Certes. Mais en r\u00e9alit\u00e9, elle ne fait que donner une voix au discours pr\u00e9par\u00e9 dans les coulisse par l&#8217;\u00e9quipe de Robert Namias.<\/p>\n<p>Je serai pour vous aujourd&#8217;hui, &#8211; charme et s\u00e9duction en moins, h\u00e9las pour vous! &#8211; la Claire Chazal de visages cach\u00e9s auxquels je dois absolument tout\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Jean Baptiste Armbruster, tout particuli\u00e8rement pour l&#8217;article de Marianiste n\u00b0 44, intitul\u00e9 &#8220;Les Fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie&#8221;; et pour la copie des notes de la retraite de 1817 qu&#8217;il a pris soin de r\u00e9organiser pour en rendre le document intelligent et mieux utilisable<\/li>\n<li>Joseph Verrier, dont les &#8220;Jalons&#8221; signalent les sources \u00e0 utiliser, avec les corrections justifi\u00e9es \u00e0 y apporter, ou les nuances \u00e0 utiliser dans leur maniement, pour \u00e9viter d'&#8221;absolutiser&#8221; un d\u00e9tail pris hors du contexte<\/li>\n<li>Emile Weltz, qui m&#8217;a fourni les r\u00e9f\u00e9rences, voire les photocopies des deux susnomm\u00e9s.<\/li>\n<li>ajoutons les lettres du P. Chaminade (en particulier les notices biographiques), l&#8217;Esprit de Notre Fondation (tome III), le P\u00e8re Simler (biographie du P. Chaminade, et circulaire 14 pour la notice sur Monsieur Cantau).<\/li>\n<\/ul>\n<p>On aurait pu faire l&#8217;\u00e9conomie de mon intervention, en faisant repr\u00e9senter &#8220;Deux compositions dramatiques&#8221; du P. Henri Lebon, l&#8217;une sur l&#8217;entrevue du 1<sup>er<\/sup> mai, l&#8217;autre sur la rencontre du 5 septembre. Je vous conseille de les lire, dans Jalon IV, pages 239 \u00e0 273. C&#8217;est ing\u00e9nieusement fait, complet et \u00e7a n&#8217;a pas pris une ride.<\/p>\n<p>Puisque cela m&#8217;\u00e9tait ainsi demand\u00e9, je ne parlerai que de la Fondation de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie. Ad\u00e8le sera donc absente, sauf une mention significative. Mais j&#8217;ai acquis la conviction que la convergence qui s&#8217;est manifest\u00e9e chez les jeunes gens dont nous allons parler n&#8217;aurait \u00e9t\u00e9 pour le moins ni aussi unanime ni aussi rapide, si Ad\u00e8le n&#8217;avait montr\u00e9 la route \u00e0 Agen avec les Filles de Marie. Sans les F.M.I, la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie n&#8217;aurait pas vu le jour, du moins pas aussi t\u00f4t.<\/p>\n<h1 id=\"les-semailles-ou-les-essais-non-transformes\" >Les semailles&#8230; ou les essais non transform\u00e9s<\/h1>\n<blockquote><p><em>&#8221;\u00a0\u2026le moment est venu de mettre \u00e0 ex\u00e9cution le dessein que je poursuis depuis trente ans que Dieu me l&#8217;a inspir\u00e9\u00a0&#8220;<\/em> dit Monsieur Chaminade \u00e0 M. Lalanne, le 1<sup>er<\/sup> mai 1817.<\/p><\/blockquote>\n<h2 id=\"trente-ans-cela-nous-fait-remonter-a-1888-veille-de-la-revolution-est-ce-une-exageration-due-a-lenthousiasme\" >Trente ans, cela nous fait remonter \u00e0 1888, veille de la R\u00e9volution. Est-ce une exag\u00e9ration due \u00e0 l&#8217;enthousiasme\u00a0?<\/h2>\n<p>Dans un document, en d\u00e9p\u00f4t \u00e0 l&#8217;abbaye de Tournay, Fr\u00e8re Philippe de Madiran nous apprend en effet qu&#8217;\u00e0 la veille de la R\u00e9volution, les fr\u00e8res Chaminade du S\u00e9minaire de Mussidan le pressaient d&#8217;intervenir \u00e0 Rome aupr\u00e8s de Pie VI pour obtenir l&#8217;approbation de leurs &#8220;constitutions ou r\u00e8glements afin de faire corps&#8221; \u00e0 la mani\u00e8re des Missionnaires de Saint-Lazare.<\/p>\n<p>Durant la R\u00e9volution, un jeune disciple du P. Chaminade, Denys Joffre, \u00e9crit \u00e0 son p\u00e8re sa joie d&#8217;avoir rencontr\u00e9 le guide de son coeur, un pr\u00eatre, un saint et il poursuit: <em>&#8220;&#8230;il m&#8217;assure que bient\u00f4t il me gardera avec lui nuit et jour et que je serai son premier disciple. C&#8217;est son espoir et c&#8217;est le mien&#8221;. Denys Joffre deviendra pr\u00eatre du dioc\u00e8se de Bordeaux, et il mourra connu comme &#8221; le saint cur\u00e9 de Gaillan&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Citons encore, avant l&#8217;exil, Joseph Bouet qui entrera \u00e0 la trappe; Louis-Arnaud Lafargue et Raymond Darbignac qui sous la direction de Chaminade restaureront les Fr\u00e8res des Ecoles Chr\u00e9tiennes \u00e0 Bordeaux.<\/p>\n<p>Contraint \u00e0 l&#8217;exil Chaminade m\u00e9dite&#8230;et au retour repose des jalons : l&#8217;Abb\u00e9 Joseph Boyer lui est c\u00e9d\u00e9 par l&#8217; Ev\u00eaque d&#8217;Auch, qui \u00e9tait en exil avec Chaminade. <em>&#8220;Cet abb\u00e9 a un exeat illimit\u00e9 pour le placer sous la direction de M. Chaminade qui veut \u00e9tablir une soci\u00e9t\u00e9 de missionnaires en vue de raviver la foi&#8221;,<\/em> nous apprend une note d&#8217;un vicaire g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Mgr d&#8217;Aviau. Bernard Lansac, \u00e9tudiant, est \u00e9galement d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 rejoindre Chaminade&#8230;<\/p>\n<p>Mais le Consulat, s&#8217;il refait la paix religieuse, n&#8217;accepte ni pros\u00e9lytisme, ni association suspecte&#8230; L&#8217;Empire suivra la m\u00eame politique.