{"id":1775,"date":"2016-02-08T08:24:01","date_gmt":"2016-02-08T07:24:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/?post_type=ht_kb&#038;p=1775"},"modified":"2016-02-08T08:51:58","modified_gmt":"2016-02-08T07:51:58","slug":"allons-voir-chaminade","status":"publish","type":"ht_kb","link":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/docs\/allons-voir-chaminade\/","title":{"rendered":"Allons voir CHAMINADE !"},"content":{"rendered":"<p><strong>P\u00e8lerinage <\/strong><strong>\u00e0 la Madeleine <\/strong><strong>et \u00e0 la <\/strong><strong>Maison Chaminade<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong>Chapelle de la Madeleine &#8211;\u00a0<strong>Bordeaux &#8211; 2004<\/strong><\/p>\n<p><strong> VISITE GUIDEE &#8211;\u00a0<\/strong><strong>CHAPELLES<br \/>\n<\/strong><strong><em>&#8211; de la Madeleine<br \/>\n<\/em><\/strong><strong><em>&#8211; du Bx Chaminade<\/em><\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>MAISON CHAMINADE<\/strong><\/p>\n<p>N.B. On peut faire cette <strong>visite<\/strong> \u00e0 des rythmes et \u00e0 des niveaux de profondeur <strong>divers<\/strong>.<\/p>\n<p>&#8211; Etes-vous <strong>touriste<\/strong>, curieux mais plut\u00f4t press\u00e9 ? alors vous jetez un coup d&#8217;\u0153il sur les lieux et les objets et vous vous contentez de quelques indications pratiques\u2026<\/p>\n<p>&#8211; Si vous \u00eates <strong>p\u00e8lerin<\/strong>, si vous d\u00e9sirez vous impr\u00e9gner de l&#8217;esprit des lieux et capter leur message pour votre vie spirituelle, vous prenez plus de temps, vous vous asseyez ici ou l\u00e0 pour m\u00e9diter, et alors les pistes spirituelles propos\u00e9es par ce livret sont pour vous.<\/p>\n<p>&#8211; Si votre recherche est d&#8217;ordre <strong>historique<\/strong>, ou <strong>artistique<\/strong>, ou autre, contactez un membre de la communaut\u00e9 marianiste. Vous trouverez peut-\u00eatre votre bonheur dans la biblioth\u00e8que ou dans les archives\u2026<\/p>\n<h1 id=\"facades\" >Fa\u00e7ades<\/h1>\n<p><strong>Chapelle<\/strong> de la Madeleine, Cours Pasteur,<br \/>\n<strong>Maison<\/strong> Chaminade, 4 Rue de Lalande.<\/p>\n<p><strong>ORIENTATION<\/strong>, notre place dans la ville.<\/p>\n<p>&#8211; La fa\u00e7ade <strong>actuelle<\/strong> de la Chapelle de la Madeleine date de 1950, ann\u00e9e du centenaire de la mort du P. Guillaume-Joseph Chaminade. A cette occasion a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e au-dessus de la porte d&#8217;entr\u00e9e de la Chapelle la grande statue de bronze du P. Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; La fa\u00e7ade pr\u00e9c\u00e9dente remontait \u00e0 <strong>1902<\/strong>, date \u00e0 laquelle la ville de Bordeaux a taill\u00e9 le Cours Pasteur \u00e0 travers le quartier, pour relier la place de la Victoire \u00e0 la cath\u00e9drale Saint Andr\u00e9. La chapelle a \u00e9t\u00e9 tronqu\u00e9e \u00e0 ce moment-l\u00e0.<\/p>\n<p>&#8211; La fa\u00e7ade de la chapelle et des b\u00e2timents marianistes qu&#8217;a connue le P. <strong>Chaminade<\/strong> donnait sur la rue de Lalande et toute la largeur du Cours \u00e9tait couverte de b\u00e2timents. Des photos anciennes nous montreront, dans la maison, ce que voyaient le P. Chaminade et ses contemporains.<\/p>\n<p>Avant d&#8217;entrer, il est bon de jeter un coup d&#8217;\u0153il <strong>circulaire<\/strong> pour <strong>se rep\u00e9rer<\/strong> dans le centre de Bordeaux. La tour Pey Berland, vers le nord, ne portait pas encore la grande statue de la Vierge Marie au temps de Chaminade. La rue Canihac, derri\u00e8re la Madeleine s&#8217;appelait &#8220;rue des Carmes&#8221;, parce qu&#8217;\u00e0 l&#8217;emplacement de &#8220;Darty&#8221; se trouvait, avant la R\u00e9volution, un couvent de Carmes.<\/p>\n<p>En suivant le cours Victor Hugo, vers l&#8217;est, on croise la rue Sainte Catherine &#8211; nord-sud &#8211; puis on passe, \u00e0 droite, devant le lyc\u00e9e Montaigne et la rue du Mirail, et, \u00e0 gauche, devant la grande cloche, pour aboutir \u00e0 la Garonne et au Pont de Pierre, qu&#8217;a projet\u00e9 de faire construire Napol\u00e9on Ier et qui a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9 en 1824. Une ligne de tram traverse le pont depuis fin 2003.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;autre direction, par la rue de Cursol, on arrive \u00e0 la place de la R\u00e9publique, avec, du c\u00f4t\u00e9 gauche, l&#8217;h\u00f4pital St Andr\u00e9 et, lui faisant face, le palais de justice. Entre l&#8217;h\u00f4pital et la Madeleine se trouvent l&#8217;\u00e9glise Sainte Eulalie et l&#8217;ancien couvent de la Mis\u00e9ricorde, o\u00f9 oeuvrait au temps du P. Chaminade une de ses proches collaboratrices, Marie-Th\u00e9r\u00e8se-Charlotte de Lamourous.<\/p>\n<p>En remontant le cours d&#8217;Albret, \u00e0 droite apr\u00e8s le palais de Justice, on laisse sur la gauche Meriadeck et, plus loin, le cimeti\u00e8re de la Chartreuse, o\u00f9 se trouve le tombeau du P. Chaminade, et on se dirige vers la Place Gambetta, emplacement de la guillotine pendant la R\u00e9volution et la Terreur.