{"id":2339,"date":"2017-06-26T09:06:11","date_gmt":"2017-06-26T08:06:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/?post_type=ht_kb&#038;p=2339"},"modified":"2021-02-01T16:09:02","modified_gmt":"2021-02-01T15:09:02","slug":"a-loccasion-du-centenaire-de-la-societe","status":"publish","type":"ht_kb","link":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/docs\/a-loccasion-du-centenaire-de-la-societe\/","title":{"rendered":"A l&#8217;occasion du Centenaire de la Soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: left\" id=\"au-reverend-pere-joseph-hiss-pretre\" >Au R\u00e9v\u00e9rend P\u00e8re JOSEPH HISS, pr\u00eatre,<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: left\" id=\"superieur-general-de-la-societe-de-marie\" >Sup\u00e9rieur G\u00e9n\u00e9ral de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie,<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: left\" id=\"a-loccasion-du-centenaire-de-la-societe\" >a l&#8217;occasion du <strong>Centenaire de la Soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/h2>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bien-aim\u00e9 Fils, Salut et B\u00e9n\u00e9diction apostolique.<\/p>\n<p>Il y aura bient\u00f4t cent ans qu&#8217;a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e la Soci\u00e9t\u00e9 dont vous avez la haute direction. Rien donc de plus juste que, vous-m\u00eame et les vrais amis de la France, vous manifestiez une sainte joie \u00e0 constater quels accroissements, apr\u00e8s d&#8217;humbles d\u00e9buts, votre Institut a pris jusqu&#8217;\u00e0 ce jour.<\/p>\n<p>Mieux encore, ce qu&#8217;on ne saurait se dispenser d&#8217;observer, c&#8217;est d&#8217;abord combien, durant cette m\u00eame p\u00e9riode, la religion, si d\u00e9chue et presque an\u00e9antie, en France notamment, s&#8217;est relev\u00e9e par une providence sp\u00e9ciale de Dieu ; c&#8217;est aussi, quelle part eut dans ce rel\u00e8vement l&#8217;homme d&#8217;une sup\u00e9riorit\u00e9 hors de pair qui a fond\u00e9 votre Soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Mis \u00e0 part les trois premiers si\u00e8cles de l&#8217;\u00e8re chr\u00e9tienne, o\u00f9 la terre enti\u00e8re ruissela du sang des martyrs, y eut-il jamais pour l&#8217;Eglise une crise aussi mena\u00e7ante que celle dont la fin du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle marque l&#8217;origine ? Issue des erreurs et des crimes de la pr\u00e9tendue R\u00e9forme, une philosophie insens\u00e9e avait perverti tous les esprits. Sous son influence \u00e9clata une r\u00e9volution si radicale qu&#8217;elle tendait \u00e0 saper les bases m\u00eames de la Soci\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne, en France d&#8217;abord, puis successivement en tout pays. L&#8217;Eglise se voyait destitu\u00e9e de toute autorit\u00e9; la religion cessait d&#8217;avoir la garde et la d\u00e9fense du: droit, du devoir et de l&#8217;ordre social. La source premi\u00e8re de la souverainet\u00e9 ne remontait plus jusqu&#8217;\u00e0 Dieu, elle \u00e9tait dans le peuple. Entre tous les hommes on proclamait non seulement l&#8217;\u00e9galit\u00e9 de nature mais encore celle des droits. Libre \u00e0 chacun d&#8217;agir \u00e0 son gr\u00e9 du moment qu&#8217;il restait dans la l\u00e9galit\u00e9. La loi elle-m\u00eame tirait sa force de la ratification du suffrage populaire. On reconnaissait \u00e0 tout individu la libert\u00e9 de penser et de propager ce que bon lui semblait, surtout en mati\u00e8re de religion, pourvu qu&#8217;il ne f\u00eet de tort \u00e0 personne. Tels \u00e9taient en raccourci, les principes d&#8217;apr\u00e8s lesquels on devait d\u00e9sormais constituer le gouvernement.