<\/p>\n<h2 id=\"vers-la-fin-de-lempire\" >Vers la fin de l&#8217;Empire<\/h2>\n<p>Chaminade am\u00e8ne des membres de la Congr\u00e9gation, en particulier les anciens officiers, \u00e0 une vie spirituelle et apostolique plus marqu\u00e9e, traduite par des voeux. Ces jeunes gens constituent le &#8220;Centre&#8221;, puis &#8220;l&#8217;Etat dans le monde&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;abb\u00e9 Lalanne en est t\u00e9moin : &#8220;Il existait dans la Congr\u00e9gation une sorte de soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te compos\u00e9e d&#8217;une quinzaine de membres qui avaient adopt\u00e9 des pratiques particuli\u00e8res et qui s&#8217;y obligeaient par voeu&#8221;.<\/p>\n<p>De l&#8217;abb\u00e9 Collineau, nous avons l&#8217;engagement pris le 14 avril 1816, jour de P\u00e2ques :<\/p>\n<p><em>&#8220;Au nom de la tr\u00e8s Sainte Trinit\u00e9, pour la plus grande gloire de Dieu, et sous la protection de l&#8217;auguste Vierge Marie Immacul\u00e9e,<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Nous, fr\u00e8res en J\u00e9sus-Christ, d\u00e9sirant r\u00e9unir nos efforts pour concourir ensemble \u00e0 notre sanctification et \u00e0 la multiplication des serviteurs de notre bon et souverain Ma\u00eetre, avons fait entre nous les conventions suivantes :<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Nous nous imposons un r\u00e8glement de vie, chacun selon ses besoins, mais qui contiendra ces quatre articles communs : 1\u00b0 communion tous les quinze jours; 2\u00b0 m\u00e9ditation tous les jours; 3\u00b0 examen de pr\u00e9voyance tous les matins; 4\u00b0 examen de conscience tous les soirs.<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Nous prenons chacun \u00e0 t\u00e2che de former un \u00e9l\u00e8ve dans le v\u00e9ritable esprit du christianisme.<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Nous soumettons notre r\u00e8glement de vie, la direction de notre \u00e9l\u00e8ve et les autres oeuvres de z\u00e8le que nous pourrions faire, \u00e0 notre commun directeur; et nous faisons entre ses mains voeu d&#8217;ob\u00e9issance, pour trois mois environ, en ce qui concerne ces choses.&#8221;<\/em><\/p>\n<p>Ces dispositions \u00e9taient communes aux membres. Mais cela n&#8217;emp\u00eachait pas les uns et les autres d&#8217;avoir des engagements suppl\u00e9mentaires. Nous savons que depuis plusieurs ann\u00e9es, MM. Bidon et Canteau, avaient fait entre les mains de M. Chaminade des voeux priv\u00e9s de pauvret\u00e9, chastet\u00e9, ob\u00e9issance. Un autre voeu est souvent mentionn\u00e9 sous la plume de M. Chaminade : le v\u0153u de z\u00e8le, plus particuli\u00e8rement au service de la congr\u00e9gation.<\/p>\n<ol>\n<li>Chaminade a mis sur le papier plusieurs projets d&#8217;une sorte de vie religieuse dans le monde, o\u00f9 la Congr\u00e9gation pourrait puiser les officiers n\u00e9cessaires \u00e0 son fonctionnement.<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&#8217;Empire n&#8217;est pas favorable, et les pierres pos\u00e9es se disjoignent. Mais Chaminade se raidit dans l&#8217;esp\u00e9rance. Il <em>&#8220;avait un instant con\u00e7u la pens\u00e9e de faire vivre ces chr\u00e9tiens comme vivaient ceux des premiers \u00e2ges apostoliques, ayant tout en commun : mais il reconnut que cette forme de vie religieuse \u00e9tait impraticable, et sans abandonner tout \u00e0 fait son id\u00e9e d&#8217;une vie religieuse sous une forme s\u00e9culi\u00e8re, il ne songea plus \u00e0 la r\u00e9aliser qu&#8217;au moyen d&#8217;une communaut\u00e9. Plein de ce projet, il attendait que la Providence lui envoy\u00e2t des hommes et ouvr\u00eet une voie.&#8221;<\/em> (Lalanne)<\/p>\n<h2 id=\"le-declic-se-produit-le-ler-mai-1817\" >Le d\u00e9clic se produit le l<sup>er<\/sup> mai 1817<\/h2>\n<p>c&#8217;est la c\u00e9l\u00e8bre entrevue de M. Lalanne. Ce n&#8217;\u00e9tait sans doute pas le 1<sup>er<\/sup> mai, comme nous l&#8217;explique le P. Verrier dans Jalon IV, notes, p.46, n\u00b016. Nous continuerons \u00e0 dire &#8220;l&#8217;entrevue du 1<sup>er<\/sup> mai&#8221;. En voici les circonstances.<\/p>\n<p>L&#8217;abb\u00e9 Rauzan &#8211; lui-m\u00eame congr\u00e9ganiste &#8211; et ses missionnaires pr\u00eachent une &#8220;mission&#8221; qui r\u00e9veille la foi et le sens religieux des Bordelais et op\u00e8re de multiples conversions.<\/p>\n<p>Comment la Congr\u00e9gation. peut-elle contribuer \u00e0 ce renouveau spirituel? On avait d\u00fb en discuter dans les r\u00e9unions, ou en priv\u00e9. L&#8217;abb\u00e9 Lalanne fait le pas d\u00e9cisif :<\/p>\n<p><em>&#8220;Monsieur Lalanne, le premier, vint un jour lui dire qu&#8217;il renon\u00e7ait au dessein qu&#8217;il avait form\u00e9 de se donner \u00e0 la Compagnie de J\u00e9sus, qu&#8217;il avait compris, par le r\u00e9sultat de ses premi\u00e8res d\u00e9marches \u00e0 cet effet que ce n&#8217;\u00e9tait point l\u00e0 que Dieu le voulait, et qu&#8217;il se croyait appel\u00e9 \u00e0 un genre de vie et d&#8217;oeuvres qui ressembl\u00e2t \u00e0 la vie et aux oeuvres du directeur de la congr\u00e9gation. A cette ouverture, M. Chaminade parut attendri jusqu&#8217;aux larmes et il y r\u00e9pondit par une exclamation de joie&#8230;&#8221;<\/em><\/p>\n<h2 id=\"ce-dernier-essai-va-etre-transforme\" >Ce dernier essai va \u00eatre transform\u00e9<\/h2>\n<p>Lalanne en parle \u00e0 ses amis&#8230;qui sont comme lui \u00e0 la pension Estebenet : Auguste Brougnon-Perri\u00e8re et Jean-Baptise Collineau&#8230;<\/p>\n<p>Chaminade croit pouvoir alors proposer son oeuvre \u00e0 ceux qu&#8217;il sait d\u00e9vou\u00e9s de tout leur c\u0153ur \u00e0 Dieu et libres de leur personne : deux jeunes gens dans le commerce\u00a0: Louis Daguzan et Dominique Clouzet (le plus jeune).<\/p>\n<h1 id=\"le-2-octobre-1817\" >Le 2 octobre 1817<\/h1>\n<h2 id=\"la-retraite-de-1817\" >La retraite de 1817<\/h2>\n<p>Le P\u00e8re Chaminade avait une propri\u00e9t\u00e9 de campagne \u00e0 Saint Laurent &#8211; avec des vignes&#8230; A un km de la Cath\u00e9drale, cette propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait \u00e0 l&#8217;\u00e9poque une solitude.