<\/p>\n<p>De l\u00e0 aussi on peut rejoindre l&#8217;emplacement du premier noviciat marianiste, \u00e0 Saint Laurent au bout de la rue du Tondu et, plus \u00e0 droite, \u00e0 Caud\u00e9ran, l&#8217;\u00e9cole marianiste Sainte-Marie Grand-Lebrun, \u00e0 une cinquantaine de minutes \u00e0 pied de la Madeleine.<\/p>\n<p>Bien souvent, en sortant de sa maison, le P. Chaminade s&#8217;est dirig\u00e9 vers la Mis\u00e9ricorde et l&#8217;\u00e9glise paroissiale Ste Eulalie, vers la propri\u00e9t\u00e9 de St Laurent, ou encore, dans sa vieillesse, vers le noviciat Sainte Anne, sur l&#8217;emplacement de l&#8217;actuel lyc\u00e9e St Gen\u00e8s\u2026<\/p>\n<h1 id=\"entree-de-la-maison-chaminade-4-r-de-lalande\" >Entr\u00e9e\u00a0de la Maison Chaminade, 4 r. de Lalande<\/h1>\n<p>En franchissant la porte de la Maison Chaminade, <strong>r\u00e9nov\u00e9e<\/strong> et rehauss\u00e9e d&#8217;un \u00e9tage pour l&#8217;an 2000, \u00e0 l&#8217;occasion du 150<sup>e<\/sup> anniversaire de la mort du P. Chaminade, nous nous trouvons dans un \u00e9troit <strong>corridor<\/strong>, face \u00e0 un <strong>escalier<\/strong> de bois qui monte jusqu&#8217;au troisi\u00e8me \u00e9tage. Au temps du P. Chaminade <strong>l&#8217;escalier<\/strong> montait dans l&#8217;autre sens, du fond du couloir vers la rue.<\/p>\n<p>&#8211; Au fond nous accueille une statue de Notre-Dame <strong>del Pilar<\/strong>. Nous la retrouverons plusieurs fois au cours de la visite. Un <strong>croquis<\/strong> nous explique, sur le mur de droite, les cons\u00e9quences sur les constructions du percement du Cours Pasteur, en 1902.<\/p>\n<p>Sous l&#8217;escalier de bois, un escalier de pierre descend dans une belle <strong>cave<\/strong> vo\u00fbt\u00e9e\u2026<\/p>\n<p>&#8211; Des <strong>portraits<\/strong> du P. Chaminade vous accompagnent tandis que vous montez \u00e0 sa chambre, au premier \u00e9tage. Ils sont class\u00e9s dans l&#8217;ordre de leur r\u00e9alisation. Les trois premiers sont contemporains du personnage et les deux premiers nous livrent vraisemblablement une image proche du mod\u00e8le. D&#8217;autres de ces portraits sont plus maladroits ou plus fantaisistes\u2026 On observe \u00e9galement des s\u00e9ries de portraits dont les auteurs ont d\u00fb s&#8217;inspirer l&#8217;un de l&#8217;autre.<\/p>\n<p>NB: Dans la grande chapelle, pr\u00e8s des marches menant \u00e0 la chapelle Chaminade, on voit \u00e9galement un <strong>buste<\/strong> color\u00e9 du Fondateur, qui est l&#8217;\u0153uvre d&#8217;un artiste marianiste du Midi, M. Henri Vabre. Rappelons \u00e9galement la <strong>statue<\/strong> qui surplombe la porte de la chapelle, c\u00f4t\u00e9 cours Pasteur.<\/p>\n<h1 id=\"pallier-devant-la-chambre-du-p-chaminade\" >Pallier\u00a0devant la Chambre du P. Chaminade<\/h1>\n<p>&#8211; A l&#8217;emplacement de ce <strong>pallier<\/strong> et bureaux qui se trouvent \u00e0 gauche de l&#8217;ascenseur (r\u00e9nov\u00e9s en l&#8217;an 2000), se trouvait le bureau du <strong>secr\u00e9taire<\/strong> du P. Chaminade. Pendant les trente ans que le P. Chaminade a v\u00e9cus ici, ce bureau a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 par M. David Monier, mort un an avant son ma\u00eetre. Il avait sa chambre au-dessus de celle du Bienheureux. Mais plus de dix autres y ont \u0153uvr\u00e9, plus ou moins longtemps.<\/p>\n<p>&#8211; La grande <strong>photo<\/strong> montre la <strong>fa\u00e7ade<\/strong> de la chapelle du temps du P. Chaminade : une grille s\u00e9parait de la rue une petite cour menant \u00e0 la <strong>porte<\/strong> monumentale de la chapelle. De part et d&#8217;autre de la porte, les <strong>statues<\/strong> de St Jean et de Marie-Madeleine, la Patronne du lieu ; au-dessus de la porte, deux vitraux \u00e9clairant la tribune et l&#8217;orgue \u2026<\/p>\n<p>Qui frappait \u00e0 la porte du P.Chaminade ? Certainement ses secr\u00e9taires, ses collaborateurs proches, dont un employ\u00e9 de maison qui \u00e9tait aussi sacristain, une femme de m\u00e9nage, ses successeurs, des amis \u2026, parfois des membres de sa famille\u2026, les &#8220;pr\u00e9fets&#8221; ou responsables de groupes de la Congr\u00e9gation mariale, etc. \u2026<\/p>\n<p>&#8211; Avant de p\u00e9n\u00e9trer dans la chambre du P. Chaminade, rappelons quelques <strong>dates<\/strong> essentielles de sa <strong>vie<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>APER\u00c7U BIOGRAPHIQUE<\/strong><\/p>\n<p><strong>1761<\/strong> &#8211; 14<sup>e<\/sup> enfant d&#8217;une famille commer\u00e7ante du centre de P\u00e9rigueux, Guillaume est <strong>n\u00e9<\/strong> le 8 avril 1761. A sa <strong>confirmation<\/strong>, il ajoute \u00e0 Guillaume le nom de Joseph, un saint qu&#8217;il aime. Son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Jean-Baptiste ainsi que deux autres fr\u00e8res \u2013 Louis-Xavier et Blaise-Elie &#8211; seront <strong>pr\u00eatres<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>1771<\/strong> &#8211; D\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de dix ans, Guillaume est interne au petit s\u00e9minaire de <strong>Mussidan<\/strong>, que dirige son fr\u00e8re J\u00e9suite. Il prononce tr\u00e8s jeune des <strong>v\u0153ux<\/strong> priv\u00e9s de religion, auxquels il reste fid\u00e8le toute sa vie.