<\/p>\n<p>Combien seraient funestes \u00e0 l&#8217;Etat ces maximes, une foi mises par la foule au service des passions aveugles et de l&#8217;esprit de parti, c&#8217;est ce qui apparut au grand jour, apr\u00e8s qu&#8217;elles eurent \u00e9t\u00e9 l&#8217;objet d&#8217;une solennelle D\u00e9claration. Le peuple, qui depuis longtemps jalousait les autres Ordres de la nation, s&#8217;empara du pouvoir\u00a0; d\u00e8s lors ce fut, pour tout honn\u00eate citoyen, un crime capital d&#8217;agir et m\u00eame de penser autrement qu&#8217;il plaisait \u00e0 des hommes tar\u00e9s. Rien de ce qui \u00e9tait respectable et saint ne fut \u00e0 l&#8217;abri des violences auxquelles, sous couleur de libert\u00e9 et de justice, se livrait une licence effr\u00e9n\u00e9e. Ce n&#8217;\u00e9taient de toute part que massacres et d\u00e9vastations, commis pour d\u00e9truire les derniers restes de la France chr\u00e9tienne. Ce qui fut le comble de l&#8217;audace et du d\u00e9lire, ce fut d&#8217;abolir le culte du vrai Dieu et de le remplacer par d&#8217;inf\u00e2mes hommages rendus \u00e0 la d\u00e9esse Raison \u00e9lev\u00e9e sur les autels. Par le fait m\u00eame de leurs exc\u00e8s et de leur barbarie, de tels d\u00e9bordements ne furent pas de longue dur\u00e9e ; il ne pouvait en \u00eatre autrement. Un gouvernement r\u00e9gulier fut \u00e9rig\u00e9 sous une forme nouvelle et l&#8217;on vit bient\u00f4t repara\u00eetre le culte divin, cette essentielle garantie de la stabilit\u00e9 dans l&#8217;Etat.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Mais, afin de donner \u00e0 l&#8217;ordre public des assises solides et durables, il s&#8217;agissait de p\u00e9n\u00e9trer plus avant, d&#8217;aller jusqu&#8217;au c\u0153ur m\u00eame des populations, d\u00e9 restaurer partout les principes de la religion.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Au demeurant, inutile de compter sur un retour de l&#8217;Ancien R\u00e9gime ; d\u00e8s lors, le plus pressant \u00e9tait d&#8217;infuser peu \u00e0 peu l&#8217;esprit chr\u00e9tien dans les nouvelles institutions. Ici, comment ne pas admirer la mis\u00e9ricordieuse sagesse du Seigneur\u00a0? Apr\u00e8s avoir permis que la France m\u00e9conn\u00fbt tout un pass\u00e9 de gloire au point de renier, pour son propre malheur et pour le scandale des autres nations, son patrimoine s\u00e9culaire de foi chr\u00e9tienne, Dieu daigna, du sein de cette m\u00eame France, tirer quelques-uns de ses enfants, \u00e9minents \u00e0 la fois par le talent et la vertu, pour entreprendre de r\u00e9parer le mal qu&#8217;elle s&#8217;\u00e9tait fait ou laiss\u00e9 faire.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Parmi eux et en bonne place, doit \u00eatre mentionn\u00e9 votre P\u00e8re et Fondateur, Guillaume-Joseph Chaminade.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>D\u00e9j\u00e0 au plus fort de la R\u00e9volution, quand les pr\u00eatres qui n&#8217;avaient pas pr\u00eat\u00e9 serment \u00e0 la Constitution civile du Clerg\u00e9 \u00e9taient en butte aux pires traitements et que le moindre acte sacerdotal \u00e9tait puni de mort, comme il se distingua par son attachement au devoir, par son z\u00e8le \u00e0 procurer la gloire divine, et par son amour envers les hommes ! <strong>Que de fois, pour sauver l&#8217;\u00e2me de ses fr\u00e8res, il risqua sa t\u00eate !