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Chaminade y a install\u00e9 le noviciat des Fr\u00e8res, en 1807, avec deux membres issus de la Congr\u00e9gation, MM Lafargue et Darbignac. Quand le noviciat s&#8217;est transport\u00e9 \u00e0 Toulouse, le P.Chaminade utilise la maison comme centre de retraite, pour l&#8217;\u00e9lite de la Congr\u00e9gation, les membres de l&#8217;Etat&#8230; Retraites \u00e0 des petits groupes, voire individuelles, en relation \u00e9troite avec la &#8220;direction&#8221; que nous appelons actuellement &#8220;accompagnement spirituel&#8221;, mais avec une &#8220;reddition de comptes&#8221; rigoureuse, \u00e9crite, sous forme de convictions et de programme de vie. Ces retraites &#8220;fabriquaient&#8221; des hommes et des femmes br\u00fblant de foi et de z\u00e8le.<\/p>\n<p>En 1817, il y pr\u00eache l&#8217;une de ces retraite, probablement \u00e0 une petite quinzaine de participants. Nous en avons le sch\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ral de la main du P. Chaminade et des notes partielles du P. Lalanne.<\/p>\n<h5 id=\"retenons-en-les-accents-suivants\" >Retenons-en les accents suivants :<\/h5>\n<p><strong>&#8211; une premi\u00e8re s\u00e9rie de m\u00e9ditations sur la foi et le service de Dieu.<\/strong><\/p>\n<p>Par ces &#8220;exercices&#8221; le P\u00e8re Chaminade savait disposer les \u00e2mes \u00e0 entendre les myst\u00e9rieux appels de Dieu et \u00e0 y r\u00e9pondre dans la vie. D&#8217;une retraite de 1820, nous avons de la main de M. Bidon deux s\u00e9ries de notes : une s\u00e9rie intitul\u00e9e &#8220;R\u00e9sum\u00e9s de m\u00e9ditation&#8221;, l&#8217;autre &#8220;Dispositions intimes not\u00e9es apr\u00e8s chaque m\u00e9ditation&#8221;. Il ne s&#8217;agit donc pas simplement de &#8220;retenir&#8221; un enseignement, il s&#8217;agit de se &#8220;convertir&#8221;, de se mettre en route. Ceci \u00e9clairera mieux les notes \u00e9crites par M. Lalanne, pour cette retraite de 1817 :<\/p>\n<p><em>&#8220;Puisque la foi pratique est si rare dans le monde, est-il \u00e9tonnant que le nombre des \u00e9lus soit si petit? Et puisque le nombre des \u00e9lus doit \u00eatre si petit, c&#8217;est donc d&#8217;une foi pratique qu&#8217;il faut croire pour \u00eatre sauv\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Et voici que la bont\u00e9 de Dieu nous pr\u00e9sente une situation o\u00f9 nous ne pouvons que mettre en pratique notre foi, puisque ce saint \u00e9tat de la vie religieuse n&#8217;est qu&#8217;une pratique continuelle de la foi, dans toutes les circonstances de la vie, et dans les actions de l&#8217;homme \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de lui-m\u00eame, envers ses semblables et \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de Dieu. Le religieux est un homme qui, croyant en Dieu, en J\u00e9sus-Christ et en la vie future, a r\u00e9solu de ne plus faire que des actions qui soient une cons\u00e9quence directe et imm\u00e9diate de sa foi&#8221;.<\/em><\/p>\n<p><strong>&#8211; une seconde s\u00e9rie de m\u00e9ditations sur l&#8217;Alliance, avec Dieu, prolong\u00e9e par une autre s\u00e9rie sur l&#8217;alliance avec Marie.<\/strong><\/p>\n<p>Ecoutons le P. Lalanne :<\/p>\n<p><em>&#8220;Vous avez choisi Marie, la souveraine, pour \u00eatre votre m\u00e8re; Marie vous a choisi comme sa famille sp\u00e9ciale.&#8221;<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Cette alliance \u00e9troite et particuli\u00e8re avec la tr\u00e8s Sainte Vierge est un des caract\u00e8res propres de l&#8217;Institut&#8230;&#8221;<\/em><\/p>\n<p><em>&#8220;Nous avons choisi Marie, nous le savons bien, et nous avons bien eu dans le coeur l&#8217;intention de la choisir pour m\u00e8re; mais sommes-nous \u00e9galement assur\u00e9s que de son c\u00f4t\u00e9 la divine Marie a fait choix de nous, pour avoir en nous une famille sp\u00e9ciale? Ce n&#8217;est pas moins certain. Nous n&#8217;aurions pas choisi Marie, si elle ne nous avait choisis la premi\u00e8re. Ce n&#8217;est pas de nous-m\u00eame que nous sommes arriv\u00e9s jusqu&#8217;ici; c&#8217;est par une conduite secr\u00e8te de la Providence; qui a dirig\u00e9 cette conduite, qui a fait mouvoir ces ressorts, le plus souvent \u00e0 notre insu, qui nous a inspir\u00e9 cette confiance de prendre pour m\u00e8re la Souveraine du monde ? Nous n&#8217;en doutons pas, c&#8217;est la gr\u00e2ce de Dieu et cette gr\u00e2ce comme toute autre, nous est venue par Marie. Car il est s\u00fbr que Marie est comme le canal par lequel nous viennent toutes les gr\u00e2ces de Dieu. C&#8217;est de son amour pour nous que sont parties celles qui nous ont attir\u00e9s dans son sein. C&#8217;est donc Marie qui nous a choisis, c&#8217;est elle qui nous a appel\u00e9s&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>De ces convictions, d\u00e9coulent l'&#8221;engagement&#8221; r\u00e9ciproque et la constitution d&#8217;une alliance sous forme d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 unique entre Marie et nous.<\/p>\n<p><strong>&#8211; suit une troisi\u00e8me s\u00e9rie de m\u00e9ditations : un appel pressant \u00e0 fuir les fausses joies du monde et \u00e0 go\u00fbter, \u00e0 savourer, les pures joie de la vertu.<\/strong><\/p>\n<p>Cette asc\u00e8se \u00e9tablit l&#8217;\u00e2me dans la paix, faite toute d&#8217;abandon \u00e0 Dieu et \u00e0 la Providence, et s&#8217;\u00e9panouit dans une charit\u00e9 &#8220;surnaturelle dans son motif&#8221;, &#8220;universelle dans son objet&#8221;, &#8220;efficace dans ses oeuvres&#8221;.