<\/p>\n<p><strong>1785 <\/strong>&#8211; Il est ordonn\u00e9 <strong>pr\u00eatre<\/strong> et travaille \u00e0 l&#8217;\u00e9cole de Mussidan.<\/p>\n<p><strong>1789 <\/strong>&#8211; C&#8217;est la R\u00e9volution. Chaminade refuse de pr\u00eater <strong>serment<\/strong> \u00e0 la constitution civile du clerg\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1791 <\/strong>&#8211; L&#8217;\u00e9cole de Mussidan \u00e9tant ferm\u00e9e, Chaminade s&#8217;installe \u00e0 <strong>Bordeaux<\/strong> et y travaille clandestinement comme pr\u00eatre, au p\u00e9ril de sa vie.<\/p>\n<p><strong>1797 <\/strong>&#8211; Il doit s&#8217;<strong>exiler<\/strong> et part \u00e0 Saragosse (Espagne). Il y passe trois ans et pr\u00e9pare, dans la pri\u00e8re et les \u00e9changes avec d&#8217;autres exil\u00e9s, la reconstruction spirituelle de l&#8217;Eglise en France.<\/p>\n<p><strong>1800<\/strong> &#8211; Il rentre en octobre et se met tout de suite au travail pour fonder une <strong>Congr\u00e9gation<\/strong> mariale : c&#8217;est par des <strong>la\u00efcs<\/strong> engag\u00e9s qu&#8217;il veut renouveler l&#8217;Eglise.<\/p>\n<p><strong>1801<\/strong> &#8211; M.-Th\u00e9r\u00e8se de Lamourous (1754-1836), une proche du P. Chaminade, fonde l&#8217;\u0153uvre de la Mis\u00e9ricorde.<\/p>\n<p><strong>1804 <\/strong>: G.-J. Chaminade est nomm\u00e9 desservant de la chapelle de la Madeleine, d\u00e9sormais son Q.G.<\/p>\n<p><strong>1809<\/strong> &#8211; Napol\u00e9on ayant supprim\u00e9 la Congr\u00e9gation, certains chr\u00e9tiens plus fervents, parmi ses disciples, font des v\u0153ux et forment le premier noyau d&#8217;un Institut s\u00e9culier avant la lettre (aujourd&#8217;hui : l&#8217;Alliance Mariale).<\/p>\n<p><strong>1816<\/strong> &#8211; Chaminade et la jeune Ad\u00e8le de Batz de Trenquell\u00e9on, n\u00e9e en 1789, fondent ensemble, \u00e0 Agen, l&#8217;Institut des Filles de Marie, les &#8220;S\u0153urs marianistes&#8221;.<\/p>\n<p><strong>1817 <\/strong>&#8211; Naissance \u00e0 Bordeaux de la branche masculine\u00a0: la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie, Marianistes. Le Fondateur s&#8217;installe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la Madeleine, au 4 rue de Lalande.<\/p>\n<p><strong>1830 <\/strong>&#8211; La R\u00e9volution de juillet oblige Chaminade \u00e0 s&#8217;exiler de nouveau loin de Bordeaux, jusqu&#8217;en 1836. Il se consacre aux S\u0153urs \u00e0 Agen et visite les communaut\u00e9s de Fr\u00e8res dans l&#8217;Est de la France.<\/p>\n<p><strong>1839 &#8211; <\/strong>D\u00e9cret de louange du pape pour les Constitutions des congr\u00e9gations marianistes.<\/p>\n<p><strong>1850<\/strong> &#8211; Fatigu\u00e9, \u00e0 89 ans, et \u00e9prouv\u00e9 par des conflits internes \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9, le P. Chaminade meurt le 22 janviers dans sa chambre du 4 rue De Lalande.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>Il est enterr\u00e9 dans le caveau des chanoines de Bordeaux, au cimeti\u00e8re de la Chartreuse.<\/p>\n<p><strong>2000 <\/strong>: B\u00e9atification par Jean-Paul II, le 3 septembre \u00e0 Rome. Une partie des ossements du Bienheureux sont d\u00e9pos\u00e9s dans un autel-reliquaire, \u00e0 la Chapelle Chaminade.<\/p>\n<h1 id=\"la-chambre-du-p-chaminade\" >La chambre du P. Chaminade<\/h1>\n<p>&#8211; Avant de parler, <strong>recueillons-nous<\/strong> un instant. ..<\/p>\n<p>-Le P. Chaminade nous regarde, non seulement avec les yeux du <strong>portrait<\/strong> qui fait face \u00e0 la porte, mais surtout d&#8217;aupr\u00e8s du Seigneur et de Marie. &#8211; Ce portrait n&#8217;est pas le plus authentique mais c&#8217;est un beau travail au pastel, dans un beau cadre. C&#8217;est un autre portrait qui repr\u00e9sentait le P. Chaminade sur la place Saint Pierre le jour de sa b\u00e9atification, celui qu&#8217;on retrouve sur des images.<\/p>\n<p>-Tout ce qu&#8217;il y a dans cette chambre ne s&#8217;y trouvait pas au temps du P. Chaminade. Mais la chambre elle-m\u00eame est bien celle o\u00f9 le Fondateur a v\u00e9cu, o\u00f9 il a respir\u00e9, pri\u00e9, pens\u00e9, \u00e9crit, dormi ; o\u00f9 il a parfois pris\u00e9, ou pleur\u00e9 ; o\u00f9 il a aussi souffert de diverses maladies, surtout l&#8217;hiver, et o\u00f9 il est mort.<\/p>\n<p>Dans sa biographie par le P. Joseph Simler, son 3<sup>e<\/sup> successeur comme Sup\u00e9rieur G\u00e9n\u00e9ral, on lit ces phrases :<\/p>\n<p>&#8220;La grande chambre mal \u00e9clair\u00e9e qu&#8217;il a habit\u00e9e pendant les trente derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie ne renferment que son lit et quelques vieux meubles. Elle est orn\u00e9e de deux ou trois images de pi\u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es d&#8217;Espagne, et d&#8217;autant de tableaux en broderie, probablement des souvenirs de famille. Ces divers objets de pi\u00e9t\u00e9 lui fournissent l&#8217;occasion de transporter la conversation sur les choses spirituelles et d&#8217;\u00e9lever \u00e0 Dieu l&#8217;\u00e2me de ses visiteurs : un tableau de la Samaritaine provoque des appels enflamm\u00e9s \u00e0 une foi plus vive : <em>&#8220;Si tu savais le don de Dieu&#8221;<\/em> s&#8217;\u00e9crie-t-il, apr\u00e8s avoir d\u00e9crit la sc\u00e8ne \u00e9vang\u00e9lique.