<\/strong> Sous maint travestissement il circulait dans Bordeaux, allant de rue en rue porter aux mourants les derniers sacrements, cat\u00e9chiser les ignorants, soutenir les chancelants. On se demande avec surprise, comment, d\u00e9sign\u00e9 pour la guillotine, il r\u00e9ussit, souvent au prix d&#8217;innocents artifices, \u00e0 d\u00e9pister ceux qui le recherchaient : c&#8217;est qu&#8217;oublieux de lui-m\u00eame, il vivait pour Dieu seul et suivait en tout l&#8217;impulsion de l\u2019Esprit-Saint. Une fois la paix revenue, aussi estim\u00e9 des bons que ha\u00ef des mauvais, il recueillit le fruit de tant de labeurs, en r\u00e9conciliant avec l&#8217;Eglise nombre de ses confr\u00e8res dans le sacerdoce, qui par faiblesse de caract\u00e8re avaient fait d\u00e9fection.<\/p>\n<p>Mais voici qu&#8217;\u00e0 la suite de nouveaux troubles politiques,<strong> il fut contraint de se r\u00e9fugier sur la terre \u00e9trang\u00e8re. Saragosse devint le lieu de son exil, non sans un dessein sp\u00e9cial de la Providence.<\/strong> L\u00e0, tandis qu&#8217;il fr\u00e9quentait assid\u00fbment le c\u00e9l\u00e8bre sanctuaire de Notre-Dame, il comprit les vues de la bont\u00e9 divine sur la France : <strong>c&#8217;est par Marie qu&#8217;il fallait la ramener \u00e0 J\u00e9sus<\/strong>. Convaincu du r\u00f4le important qui lui \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 dans l&#8217;ex\u00e9cution de ce plan, il priait et m\u00e9ditait devant l&#8217;image v\u00e9n\u00e9r\u00e9e pour se disposer \u00e0 une aussi lourde t\u00e2che. De fait, ce n&#8217;est pas en vain que Marie a le titre de Reine des Ap\u00f4tres ; ce que jadis, par son aide et ses conseils de M\u00e8re, elle r\u00e9alisa pour les Ap\u00f4tres qui firent l&#8217;\u00e9ducation de l&#8217;Eglise naissante, on doit affirmer que sans cesse elle le continue en faveur de ceux qui ont h\u00e9rit\u00e9 de leur minist\u00e8re dans l&#8217;Eglise en pleine force, pour autant qu&#8217;ils ont \u00e0 c\u0153ur d&#8217;\u00e9tendre ses progr\u00e8s ou de r\u00e9parer ses pertes.<\/p>\n<h2 id=\"vint-enfin-pour-guillaume-joseph-chaminade-loccasion-propice-dentrer-en-action\" >Vint enfin pour Guillaume-Joseph Chaminade l&#8217;occasion propice d&#8217;entrer en action.<\/h2>\n<p>On le vit alors, conciliant admirablement la prudence et le z\u00e8le, embrasser toutes les industries propres \u00e0 soulager les maux de ses contemporains. L&#8217;exp\u00e9rience de la r\u00e9cente crise lui avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 quel point les notions de l&#8217;ordre surnaturel \u00e9taient oblit\u00e9r\u00e9es dans les esprits. Aussi se garda-t-il de sacrifier, comme d&#8217;autres, au go\u00fbt de l&#8217;\u00e9poque : plut\u00f4t que de pr\u00eacher une religiosit\u00e9 creuse et superficielle, il s&#8217;arr\u00eata \u00e0 lancer toutes les \u00e2mes dans ces voies e la perfection &#8211; tr\u00e9sor apport\u00e9 du ciel &#8211; hors desquelles on ne saurait trouver ce qui fait l&#8217;essence et le fonds de la sagesse \u00e9vang\u00e9lique. N&#8217;est-ce pas effectivement \u00e0 tous que s&#8217;adresse cet appel du Seigneur J\u00e9sus : <em>\u00ab Soyez parfaits comme votre P\u00e8re c\u00e9leste est parfait \u00bb\u00a0?<\/em> Il s&#8217;\u00e9tait aussi rendu compte de quel poids serait l&#8217;influence des Ordres religieux pour la r\u00e9forme des m\u0153urs publiques, tant par leurs bons exemples que par leurs \u0153uvres et par le secours de leurs pri\u00e8res. Mais il constatait que les v\u0153ux de religion, tels qu&#8217;on les avait entendus jusque-l\u00e0, \u00e9taient interdits par la l\u00e9gislation moderne. En homme exp\u00e9riment\u00e9 et pratique, il con\u00e7ut donc un nouveau mode d&#8217;association, gr\u00e2ce auquel les agr\u00e9g\u00e9s, tout en gardant l&#8217;essentiel des conseils de l&#8217;Evangile et en menant la vie commune, am\u00e8neraient les