<\/p>\n<p>Nous savons par ailleurs que le P\u00e8re Chaminade, \u00e0 la fin d&#8217;une retraite, ne consid\u00e9rait pas la page tourn\u00e9e&#8230; Pour lui, cette fin devait aboutir \u00e0 un commencement. Il ne &#8220;l\u00e2chait&#8221; ses retraitants qu&#8217;apr\u00e8s leur avoir recommand\u00e9 de consulter Dieu dans l&#8217;oraison, dans le calme de leur chambre, et de venir ensuite confier \u00e0 leur directeur les r\u00e9solutions que l&#8217;Esprit de Dieu leur sugg\u00e8rerait.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette retraite, dont nous ignorons la date exacte, le lendemain, ou quelques jours plus tard, cinq retraitants reviennent voir leur directeur \u00e0 Saint Laurent&#8230;<\/p>\n<h2 id=\"le-2-octobre-1817-jalon-173\" >Le 2 octobre 1817 (Jalon 173)<\/h2>\n<p><em>&#8220;Ce fut le 2 octobre 1817, jour des saints anges gardiens, que se r\u00e9unirent pour la premi\u00e8re fois chez M. Chaminade, \u00e0 Saint-Laurent, ceux qui les premiers furent d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 embrasser la vie religieuse dans un nouvel institut. C&#8217;\u00e9tait. MM Auguste Perri\u00e8re, Collineau, Daguzan, Clouzet et Lalanne. Ils d\u00e9clarent tous que leur r\u00e9solution \u00e9tait prise et qu&#8217;ils se croyaient appel\u00e9s de Dieu non seulement \u00e0 renoncer au monde mais encore \u00e0 travailler de tout leur pouvoir \u00e0 procurer l&#8217;\u00e9tablissement projet\u00e9&#8221;.<\/em> (Note de M. Lalanne, r\u00e9dig\u00e9e d\u00e8s 1819, et recuellie par M. Boby Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de la SM)<\/p>\n<p>Ils souhaitaient faire des voeux imm\u00e9diatement. Le P. Chaminade ne leur permet pas&#8230; Il les embrasse et tr\u00e8s \u00e9mu leur assure qu&#8217;il va prendre les mesures leur permettant de vivre en communaut\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"la-mise-en-place-de-la-communaute\" >La mise en place de la communaut\u00e9<\/h2>\n<p>Des rencontres r\u00e9guli\u00e8res vont se succ\u00e9der chaque semaine entre les &#8220;Fondateurs&#8221; et le P. Chaminade.<\/p>\n<p>On trace les principes directeurs de la nouvelle fondation. Les voici, et pour les \u00e9clairer, des extraits du r\u00e9cit de l&#8217;entrevue du l<sup>er<\/sup> mai.<\/p>\n<p><strong>On pose en principe :<\/strong><\/p>\n<h3 id=\"quil-sagissait-dun-veritable-corps-religieux-dans-toute-la-ferveur-des-temps-primitifs\" >Qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un v\u00e9ritable corps religieux, dans toute la ferveur des temps primitifs.<\/h3>\n<p><em>&#8220;La vie religieuse est au christianisme ce que le christianisme est \u00e0 l&#8217;humanit\u00e9. Elle est aussi imp\u00e9rissable dans l&#8217;Eglise que l&#8217;Eglise est imp\u00e9rissable dans le monde. Sans les religieux, l&#8217;Evangile n&#8217;aurait nulle part une application compl\u00e8te dans la soci\u00e9t\u00e9 humaine&#8221;<\/em><\/p>\n<p>D&#8217;autres \u00e9chos du P\u00e8re Chaminade insistent : ses religieux doivent tendre \u00e0 la plus haute et plus sublime perfection, se m\u00e9fier de la ti\u00e9deur, du rel\u00e2chement, donne au monde le spectacle d&#8217;un peuple de saints, prouver par le fait qu&#8217;aujourd&#8217;hui, comme dans la primitive \u00e9glise, il est possible de pratiquer l&#8217;Evangile dans toute la rigueur de l&#8217;esprit et de la lettre.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Chaminade avait une haute id\u00e9e de l&#8217;Etat religieux, de son id\u00e9al, de ses exigences. D\u00e8s le point de d\u00e9part, ses disciples en prennent conscience.<\/p>\n<h3 id=\"ce-corps-serait-mixte-cest-a-dire-compose-de-pretres-et-de-laiques\" >Ce corps serait mixte, c&#8217;est \u00e0 dire compos\u00e9 de pr\u00eatres et de la\u00efques.<\/h3>\n<p>Le P\u00e8re Chaminade a accueilli, comme de la main de la Providence, ceux qui lui \u00e9taient envoy\u00e9s, de tout \u00e2ge, condition, \u00e9ducation&#8230; Dans le groupe des cinq, il y a deux candidats au sacerdoce, et le P. Lalanne est d\u00e9j\u00e0 habill\u00e9 de la soutane. Certains sont professeurs, d&#8217;autres quittent la profession commerciale. S&#8217;y adjoindront bient\u00f4t deux artisans tonneliers.<\/p>\n<p>Des fait, le P. Chaminade tirera un enseignement, et cette composition mixte pour lui n&#8217;est plus d\u00e9sormais simplement &#8220;circonstancielle&#8221;. Elle donne mieux l&#8217;image de l&#8217;Eglise, et chacun, pr\u00eatre ou la\u00efc, y a une mission propre, et d&#8217;abord \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la communaut\u00e9.<\/p>\n<h3 id=\"linstitut-aurait-pour-oeuvre-principale-leducation-de-la-jeunesse-de-la-classe-moyenne-les-missions-les-retraites-letablissement-et-la-direction-des-congregations\" >L&#8217;institut aurait pour \u0153uvre principale l&#8217;\u00e9ducation de la jeunesse de la classe moyenne, les missions, les retraites, l&#8217;\u00e9tablissement et la direction des Congr\u00e9gations.<\/h3>\n<p>MM Auguste, Collineau, Lalanne sont professeurs \u00e0 la pension Estebenet. Mais ce n&#8217;est pas fortuitement. Il y a un choix de d\u00e9part, souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9 par ailleurs : les fr\u00e8res des Ecoles assurent l&#8217;\u00e9ducation du peuple; les J\u00e9suites, l&#8217;\u00e9ducation de la haute bourgeoisie. Mais la &#8220;classe moyenne&#8221; ? C&#8217;est la classe la plus marqu\u00e9e par les id\u00e9es rousseauistes et voltairiennes, la plus vuln\u00e9rable \u00e0 l&#8217;id\u00e9ologie antichr\u00e9tienne des Lumi\u00e8res&#8230; et le P. Chaminade pressent peut-\u00eatre qu&#8217;elle va devenir la plus nombreuse. En tous les cas, il en vivra le d\u00e9veloppement, que nous pouvons suivre dans les romans de Balzac.