&#8221;<\/p>\n<p>&#8211; La <strong>porte<\/strong> par laquelle nous entrons n&#8217;est pas d&#8217;\u00e9poque. Ce passage existait, cependant, entre la chambre et le secr\u00e9tariat, situ\u00e9 vers l&#8217;arri\u00e8re de la maison. L&#8217;espace David Monier, pourrait-on dire !<\/p>\n<p>L&#8217;<strong>entr\u00e9e<\/strong> principale dans le chambre du P. Chaminade, c&#8217;est la porte monumentale situ\u00e9e sur la droite. Elle donnait sur un <strong>couloir<\/strong> qui courait d&#8217;arri\u00e8re en avant du b\u00e2timent et o\u00f9 montait un escalier depuis le rez-de-chauss\u00e9e, du fond du b\u00e2timent vers la rue.<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>pan<\/strong> coup\u00e9 du <strong>mur<\/strong> de la fa\u00e7ade est toujours la cons\u00e9quence du percement du cours Pasteur en 1902.<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>plancher<\/strong>, on le voit, n&#8217;est pas r\u00e9guli\u00e8rement pos\u00e9. Il y a eu des changements. Sur le c\u00f4t\u00e9 gauche, contre le mur et vers la rue, il y avait une <strong>chemin\u00e9e<\/strong> (cf. photo). Quand on a coup\u00e9 l&#8217;angle de la maison, on a install\u00e9 cette chemin\u00e9e contre le mur de la fa\u00e7ade. On l&#8217;a finalement enlev\u00e9e quand on a install\u00e9 le chauffage central dans la maison.<\/p>\n<p>Au centre se dresse une <strong>table<\/strong> <strong>de<\/strong> <strong>cuisine<\/strong>, en mauvais \u00e9tat, pos\u00e9e sur un cadre pour la sur\u00e9lever. On voit bien l&#8217;emplacement du tiroir, c\u00f4t\u00e9 mur. Dans cette table a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9e une <strong>pierre<\/strong> d&#8217;autel avec des reliques. Cette table se trouvait chez Melle de Lamourous, au Pian M\u00e9doc. Des pr\u00eatres r\u00e9fractaires y c\u00e9l\u00e9braient la messe clandestinement pendant la R\u00e9volution. Parmi eux, le P. Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>lit<\/strong> du P. Chaminade, on ne sait pas ce qu&#8217;il est devenu. Il se trouvait dans l&#8217;angle derri\u00e8re la petite porte, l\u00e0 o\u00f9 on a plac\u00e9 la <strong>table<\/strong> <strong>de<\/strong> <strong>lecture<\/strong>. Ce meuble a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 avec les panneaux des portes d&#8217;une armoire ayant appartenu au P. Chaminade. La table de lecture \u00e9tait destin\u00e9e au noviciat, o\u00f9 l&#8217;on faisait la lecture de table pendant les repas.<\/p>\n<p><strong>&#8211; L&#8217;oratoire<\/strong> qui est l\u00e0, avec des reliques de la Sainte Croix, a souvent servi au P. Chaminade. Il devait se trouver au m\u00eame endroit, au pied du lit. Comme l&#8217;a \u00e9voqu\u00e9 le P. Simler, il y avait aussi aux murs quelques <strong>tableaux<\/strong> et des broderies.<\/p>\n<p>&#8211; Chaminade aimait les <strong>reliques<\/strong>. Le grand <strong>reliquaire<\/strong> entre la porte et la fen\u00eatre lui appartenait. A l&#8217;entr\u00e9e de la chambre, le b\u00e9nitier, et, de part et d&#8217;autre de la porte, deux autres <strong>reliquaires<\/strong>, souvenirs de sa famille de P\u00e9rigueux, sauv\u00e9s de la destruction au moment de la R\u00e9volution par son fr\u00e8re Louis-Xavier. Sur la table se trouvent les <strong>authentifications<\/strong> de ces reliquaires par le P. Chaminade. Il s&#8217;agit de reliques des saints a) Placide et Maximin, b) saints Boniface et Colomban, provenant de l&#8217;\u00e9glise des R\u00e9collets \u00e0 P\u00e9rigueux.<\/p>\n<p>&#8211; D&#8217;autres <strong>reliques<\/strong> sont rassembl\u00e9es dans un tableau : un bout de ceinture de <strong>St<\/strong> <strong>Charles<\/strong> Borrom\u00e9e &#8211; en souvenir de l&#8217;\u00e9cole St Charles de Mussidan -, et une relique de Jean-Baptiste Chaminade, le fr\u00e8re a\u00een\u00e9, J\u00e9suite, et enfin un bout d&#8217;\u00e9toffe de l&#8217;abb\u00e9 Langoiran, vicaire g\u00e9n\u00e9ral, guillotin\u00e9 pendant la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>cat\u00e9chisme<\/strong> du dioc\u00e8se de Bellay a \u00e9t\u00e9 remis par Jean-Marie Vianney, le St Cur\u00e9 d&#8217;Ars \u00e0 un de ses amis, qui \u00e9tait aussi ami de la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie\u2026<\/p>\n<p>&#8211; Dans un autre petit <strong>coffret<\/strong>, des <strong>cheveux<\/strong> du P. Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; Dans l&#8217;armoire sont expos\u00e9s quelques <strong>livres<\/strong> <strong>anciens<\/strong> qui l&#8217;ont inspir\u00e9, ainsi que les \u00e9crits du P. Chaminade lui-m\u00eame, huit tomes de <strong>lettres<\/strong> et sept d&#8217;<strong>Ecrits et Paroles<\/strong>.