autres chr\u00e9tiens \u00e0 s&#8217;attacher \u00e0 J\u00e9sus et \u00e0 suivre ses traces. Pour lui en effet, ardent comme il l&#8217;\u00e9tait dans sa charit\u00e9 pour le prochain, c&#8217;\u00e9tait trop peu de pr\u00e9server de la corruption quelques \u00e2mes ou de les en retirer afin de les amener \u00e0 une vie honn\u00eate ; il tendit sans cesse et de toutes ses forces \u00e0 atteindre les masses \u00e9gar\u00e9es en vue de les r\u00e9int\u00e9grer dans le sein de l&#8217;Eglise. A cette fin il exer\u00e7ait soigneusement \u00e0 l&#8217;apostolat tous ceux qui se mettaient sous sa direction spirituelle.<\/p>\n<h2 id=\"ainsi-naquit-cette-congregation-dite-de-bordeaux-qui-par-un-merveilleux-reseau-doeuvres-provoqua-un-renouveau-chretien-dans-la-region-bordelaise-dabord-puis-dans-plusieurs-autres-pro\" >Ainsi naquit cette Congr\u00e9gation dite de Bordeaux, qui, par un merveilleux r\u00e9seau d&#8217;\u0153uvres, provoqua un renouveau chr\u00e9tien dans la r\u00e9gion bordelaise d&#8217;abord, puis dans plusieurs autres provinces.<\/h2>\n<p>Il y eut l\u00e0 une vraie p\u00e9pini\u00e8re pour la reconstitution de la France catholique : dans son sein, en tenant compte des besoins nouveaux, se form\u00e8rent et m\u00fbrirent peu \u00e0 peu, sous l&#8217;influence et les auspices de la Vierge Immacul\u00e9e, les \u00e9l\u00e9ments de deux Instituts religieux, qui vinrent \u00e0 l&#8217;existence successivement, d&#8217;abord celui des Filles de Marie, puis votre Soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame. De celle-ci on peut dire \u00e0 juste titre qu&#8217;elle est la plus marquante des initiatives de Guillaume-Joseph Chaminade ; et de sa composition comme de son organisation ressort pr\u00e9cis\u00e9ment le coup d&#8217;\u0153il avis\u00e9 du Fondateur. Pour lui il \u00e9tait de toute \u00e9vidence que, depuis la chute de l&#8217;Ancien R\u00e9gime, le peuple d\u00e9testait tout ce qui en r\u00e9veillait le souvenir et qu&#8217;il tenait le clerg\u00e9 particuli\u00e8rement en suspicion. Cette aberration d\u00e9plorable risquait de compromettre l&#8217;activit\u00e9 de ses enfants ; pour parer \u00e0 ce danger il constitua la Soci\u00e9t\u00e9 de telle fa\u00e7on que s&#8217;y trouvaient group\u00e9s non seulement des pr\u00eatres mais aussi des la\u00efcs, recrut\u00e9s dans toutes les classes de la soci\u00e9t\u00e9 civile et que, sauf le respect d\u00fb au caract\u00e8re sacerdotal, ils \u00e9taient tous religieux au m\u00eame titre. Dieu aidant, cet Institut r\u00e9ussit au mieux : au dedans r\u00e9gnait une \u00e9troite union de fraternit\u00e9 r\u00e9ciproque ; au dehors, l&#8217;activit\u00e9 combin\u00e9e des soci\u00e9taires permettait d&#8217;atteindre toute cat\u00e9gorie de personnes sans effaroucher qui que ce f\u00fbt. Par l\u00e0 m\u00eame, la nouvelle Soci\u00e9t\u00e9 servit excellemment les int\u00e9r\u00eats publics en ranimant le sens chr\u00e9tien et en r\u00e9apprenant la pratique de la religion. Divers \u00e9taient ses moyens d&#8217;action; mais elle se livra principalement \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation de la jeunesse.<\/p>\n<p>Cependant, une heure vint o\u00f9 surgirent parmi les enfants quelques douloureux malentendus qui mirent \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve la patience de ce bon p\u00e8re ; la solidit\u00e9 de ses vertus n&#8217;en prit que plus de relief, et Dieu sembla vouloir par l\u00e0 rehausser son \u0153uvre, en la marquant de son sceau. De fait, c&#8217;est surtout depuis que le serviteur de Dieu a quitt\u00e9 cette terre, que la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie s&#8217;est jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;heure pr\u00e9sente accrue et constamment propag\u00e9e de fa\u00e7on si notable qu&#8217;il est ais\u00e9 d&#8217;y reconna\u00eetre une sp\u00e9ciale intervention du Seigneur.