<\/p>\n<p>Mais le P. Chaminade sait aussi que si la formation initiale est d\u00e9cisive, elle ne suffit pas. Il faut assurer le service apr\u00e8s-vente, accompagner la vie chr\u00e9tienne &#8220;du berceau \u00e0 la tombe&#8221;. Bordeaux vient de vivre une &#8220;mission&#8221; fervente, et Collineau se sent une vocation de pr\u00e9dicateur &#8211; ce sera le drame de sa vie -; ces &#8220;missions sont indispensable pour des &#8220;r\u00e9veils r\u00e9guliers de la foi&#8221;.<\/p>\n<p>Par ailleurs, tous ces hommes sont issus de la Congr\u00e9gation, qui assure la nourriture r\u00e9guli\u00e8re de la foi et sa traduction pratique dans la vie. D\u00e8s l&#8217;origine de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie, la Congr\u00e9gation ne peut-\u00eatre que &#8220;l&#8217;\u0153uvre de notre c\u0153ur.&#8221;<\/p>\n<h3 id=\"linstitut-ne-se-montrerait-pas-dabord-a-decouvert-mais-on-userait-des-precautions-quexigeaient-les-circonstances\" >L&#8217;institut ne se montrerait pas d&#8217;abord \u00e0 d\u00e9couvert, mais on userait des pr\u00e9cautions qu&#8217;exigeaient les circonstances.<\/h3>\n<p>L&#8217;entrevue du 1<sup>er<\/sup> mai nous dit : <em>&#8221;\u00a0Les formes monastiques sont us\u00e9es; elle se sont elles-m\u00eames tellement d\u00e9consid\u00e9r\u00e9es par tant de scandales! Mais aucune forme n&#8217;est essentielle \u00e0 la vie religieuse. On peut \u00eatre religieux sous une apparence s\u00e9culi\u00e8re. Les m\u00e9chants n&#8217;en prendront moins d&#8217;ombrage; il leur sera plus difficile d&#8217;y mettre obstacle; le monde et l&#8217;Eglise n&#8217;en seront que plus \u00e9difi\u00e9es. Faisons donc une association religieuse par les trois voeux de religion, mais sans nom, sans costume, sans existence civile, autant qu&#8217;il se pourra : Nova bella elegit Dominus&#8221;.<\/em><br \/>\nLes &#8220;pr\u00e9cautions qu&#8217;exigeaient les circonstances&#8221; sont-elles r\u00e9duites \u00e0 la prudence civile et politique ? On peut penser qu&#8217;elles appellent, en raison m\u00eame de la nouveaut\u00e9 de l&#8217;Institut et de son audace, d&#8217;autres &#8220;pr\u00e9cautions&#8221; pour \u00e9viter que l'&#8221;esprit du monde&#8221; ne le vide de son sens. L&#8217;un des objets propre de l&#8217;institut comprendra d\u00e8s l&#8217;origine les r\u00e8gles de r\u00e9serve et de modestie qui s\u00e9parent tout en \u00e9difiant. L&#8217;article 11 de notre R\u00e8gle de vie reprend l&#8217;un des principes fondamentaux de notre fondation.<\/p>\n<h3 id=\"surtout-linstitut-serait-sous-la-protection-et-comme-la-propriete-de-la-sainte-vierge\" >Surtout l&#8217;Institut serait sous la protection et comme la propri\u00e9t\u00e9 de la Sainte Vierge.<\/h3>\n<p><em>&#8220;Mettons le tout sous la protection de Marie Immacul\u00e9e \u00e0 qui son divin fils a r\u00e9serv\u00e9 la derni\u00e8re victoire sur l&#8217;enfer\u00a0: et ipsa conteret caput tuum. Soyons, mon enfant, soyons dans notre humilit\u00e9, le talon de la femme&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Le double aspect de l&#8217;Alliance est soulign\u00e9: Marie nous assure sa protection&#8230; Mais nous sommes dans son arm\u00e9e et c&#8217;est sa bataille que nous livrons contre le mal.<\/p>\n<p><strong>&#8211; le 13 novembre 1817,<\/strong> deux nouveaux membres les rejoignent : MM. Bidon et Cantau, deux tonneliers. Les trois cat\u00e9gories de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie sont r\u00e9unies d\u00e8s le point de d\u00e9part.<\/p>\n<p>Ce m\u00eame jour, les membres de la Soci\u00e9t\u00e9 adoptent un r\u00e8glement provisoire, r\u00e9dig\u00e9 par Lalanne et approuv\u00e9 par Chaminade, con\u00e7u en 6 articles:<\/p>\n<ol>\n<li>Ils feront provisoirement des voeux temporaires d&#8217;ob\u00e9issance, pauvret\u00e9 et chastet\u00e9, avec les modifications qu&#8217;exigeait la situation de chacun<\/li>\n<li>Ils prendront l&#8217;usage de la communion hebdomadaire<\/li>\n<li>Ils font oraison ensemble les mercredis et vendredis<\/li>\n<li>Ils je\u00fbnent le vendredi, et pour r\u00e9pondre aux difficult\u00e9s particuli\u00e8res et aux intentions\u00a0\u00a0 sp\u00e9ciales, \u00e9galement le mercredi.<\/li>\n<li>Est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur, M. Auguste; chef de Z\u00e8le et charg\u00e9 de r\u00e9diger les r\u00e8glements et formules de pri\u00e8re, M.Lalanne; chef d&#8217;instruction, M. Collineau; chef de travail, M. Canteau.<\/li>\n<li>Ils tiennent conseil chaque semaine, sous la pr\u00e9sidence du P. Chaminade.<\/li>\n<li>Mais chacun continue \u00e0 exercer son \u00e9tat comme auparavant.<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>&#8211; 24 novembre :<\/strong> M. Auguste, charg\u00e9 par le groupe de trouver un local o\u00f9 se r\u00e9uniraient imm\u00e9diatement ceux qui seraient libres de leur personne, loue une petite maison, 14 impasse de S\u00e9gur (65, rue du Commandant Arnould).<\/p>\n<p>Cinq pi\u00e8ces au rez de chauss\u00e9e: chapelle, salle d&#8217;\u00e9tude,\u00a0cuisine, salle \u00e0 manger, dortoir commun. Et un petit jardin.\u00a0La location est conclue le 24 novembre. Le P. Chaminade b\u00e9nit la maison, et d\u00e8s le 25, Monsieur Auguste vient l&#8217;habiter.