<\/p>\n<p>&#8211; Dans le coin de la fen\u00eatre, une statue de <strong>N.D. del Pilar<\/strong> rappelle les ann\u00e9es d&#8217;exil du P. Chaminade \u00e0 Saragosse.<\/p>\n<p>La statue originale de N.D. del Pilar, \u00e0 Saragosse, est haute de 38 cm; elle est en bois sculpt\u00e9 et dor\u00e9. Elle repr\u00e9sente Marie portant son Fils sur le bras gauche, tandis que sa main droite ram\u00e8ne contre elle son manteau. Petite et un peu massive, elle repose sur un pilier antique de marbre rouge. Son aur\u00e9ole, orn\u00e9e d&#8217;innombrable pierres pr\u00e9cieuses, se d\u00e9tache sur un fond bleu sombre. Un &#8220;manteau&#8221; dont la couleur change avec celle des ornements liturgiques recouvre le haut du pilier.&#8221; (in &#8216;L&#8217;ap\u00f4tre de Marie&#8217;, n\u00b0 365, 1952)<\/p>\n<p>&#8211; Aupr\u00e8s du grand portrait du Fondateur, une s\u00e9rie de petits tableaux avec des <strong>portraits<\/strong> \u00e9voquent quelques proches, amis et <strong>collaborateurs<\/strong> du P. Chaminade : Ad\u00e8le de Trenquell\u00e9on, Melle de Lamourous, Mgr D&#8217;Aviau du Bois de Sanzay, qui lui a confi\u00e9 la chapelle de la Madeleine en 1804 et qui est ici repr\u00e9sent\u00e9 tr\u00e8s \u00e2g\u00e9 (il est mort br\u00fbl\u00e9 dans son lit en feu) ; M. David Monier, fid\u00e8le secr\u00e9taire du P. Chaminade, et Jean-Baptiste Lalanne, un des premiers Marianistes.<\/p>\n<h2 id=\"lactuelle-antichambre\" >L&#8217;actuelle antichambre<\/h2>\n<p>Devant l&#8217;entr\u00e9e de la chambre du P. Chaminade il n&#8217;y avait pas d&#8217;antichambre : c&#8217;\u00e9tait un couloir sur lequel aboutissait l&#8217;escalier.<\/p>\n<p>&#8211; Voir, dans la <strong>vitrine,<\/strong> ce qu&#8217;on a retrouv\u00e9 en 2000, lors de la <strong>reconnaissance<\/strong> des restes du P. Chaminade en vue de sa b\u00e9atification. Une premi\u00e8re reconnaissance des restes avait \u00e9t\u00e9 faite en 1922, avec l&#8217;autorisation du cardinal Andrieu, qui avait accept\u00e9 le proc\u00e8s dioc\u00e9sain et qui pensait que le P. Chaminade serait rapidement canonis\u00e9. En fait, il a fallu attendre encore quatre-vingt ans pour cela ! On voit dans la vitrine le <strong>parchemin<\/strong> de cette premi\u00e8re authentification, ainsi que le <strong>tube<\/strong> de verre qui l&#8217;avait contenue.<\/p>\n<p>&#8211; De la 2<sup>e<\/sup> reconnaissance, on \u00e0 conserv\u00e9 ici un <strong>crucifix<\/strong> qui provient de 4<sup>e<\/sup> cercueil du P.Chaminade, le plus ext\u00e9rieur, ainsi que la <strong>plaque<\/strong> permettant d&#8217;identifier le cercueil.<\/p>\n<p>Dans la partie basse de la vitrine, un petit <strong>Christ<\/strong>, provenant du premier cercueil, le plus int\u00e9rieur, et une <strong>urne<\/strong> avec des cendre du P. Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; Une paire de <strong>ciseaux<\/strong> et un <strong>chausse<\/strong>&#8211;<strong>pieds<\/strong> du P. Chaminade, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par l&#8217;abb\u00e9 Estignard, ex-Marianiste, homme tr\u00e8s original, qui a construit l&#8217;actuel tombeau monumental en l&#8217;honneur de son cher P. Chaminade, au cimeti\u00e8re de la Chartreuse.<\/p>\n<p>&#8211; Deux <strong>chandeliers<\/strong> en fer forg\u00e9 ayant appartenu au P. Chaminade.<\/p>\n<p>Voir aussi les <strong>PHOTOS<\/strong> sur le pr\u00e9sentoir.<\/p>\n<p>&#8211; <strong>Rue<\/strong> de Lalande avant 1902; la fa\u00e7ade de la chapelle.<\/p>\n<p>&#8211; L<strong>&#8216;int\u00e9rieur<\/strong> <strong>de la chapelle<\/strong> avant la restauration, tr\u00e8s sombre, avec des autels lat\u00e9raux, des tableaux, etc\u2026 Le P. Chaminade se mettait dans les stalles du ch\u0153ur, adoss\u00e9es au mur de la petite chapelle, et qui ont disparu depuis qu&#8217;on a \u00e9largi l&#8217;ouverture entre les deux chapelles. En face, c\u00f4t\u00e9 gauche du ch\u0153ur, vu de la nef, la chaire de v\u00e9rit\u00e9 pour le pr\u00e9dicateur.<\/p>\n<p>&#8211; L<strong>&#8216;orgue<\/strong> avant 1902, avec les deux vitraux par derri\u00e8re, donnant alors sur la rue de Lalande.<\/p>\n<p>&#8211; La petite <strong>chapelle lat\u00e9rale<\/strong> &#8211; actuelle chapelle Chaminade &#8211; avec l&#8217;autel et les confessionnaux de part et d&#8217;autre de l&#8217;autel. Une peinture du couronnement de Marie sur la vo\u00fbte surplombant l&#8217;autel.<\/p>\n<p>&#8211; La <strong>chambre<\/strong> du P. Chaminade autrefois, avec autel, chandeliers &#8211; qui ont disparu -, chemin\u00e9e\u2026<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>passeport<\/strong> int\u00e9rieur du P. Chaminade, \u00e0 74 ans, pour revenir de Colmar \u00e0 Bordeaux. Selon ce document, il avait les cheveux blancs, un grand front d\u00e9couvert, des sourcils gris, un nez moyen, la bouche moyenne, la barbe blanche, le menton rond et relev\u00e9, le visage ovale, le teint blanc\u2026Il mesurait 1m 68.<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>noviciat<\/strong> Ste Anne (1841-1870) (lyc\u00e9e St Gen\u00e8s).