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Avec quelle joie, quelle gratitude envers le Tr\u00e8s-Haut, Nous saluons Nous-m\u00eame ces succ\u00e8s qui ont couronn\u00e9 les efforts de Guillaume-Joseph Chaminade, de cet homme visiblement suscit\u00e9 pour le bien de la sainte Eglise !<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Nous Nous joignons \u00e0 vous pour supplier instamment le Tout-Puissant d&#8217;\u00e9tendre sa protection sur tout ce que votre Fondateur a entrepris et d&#8217;en favoriser toujours plus le progr\u00e8s. A cet effet, et pour que cette c\u00e9l\u00e9bration du centenaire de vos origines vous excite \u00e0 mieux servir la cause de la religion, Nous entendons user de nos pouvoirs pontificaux, d&#8217;abord pour en relever l&#8217;\u00e9clat, puis pour vous obtenir encore plus abondante l&#8217;effusion des gr\u00e2ces divines. C&#8217;est pourquoi, \u00e0 l&#8217;occasion du triduum ou de toute autre c\u00e9r\u00e9monie par lesquels vous solenniserez ce centenaire, Nous voulons que tous ceux qui visiteront les \u00e9glises ou les chapelles de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie &#8211; soit les religieux, \u00e9l\u00e8ves et affili\u00e9s, soit les autres fid\u00e8les qui s&#8217;associeront \u00e0 la f\u00eate &#8211; puissent gagner, aux conditions ordinaires, une indulgence pl\u00e9ni\u00e8re. Cette faveur s&#8217;\u00e9tendra aux Instituts religieux \u00e0 la cr\u00e9ation desquels a puissamment contribu\u00e9 votre Fondateur et P\u00e8re, savoir aux Filles de Marie d&#8217;Agen et d&#8217;Auch, aux Dames de la Mis\u00e9ricorde de Bordeaux, ainsi qu&#8217;aux personnes affili\u00e9es \u00e0 ces familles religieuses.<\/p>\n<p>Comme gage de la munificence c\u00e9leste et comme t\u00e9moignage de Notre paternelle bienveillance, Nous vous accordons affectueusement \u00e0 vous, Notre cher Fils et \u00e0 tous ceux dont Nous avons ci-dessus fait mention la b\u00e9n\u00e9diction apostolique.<\/p>\n<p>Donn\u00e9 \u00e0 Rome, pr\u00e8s Saint-Pierre, le <strong>7 mars 1917<\/strong>, troisi\u00e8me ann\u00e9e de Notre Pontificat.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">BENOIT XV, Pape.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/05\/a-loccasion-du-centenaire.pdf\">a-loccasion-du-centenaire<\/a><a href=\"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/05\/a-loccasion-du-centenaire.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":160,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"ht_kb_category":[94],"ht_kb_tag":[],"class_list":["post-2339","ht_kb","type-ht_kb","status-publish","format-standard","hentry","ht_kb_category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/2339"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/types\/ht_kb"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/users\/160"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2339"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/2339\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2827,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/2339\/revisions\/2827"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2339"}],"wp:term":[{"taxonomy":"ht_kb_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_category?post=2339"},{"taxonomy":"ht_kb_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_tag?post=2339"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}