<\/p>\n<p><em>&#8220;Les membres de la petite soci\u00e9t\u00e9 de Marie firent tous leurs efforts pour h\u00e2ter leur r\u00e9union en communaut\u00e9 dans la petite maison qu&#8217;on e\u00fbt put appeler de Nazareth, tant son ameublement respirait la pauvret\u00e9&#8221;.<\/em><\/p>\n<p><strong>&#8211; 11 d\u00e9cembre 1817 :<\/strong> dans l&#8217;octave de l&#8217;Immacul\u00e9e Conception, furent prononc\u00e9s les premiers voeux temporaires, en la sacristie de l&#8217;Eglise de la Madeleine, \u00e0 peu pr\u00e8s en ces termes: Je promet de garder jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;Annonciation les voeux d&#8217;ob\u00e9issance, de chastet\u00e9, de pauvret\u00e9 que je fais entre vox mains, tels qu&#8217;ils ont \u00e9t\u00e9 convenus entre nous&#8221; (Jalon 174) (voeux priv\u00e9s)<\/p>\n<p><strong>&#8211; la communaut\u00e9 va se constituer \u00e0 mesure :<\/strong> Dominique Clouzet, le 8 janvier 1818; Louis Daguzan, le 10 mars, J.B.Lalanne \u00e0 la Pentec\u00f4te; Canteau et Bernard Laugeay, au mois d&#8217;ao\u00fbt; M. Collineau<\/p>\n<p><strong>&#8211; Les fr\u00e8res souhaitaient que le P. Chaminade vienne habiter avec eux et ils s&#8217;y attendaient.<\/strong> Mais Chaminade ne croit pas prudent d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 leurs d\u00e9sirs. Il se jugeait trop \u00e2g\u00e9 pour prendre de nouvelles habitudes; il avait sa maison et des gens \u00e0 lui qu&#8217;il ne pouvait subitement \u00e9loigner; il ne fallait surtout pas que cette retraite fasse tomber la congr\u00e9gation des jeunes gens.<\/p>\n<h2 id=\"dernieres-etapes-jusqua-la-naissance-officielle\" >Derni\u00e8res \u00e9tapes jusqu&#8217;\u00e0 la naissance officielle<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>P. Chaminade agit avec prudence.<\/strong> Certes, il informe Mgr d&#8217;Aviau, Ev\u00eaque de Bordeaux, puis Mgr Jacoupy, \u00e9v\u00eaque d&#8217;Agen&#8230;Mais pour le reste tout se fait dans la plus grande discr\u00e9tion. Il en parle \u00e0 peine fin avril \u00e0 Ad\u00e8le, qui \u00e9crira le 2 juin \u00e0 son amie Lolotte de Lachapelle, \u00e0 Condom :&#8221;Je ne sais si je vous ai marqu\u00e9 que notre bon P\u00e8re a form\u00e9, \u00e0 Bordeaux, sous l&#8217;autorisation de Mgr l&#8217;archev\u00eaque, une petite communaut\u00e9 de religieux de notre ordre. Ils sont encore tr\u00e8s peu nombreux mais bien \u00e9difiants: on les appelle &#8220;La Soci\u00e9t\u00e9 de Marie&#8230; N&#8217;en parlez pas ouvertement parce que c&#8217;est un secret. Ils sont habill\u00e9s en s\u00e9culier&#8230; et le monde ignore qu&#8217;ils sont religieux. Un Ordre d&#8217;hommes, en ce temps-ci offre bien plus de difficult\u00e9s qu&#8217;un de filles&#8221;.<\/li>\n<li><strong>A l&#8217;intention de ceux qui vont, en faisant profession,<\/strong> &#8220;jeter le fondement solennel de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie&#8221;, il r\u00e9dige avec David Monier un texte intitul\u00e9 &#8220;L&#8217;Institut de Marie&#8221;, \u00e9bauche de constitutions, extrait de celles des Filles de Marie, appropri\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie, surtout en ce qui concerne l&#8217;organisation. On r\u00e9digerait une r\u00e8gle d\u00e9finitive plus tard, en tenant compte de l&#8217;exp\u00e9rience.<\/li>\n<li><strong>retraite du lundi 31 ao\u00fbt au samedi 5 septembre 1818,<\/strong> suivie par 16 personnes<\/li>\n<li><strong>5 septembre 1818,<\/strong> \u00e0 l&#8217;issue de cette retraite anim\u00e9e par le P. Chaminade, MM. Lalanne, Auguste, Daguzan, Cantau et Bidon, font des voeux perp\u00e9tuels; MM Collineau et Clouzet, des voeux pour trois ans; M. David, non autoris\u00e9 par M. Chaminade \u00e0 faire profession, s&#8217;offre pour toujours \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie. Tels sont nos 7 Fondateurs.<\/li>\n<\/ul>\n<h1 id=\"les-hommes-qui-sont-ils-que-sont-ils-devenus\" >Les HOMMES : qui sont-ils\u00a0? Que sont-ils devenus\u00a0?<\/h1>\n<p>a \/ Jean Baptiste Lalanne<br \/>\nb \/ Jean Baptiste Collineau<br \/>\nc \/ Monsieur Auguste Brougnon Perri\u00e8re<br \/>\nd \/ Monsieur Daguzan<br \/>\ne \/ Monsieur Dominique Clouzet<\/p>\n<p>Pour ces cinq, voir l&#8217;article du P. Armbruster dans Marianiste, n\u00b0 44, pages 3 \u00e0 10.<\/p>\n<h2 id=\"f-monsieur-bidon-1778-1854\" >f \/ Monsieur Bidon (1778 &#8211; 1854)<\/h2>\n<p>L&#8217;une des plus sympathiques figures de l&#8217;\u00e9poque de la fondation.<\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Bordeaux, d&#8217;une famille d&#8217;ouvrier, il apprend le m\u00e9tier de tonnelier. D\u00e8s 1801, il entre dans la Congr\u00e9gation de la Madeleine, dont il resta l&#8217;un des membres les plus z\u00e9l\u00e9s, et dont il est nomm\u00e9 Pr\u00e9fet honoraire. Il est charg\u00e9 des jeunes artisans de la congr\u00e9gation.<\/p>\n<p>Mobilis\u00e9 dans l&#8217;arm\u00e9e d&#8217;Italie par les guerres napol\u00e9oniennes, prisonnier des Autrichiens, d\u00e8s son retour \u00e0 Bordeaux, il se remet sous la direction du P. Chaminade qui l&#8217;admet bient\u00f4t \u00e0 faire des voeux priv\u00e9s.<\/p>\n<p>Le &#8220;fid\u00e8le Bidon&#8221; fut l&#8217;homme de confiance du P. Chaminade pour le temporel. Toujours \u00e0 Bordeaux, sauf de 1837 \u00e0 1841, o\u00f9 il est charg\u00e9 de fonder et diriger l&#8217;\u00e9cole de Clairac, pays en grande partie protestant, o\u00f9 il gagne le respect et la v\u00e9n\u00e9ration de tous. Le fondateur le charge des missions d\u00e9licates. C&#8217;est ainsi qu&#8217;en 1840 il accompagne la caravane des Filles de Marie, appel\u00e9es \u00e0 la fondation d&#8217;Olmeto en Corse. Au retour, il est plac\u00e9 au noviciat de Saint-Anne jusqu&#8217;\u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n<p>Religieux d&#8217;une humilit\u00e9 profonde, d&#8217;une humeur douce et \u00e9gale, d&#8217;un caract\u00e8re aimable, toujours pr\u00eat \u00e0 rendre service. Quand les premiers Marianistes partent en Am\u00e9rique, en 1849, un Sup\u00e9rieur lui ayant demand\u00e9 en plaisantant s&#8217;il se sentait dispos\u00e9 \u00e0 les accompagner, M. Bidon, \u00e2g\u00e9 alors de 70 ans, et croyant recevoir un ordre, se mit aussit\u00f4t \u00e0 faire les pr\u00e9paratifs du voyage.