<\/p>\n<p><strong>&#8211;<\/strong> L&#8217;abbaye d&#8217;<strong>Ebersmunster<\/strong>, en Alsace. Un noviciat marianiste y a \u00e9t\u00e9 ouvert en 1833.<\/p>\n<p>&#8211; Les <strong>portraits<\/strong> des PP Caillet, Chevaux, Simler\u2026, successeurs du P. Chaminade \u00e0 la t\u00eate de la SM.<\/p>\n<p>Avant de quitter ce lieu, un moment de pri\u00e8re\u2026<\/p>\n<blockquote><p>&#8220;Soit faite, lou\u00e9e et \u00e9ternellement<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>exalt\u00e9e la tr\u00e8s juste, tr\u00e8s haute <\/strong><strong>et tr\u00e8s aimable volont\u00e9 de Dieu en toutes choses !&#8221;<\/strong><\/p>\n<p>Pri\u00e8re favorite du P. Chaminade. R\u00e9citons-la souvent, comme lui et par fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard \u2026 Ou :<\/p>\n<p><strong>&#8220;Que le P\u00e8re et le Fils et le Saint Esprit soient glorifi\u00e9s \u00a0<\/strong><strong>en tous lieux par l&#8217;Immacul\u00e9e Vierge Marie !<\/strong>&#8221;<\/p>\n<h1 id=\"petit-hall-du-rez-de-chaussee\" >Petit hall du rez\u00a0de\u00a0chauss\u00e9e<\/h1>\n<p>&#8211; Description des lieux, autrefois (cour, cuisine, salle \u00e0 manger\u2026 ) et aujourd&#8217;hui : biblioth\u00e8que, salle St Joseph, salle de reliure, acc\u00e8s \u00e0 la chapelle de la Madeleine\u2026 Chaminade passait souvent par l\u00e0 pour entrer dans la chapelle. Le P. Simler \u00e9crit dans sa biographie :<\/p>\n<p>Avait-il besoin de lumi\u00e8re sur quelque point, il descendait dans la chapelle de la Madeleine par la porte qui communiquait directement avec sa maison et se prosternait longuement devant le Saint Sacrement et se relevait pr\u00eat \u00e0 donner une solution. Cette solution une fois trouv\u00e9e, aucun obstacle ne l&#8217;arr\u00eatait. Il d\u00e9concertait m\u00eame les gens par sa hardiesse, lui qu&#8217;on savait si r\u00e9serv\u00e9 et si prudent. C&#8217;est que sa prudence naturelle c\u00e9dait alors le pas \u00e0 une prudence toute surnaturelle. (P. Simler, Biographie)<\/p>\n<p>&#8211; Dans les travaux de modernisation de la Maison Chaminade, pour l&#8217;an 2000, la transformation et la modernisation de la <strong>biblioth\u00e8que<\/strong> a repr\u00e9sent\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment important. C&#8217;est un instrument de travail pour des membres de la Famille Marianiste, toutes branches confondues, qui veulent \u00e9tudier la pens\u00e9e et l&#8217;h\u00e9ritage du P. Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; Dans cette biblioth\u00e8que on veille en outre \u00e0 maintenir \u00e0 jour les rayons de mariologie, d&#8217;histoire de l&#8217;Eglise, surtout pour la p\u00e9riode contemporaine du P. Chaminade, de documentation sur la vie religieuse et les fondateurs, fondatrices, sur Bordeaux et le Sud-Ouest, berceau de la Famille Marianiste, etc. Des \u00e9tudiants sont admis \u00e0 la biblioth\u00e8que pour des travaux de recherche.<\/p>\n<p>&#8211; Certains Congr\u00e9ganistes ont eu pour activit\u00e9 apostolique <strong>&#8220;les bons livres<\/strong>&#8221; : faire lire des livres sains, \u00e9difiants, moralement recommandables\u2026 Un Marianiste, ap\u00f4tres des bons livres, a fond\u00e9 les Editions T\u00e9qui.<\/p>\n<p>&#8211; La <strong>SALLE ST JOSEPH<\/strong> sert \u00e0 des r\u00e9unions de petites groupes &#8211; Praesidia de la L\u00e9gion de Marie, Fraternit\u00e9s Marianistes, etc. Une <strong>carte<\/strong> du monde permet de se faire une id\u00e9e de la pr\u00e9sence marianiste dans le monde entier. Le nom de St Joseph devait figurer dans la maison du P. Chaminade, tellement grande a \u00e9t\u00e9 la confiance de ce dernier pour le saint. &#8211; qui lui a, de fait, rendu de nombreux services.<\/p>\n<p><strong>&#8220;J\u00e9sus, Marie, Joseph : je vous donne mon c\u0153ur, <\/strong><strong>mon esprit et ma vie !&#8221;\u00a0<\/strong>priait-on autrefois dans la Soci\u00e9t\u00e9 de Marie\u2026<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>En entrant dans la chapelle :\u00a0<strong>&#8220;Dieu nous accueille en sa maison, Dieu nous invite \u00e0 son festin, jour d&#8217;all\u00e9gresse et jour de joie, Alleluia !&#8221;<\/strong><\/p>\n<p>ou :\u00a0<strong>&#8220;J&#8217;\u00e9tais dans la joie, Alleluia, quand je suis parti <\/strong><strong>vers la Maison du Seigneur..&#8221;<\/strong><\/p>\n<h1 id=\"la-grande-chapelle-de-la-madeleine\" >La grande chapelle,\u00a0de La Madeleine<\/h1>\n<p>Ce qui frappe tout de suite, c&#8217;est qu&#8217;il y a ici deux chapelles juxtapos\u00e9es. Initialement c&#8217;\u00e9tait une chapelle de couvent , de S\u0153urs clo\u00eetr\u00e9es : les Madelonnettes. Pour la pri\u00e8re, les S\u0153urs elles-m\u00eames se tenaient dans la petite chapelle, perpendiculaire au grand ch\u0153ur, \u00e0 droite. C&#8217;est aujourd&#8217;hui la Chapelle Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; La <strong>grande chapelle<\/strong>, chapelle de la Madeleine, \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e au public, aux gens du quartier.