<\/p>\n<p>Une tr\u00e8s grande pi\u00e9t\u00e9 tout au long de sa vie, et en particulier dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, avec les menus services qu&#8217;il \u00e9tait encore capable de rendre : chapelet, br\u00e9viaire devant le Saint Sacrement, chemin de croix.<\/p>\n<p><em>&#8220;Ce Nestor de notre Institut, le seul peut-\u00eatre qui au milieu de tant de secousses n&#8217;ait jamais bronch\u00e9&#8221;,<\/em> \u00e9crit M. Lalanne, s&#8217;\u00e9teignit paisiblement, assist\u00e9 du jeune Simler qui en fut profond\u00e9ment marqu\u00e9.(cf Lettres, tome I, page 302, note)<\/p>\n<h2 id=\"g-monsieur-antoine-cantau-1790-1819\" >g \/ Monsieur Antoine Cantau (1790 &#8211; 1819)<\/h2>\n<p><strong>Le premier religieux mort dans la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie.<\/strong><\/p>\n<p>Nous ne savons rien de sa vie avant son entr\u00e9e dans la Congr\u00e9gation. Il fut remarqu\u00e9 par Monsieur Bidon \u00e0 l&#8217;Eglise Sainte Croix pour la d\u00e9cence de son maintien et son assiduit\u00e9 \u00e0 la grand&#8217;messe. Ils font connaissance, se lient d&#8217;amiti\u00e9, parlent des choses de la religion. Pr\u00e9venu d&#8217;abord contre la Congr\u00e9gation, il apprend \u00e0 la d\u00e9couvrir et exprime le d\u00e9sir d&#8217;y entrer.<\/p>\n<p>Re\u00e7u Congr\u00e9ganiste le 26 avril 1811, il est atteint par la conscription, et part au service militaire. R\u00e9form\u00e9, il reprend sa place dans la Congr\u00e9gation. Il y est chef de fraction, introducteur, et anime des oeuvres au dehors, en particulier sur sa paroisse, pour la pr\u00e9paration des enfants \u00e0 la premi\u00e8re communion. Il contribue \u00e0 la fondation d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 pieuse sur la paroisse Sainte-Croix.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Chaminade le contacte quand la fondation de la Soci\u00e9t\u00e9 est d\u00e9cid\u00e9e, et il va entrer dans la communaut\u00e9 de l&#8217;impasse S\u00e9gur. Il demande au Sup\u00e9rieur, M. Auguste :<em> &#8221;\u00a0Que faut-il que je fasse\u00a0? M. Chaminade m&#8217;a dit que je serais charg\u00e9 des travaux du m\u00e9nage, que c&#8217;est moi qui ferais les lits\u00a0&#8220;.<\/em> Le sup\u00e9rieur lui r\u00e9pond que chacun fait son lit, mais qu&#8217;on verrait&#8230;<\/p>\n<p>Il est charg\u00e9 de faire la cuisine&#8230; Art nouveau pour lui, o\u00f9 il se montre d&#8217;abord novice&#8230; <em>&#8220;Mais le soin qu&#8217;il prit de consulter, l&#8217;attention avec laquelle il suivait les le\u00e7ons qui lui \u00e9taient donn\u00e9es, les essais et combinaisons qu&#8217;il fait de lui-m\u00eame, lui permirent bient\u00f4t d&#8217;appr\u00eater les mets passablement&#8230;&#8221;<\/em><\/p>\n<p>A la rue des Menuts, il tombe malade, en 1819, tout en s&#8217;effor\u00e7ant de rendre service. Le 16 juillet, f\u00eate de N.D. du Mont Carmel, l&#8217;Archev\u00eaque vient visiter la communaut\u00e9. Monsieur Cantau se tra\u00eene de sa chambre pour demander sa b\u00e9n\u00e9diction. L&#8217;\u00e9v\u00eaque lui dit : <em>&#8220;Vous avez une maladie dangereuse, mais nous devons \u00eatre r\u00e9sign\u00e9s \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu, et, dans l&#8217;\u00e9tat o\u00f9 vous \u00eates, vous pensez sans doute quelquefois \u00e0 la vanit\u00e9 des choses d&#8217;ici-bas? &#8211; J&#8217;ai renonc\u00e9 au monde, Monseigneur, il y a d\u00e9j\u00e0 longtemps qu&#8217;il a plu \u00e0 Dieu de me faire la gr\u00e2ce de m\u00e9priser ce qui est de ce monde&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Bient\u00f4t, il ne peut plus aller \u00e0 la messe \u00e0 la paroisse, mais on lui apporte la communion. Il pensait mourir le jour de l&#8217;Assomption, mais en fait il attend que M.Chaminade et M. David Monnier soient de retour d&#8217;un voyage \u00e0 Agen, et il les revoit avec une grande joie.<\/p>\n<p>Il mourra le 20 ao\u00fbt, entour\u00e9 de ses fr\u00e8res, dans la paix du Seigneur. (cf Circulaire 14 du P. Simler)<\/p>\n<h1 id=\"conclusion\" >Conclusion<\/h1>\n<p><strong>a \/ l&#8217;enfantement de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie a \u00e9t\u00e9 long,<\/strong> douloureux, sans cesse retard\u00e9&#8230; Pour des raisons politiques , dans un contexte culturel incertain et nouveau. Nous devons nous attendre \u00e0 ce qu&#8217;il en soit de m\u00eame dans l&#8217;histoire qui suivra&#8230; y compris pour la page que nous \u00e9crivons, et quel qu&#8217;en soit le pays. La vie religieuse appara\u00eet d&#8217;embl\u00e9e comme insolite et mena\u00e7ante \u00e0 presque tous les pouvoirs.<\/p>\n<p>Et en m\u00eame temps, le P. Chaminade &#8211; de nombreuses lettres le prouvent &#8211; a tenu \u00e0 ce que la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie soit non seulement reconnue un institut dans l&#8217;Eglise, mais il a voulu aussi qu&#8217;elle ait une existence juridique, qu&#8217;elle soit une &#8220;citoyenne&#8221; dans la soci\u00e9t\u00e9 civile.<\/p>\n<p>Ce double trait marquera la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie: respect des pouvoirs l\u00e9gitimes \u00e9tablis&#8230; et contestation de ces m\u00eames pouvoirs par notre existence m\u00eame.<\/p>\n<p><strong>b \/ Les Fondateurs, qui avaient v\u00e9cu une p\u00e9riode de trouble, \u00e9taient de fortes personnalit\u00e9s.<\/strong> Ils avaient certes une grande g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, mais ils avaient d\u00e9j\u00e0 une histoire avant de se faire religieux. Il y a eu une p\u00e9riode dans la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie o\u00f9 la formation d\u00e8s l&#8217;\u00e2ge le plus tendre (postulat, noviciat pr\u00e9coce, scolasticat) a pu modeler un type d&#8217;homme plus &#8220;souple&#8221;, ou du moins selon un moule plus traditionnel&#8230;. Avec des vocations plus tardives, nous revenons \u00e0 la situation primitive. Ne nous \u00e9tonnons pas si cette situation entra\u00eene, comme elle a entra\u00een\u00e9 aux origines, des difficult\u00e9s de relations, des affrontements dans les choix, y compris apostoliques&#8230;parfois des s\u00e9parations.<\/p>\n<p><strong>c \/ Au point de d\u00e9part, est affirm\u00e9 fortement la vis\u00e9e et la pratique apostoliques&#8230;<\/strong> Mais sans la lier \u00e0 un objet restrictif, et surtout pas \u00e0 une oeuvre d\u00e9termin\u00e9e&#8230; C&#8217;est la communaut\u00e9 qui est le point de ralliement, la source d&#8217;impulsion, le lieu de l&#8217;envoi en mission et de v\u00e9rification. La communaut\u00e9 est apostolique par son existence m\u00eame. Elle nourrit le z\u00e8le de ses membres; l&#8217;ob\u00e9issance et le discernement des signes de la Providence font le reste. En ces temps b\u00e9nis &#8211; et fragiles aussi &#8211; de la naissance, le corps social marianiste n&#8217;avait pas encore l&#8217;h\u00e9ritage de l&#8217;histoire; il n&#8217;\u00e9tait pas encore l&#8217;Albatros de Beaudelaire, parfois emp\u00eatr\u00e9 de trop grandes ailes quand les pattes sont au ras de la terre.<\/p>\n<p><strong>d \/ La grande diversit\u00e9 des personnes ne nuit pas \u00e0 la solidit\u00e9 du corps.<\/strong> Le P\u00e8re Chaminade y a inject\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part des \u00e9l\u00e9ments qui me semblent \u00eatre pour lui des conditions non soumises \u00e0 la fluctuation des temps : une vie exigeante de communaut\u00e9; un r\u00e8glement pr\u00e9cis qui englobe le dynamisme de la vie et son organisation minutieuse dans le d\u00e9tail; une ouverture sans compromission et une docilit\u00e9 sans r\u00e9serve \u00e0 leur &#8220;directeur&#8221;, le P. Chaminade. Ils auront pour lui une admiration et une tendresse jamais d\u00e9mentie, qu&#8217;ils traduiront par un d\u00e9vouement total \u00e0 sa personne et \u00e0 l&#8217;oeuvre qu&#8217;avec lui ils ont cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p>A nous de voir si nous retrouverons ces bornes en parcourant notre chemin de Saragosse.<\/p>\n<p>Il est vraisemblable qu&#8217;en chacun de ces jours d\u00e9cisifs, le groupe des fondateurs ne s&#8217;est pas dispers\u00e9 avant d&#8217;avoir r\u00e9cit\u00e9 l&#8217;acte de cons\u00e9cration que nous a gard\u00e9 l&#8217;histoire. Je propose que pour conclure, nous nous levions. Avec eux, qui en ce jour nous sont unis dans la liturgie c\u00e9leste, dans les mots qui furent les leurs, redisons notre pacte d&#8217;alliance avec Marie :<\/p>\n<p><em>&#8221;\u00a0Souveraine du ciel et de la terre, au pied de votre tr\u00f4ne o\u00f9 le respect et l&#8217;amour ont encha\u00een\u00e9 nos coeurs, nous vous offrons nos hommages de service et de louanges; nous embrassons avec transport un \u00e9tat o\u00f9 l&#8217;on ne fait rien que sous vos auspices, o\u00f9 l&#8217;on s&#8217;engage \u00e0 vous louer, \u00e0 vous servir, \u00e0 publier vos grandeurs et \u00e0 d\u00e9fendre votre Immacul\u00e9e Conception. Puisse notre z\u00e8le pour l&#8217;honneur de votre culte et les int\u00e9r\u00eats de votre gloire, vous venger des attentats de l&#8217;h\u00e9r\u00e9sie, des outrages de l&#8217;incr\u00e9dulit\u00e9, de l&#8217;indiff\u00e9rence et de l&#8217;oubli de la plupart des hommes!<\/em><\/p>\n<p><em>M\u00e8re du R\u00e9dempteur, dispensatrice de toutes les gr\u00e2ces, \u00e9tendez l&#8217;empire de la religion dans les \u00e2mes, bannissez l&#8217;erreur, conservez et augmentez la foi dans cet Etat, prot\u00e9gez l&#8217;innocence, pr\u00e9servez-l\u00e0 des \u00e9cueils du monde, des faux attraits du p\u00e9ch\u00e9; et, sensible \u00e0 nos beoins, favorable \u00e0 nos voeux, obtenez-nous la charit\u00e9 qui anime les justes, les vertus qui les sanctifient et la gloire qui les couronne\u00a0!\u00a0&#8220;<\/em><\/p>\n<p>Amen.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"ht_kb_category":[96],"ht_kb_tag":[],"class_list":["post-481","ht_kb","type-ht_kb","status-publish","format-standard","hentry","ht_kb_category-congregation-et-instituts-religieux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/481"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/types\/ht_kb"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=481"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/481\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":607,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/481\/revisions\/607"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=481"}],"wp:term":[{"taxonomy":"ht_kb_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_category?post=481"},{"taxonomy":"ht_kb_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_tag?post=481"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}