<\/p>\n<p>&#8211; Cette chapelle a \u00e9t\u00e9 construite en <strong>1688<\/strong>, dans un style baroque. On s&#8217;est inspir\u00e9 alors de la chapelle St Joseph, rue Paul Louis Lande, tout en s&#8217;effor\u00e7ant de faire mieux !<\/p>\n<p>&#8211; A la <strong>R\u00e9volution<\/strong> de 1789, cette chapelle est d\u00e9saffect\u00e9e, vendue et transform\u00e9e en entrep\u00f4t. Elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e aussit\u00f4t que possible pour le culte.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1804<\/strong> (par d\u00e9cret du 14 ao\u00fbt), l&#8217;archev\u00eaque de l&#8217;\u00e9poque, Mgr D&#8217;Aviau du Bois de Sanzay a confi\u00e9 cette chapelle aux groupes apostoliques fond\u00e9s par P. Chaminade pour les r\u00e9unions de ses \u0153uvres. D\u00e8s 1800, en effet, Chaminade avait fond\u00e9 \u00e0 Bordeaux une Congr\u00e9gation Mariale et il se trouvait \u00e0 l&#8217;\u00e9troit dans les locaux o\u00f9 elle se r\u00e9unissait alors, rue Saint-Sim\u00e9on.<\/p>\n<p>&#8211; A partir de 1804, le P. Chaminade a acquis, par \u00e9tapes, la chapelle et les b\u00e2timents qui l&#8217;entouraient des deux c\u00f4t\u00e9s, pour des salles de r\u00e9union, pour les religieux marianistes (apr\u00e8s 1817) et, finalement, pour habiter lui-m\u00eame dans l&#8217;actuelle &#8220;maison Chaminade&#8221;, ce qu&#8217;il fit vers 1820.<\/p>\n<p>&#8211; Apr\u00e8s la mort du P. Chaminade, en 1850, son successeur, le P. Georges <strong>Caillet<\/strong>, a fait des travaux d&#8217;embellissement de la chapelle : peinture, autels lat\u00e9raux, statues\u2026<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1968<\/strong> on a voulu nettoyer cette chapelle, devenue tr\u00e8s sombre, et on a constat\u00e9 que les vo\u00fbtes \u00e9taient fissur\u00e9es. On a donc fait tomber toutes les d\u00e9corations pour restaurer la chapelle, et on a abouti \u00e0 ce que vous voyez : des murs bruts, sobres, mais plus lumineux.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1970<\/strong> : on a \u00e9galement fait nettoyer la petite chapelle, qui \u00e9tait d\u00e9cor\u00e9e et meubl\u00e9e \u00e0 la mani\u00e8re de la grande, ainsi que la sacristie\u2026<\/p>\n<p><strong>DANS LA GRANDE CHAPELLE<\/strong>, que voyons-nous ?<\/p>\n<p>&#8211; Sur le mur de droite, un ensemble de deux statues repr\u00e9sentant la sc\u00e8ne de l&#8217;<strong>Annonciation<\/strong>. Ce sont des statues en bois peint, du XVIIIe s.. Elles ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9es en 1791 par le P. Chaminade \u00e0 peine arriv\u00e9 de Mussidan \u00e0 Bordeaux. Une confr\u00e9rie du Rosaire qui, ne pouvant plus se r\u00e9unir dans sa chapelle, confisqu\u00e9e par la R\u00e9volution, a vendu ce qu&#8217;elle pouvait.<\/p>\n<p>Ces statues ont d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 install\u00e9es dans la maison personnelle du P. Chaminade, rue du Tondu, \u00e0 la &#8220;propri\u00e9t\u00e9 St Laurent&#8221;, et ensuite elles ont pris place de part et d&#8217;autre du ma\u00eetre autel, dans le fond du ch\u0153ur, tandis qu&#8217;au centre, sur\u00e9lev\u00e9e, se dressait, par-dessus le tabernacle, la grande statue de <strong>Notre-Dame<\/strong> des <strong>Victoires<\/strong>, qui se trouve sur le mur de gauche de la nef, faisant face \u00e0 l&#8217;Annonciation. Autrefois, c&#8217;\u00e9tait l&#8217;emplacement de l&#8217;autel Saint Joseph, tandis qu&#8217;un autel en l&#8217;honneur de l&#8217;Immacul\u00e9e occupait l&#8217;emplacement de l&#8217;Annonciation.<\/p>\n<p>&#8211; Nous pouvons nous tourner vers l&#8217;Annonciation et prier <strong>l&#8217;Ang\u00e9lus<\/strong>\u2026<\/p>\n<p>PRIERE DE L&#8217;ANG\u00c9LUS<\/p>\n<p><u>Versets<\/u> :<\/p>\n<p>* L\u2019ange du Seigneur apporta l\u2019annonce \u00e0 Marie<br \/>\n&#8211; et Elle a con\u00e7u du Saint-Esprit\u00a0!<br \/>\nJE VOUS SALUE, MARIE\u2026<\/p>\n<p>* \u00ab\u00a0Voici la Servante du Seigneur,<br \/>\n&#8211; qu\u2019il me soit fait selon ta Parole\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\nJE VOUS SALUE, MARIE\u2026<\/p>\n<p>* \u00ab\u00a0Et le Verbe s\u2019est fait chair<br \/>\n&#8211; et il a demeur\u00e9 parmi nous\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\nJE VOUS SALUE, MARIE\u2026<\/p>\n<p><u>R\u00e9pons<\/u> :<\/p>\n<p>* Prie pour nous, Sainte M\u00e8re de Dieu\u00a0!<br \/>\n&#8211; Afin que nous devenions dignes\u00a0des promesses du Christ.<\/p>\n<p><u>Oraison<\/u> :<br \/>\nQue ta gr\u00e2ce, Seigneur notre P\u00e8re,<br \/>\nse r\u00e9pande en nous c\u0153urs.<br \/>\nPar le message de l\u2019Ange,<br \/>\ntu nous as fait conna\u00eetre<br \/>\nl\u2019Incarnation de ton Fils bien-aim\u00e9,<br \/>\nconduis-nous, par sa Passion et par sa Croix,<br \/>\navec le secours de la Vierge Marie,<br \/>\njusqu\u2019\u00e0 la gloire de la R\u00e9surrection.<br \/>\nPar le Christ, notre Seigneur. AMEN\u00a0!<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans le ch\u0153ur<\/strong>,<\/p>\n<p>&#8211; une <strong>cloche<\/strong>. La plaque appos\u00e9e sur le support pr\u00e9cise\u00a0:<\/p>\n<p>&#8220;Je m&#8217;appelle Marie-Charlotte. Je sonne pour Marie, M\u00e8re de Dieu. M. G.- Joseph Chaminade m&#8217;a b\u00e9nie en 1818 \u00e0 la Madeleine. M. Jean-Baptiste Mathurin Rauzan est mon parrain. Mme Marie-Charlotte Belisle Forcade est ma marraine&#8221;.<\/p>\n<p>Le petit clocher a \u00e9t\u00e9 tour \u00e0 tour \u00e0 l&#8217;avant puis \u00e0 l&#8217;arri\u00e8re de la chapelle. Quand il a menac\u00e9, ruine, la cloche a \u00e9t\u00e9 descendue.<\/p>\n<p>&#8211; Dans le ma\u00eetre <strong>autel<\/strong> sont scell\u00e9es des <strong>reliques<\/strong> des saint <strong>martyrs<\/strong> <strong>de<\/strong> <strong>l&#8217;Ouganda<\/strong>, en Afrique de l&#8217;Est.<\/p>\n<p>&#8211; Les derniers grands travaux d&#8217;<strong>embellissement<\/strong> de la chapelle ont \u00e9t\u00e9 faits \u00e0 l&#8217;approche de la <strong>b\u00e9atification<\/strong> du P. Chaminade, en l&#8217;an 2000. Le P. Vincent Gizard, alors Provincial de France, fit sculpter le grand <strong>calvaire<\/strong> en bois que nous voyons dans le ch\u0153ur : le Christ au centre, Marie \u00e0 gauche &#8211; par rapport aux fid\u00e8les &#8211; et Jean \u00e0 droite.<\/p>\n<p>Le sculpteur, M. Patrice Carbillet, de la r\u00e9gion de Valence (cf. plaque), avait pour mod\u00e8le et comme r\u00e9f\u00e9rence le grand calvaire de cuivre qui se dressait autrefois sur le mur du ch\u0153ur de la chapelle N.D. des Sept Douleurs du s\u00e9minaire international marianiste de Fribourg, en Suisse.<\/p>\n<p>&#8211; Les Marianistes aiment \u00e0 prier devant le Calvaire, surtout \u00e0 l&#8217;heure de la mort du Christ en Croix. Ils ont leur &#8220;<strong>rendez-vous du Calvaire<\/strong>&#8220;, la Pri\u00e8re de Trois Heures.<\/p>\n<h2 id=\"priere-de-trois-heures-de-la-famille-marianiste\" >&#8220;Pri\u00e8re de trois heures&#8221; de la Famille Marianiste <em>\u00a0<\/em><\/h2>\n<p><strong><em>Seigneur<\/em><\/strong><em> <strong>J\u00e9sus<\/strong>,<br \/>\n<\/em><em>nous voici r\u00e9unis au pied de la Croix<br \/>\n<\/em><em>avec ta M\u00e8re et le disciple que tu aimais.<br \/>\n<\/em><em>Nous te demandons pardon de nos p\u00e9ch\u00e9s<br \/>\n<\/em><em>qui sont la cause de ta mort.<br \/>\n<\/em><em>Nous te remercions d\u2019avoir pens\u00e9 \u00e0 nous<br \/>\n<\/em><em>en cette heure de salut<br \/>\n<\/em><em>et de nous avoir donn\u00e9 Marie pour M\u00e8re.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Vierge<\/em><\/strong><em> <strong>Sainte<\/strong>,<br \/>\n<\/em><em>prends-nous sous ta protection<br \/>\n<\/em><em>et rends-nous dociles \u00e0 l\u2019action de l\u2019Esprit Saint.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Saint<\/em><\/strong><em> <strong>Jean<\/strong>,<br \/>\n<\/em><em>obtiens-nous la gr\u00e2ce d\u2019accueillir, comme toi,<br \/>\n<\/em><em>Marie dans notre vie<br \/>\n<\/em><em>et de l\u2019assister dans sa mission. Amen<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Que le P\u00e8re et le Fils et le Saint Esprit\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>soient glorifi\u00e9s en tous lieux\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>par l\u2019Immacul\u00e9e Vierge Marie !<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Certaines personnes ont confondu St Jean, que nous voyons \u00e0 droite du Christ, avec Marie Madeleine, dont l&#8217;Evangile signale \u00e9galement la pr\u00e9sence au Calvaire et qui, de plus, a donn\u00e9 son nom \u00e0 la chapelle.<\/p>\n<p>&#8211; En fait, Marie <strong>Madeleine<\/strong> et St <strong>Jean<\/strong> avaient leurs statues de part et d&#8217;autre du portail d&#8217;entr\u00e9e \u00e0 la chapelle, dans deux niches de la fa\u00e7ade de la rue de Lalande, avant le percement du Cours Pasteur.<\/p>\n<p>Ces statues se trouvent actuellement dans la petite entr\u00e9e Saint Luc qui donne directement sur le c\u00f4t\u00e9 droit de la chapelle Chaminade, \u00e0 gauche du confessionnal.<\/p>\n<p>&#8211; Le <strong>buste<\/strong> du <strong>P.<\/strong> <strong>Chaminade<\/strong> qui signale l&#8217;entr\u00e9e dans la chapelle lat\u00e9rale est l&#8217;\u0153uvre d&#8217;un marianiste, M. Henri Vabre, qui a longtemps travaill\u00e9 \u00e0 Fiac, pr\u00e8s de Toulouse.<\/p>\n<p>Le <strong>mur<\/strong> du fond de la chapelle, comme on le constate ais\u00e9ment, est de <strong>biais<\/strong> par rapport \u00e0 l&#8217;axe de la nef. C&#8217;est qu&#8217;en 1902, quand la municipalit\u00e9 de Bordeaux a fait percer le Cours Pasteur, la chapelle a \u00e9t\u00e9 amput\u00e9e d&#8217;une partie de sa nef et priv\u00e9e de sa fa\u00e7ade qui, auparavant, donnait sur la rue de Lalande. Sachant que le Cours Pasteur fait dix-sept m\u00e8tres de large, on voit l&#8217;importance des b\u00e2timents qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits.<\/p>\n<p>Pour d\u00e9dommager les habitants l\u00e9s\u00e9s par ces travaux d&#8217;urbanisme, dont les Marianistes, on nous a construit un \u00e9tage suppl\u00e9mentaire au dessus des b\u00e2timents restants, c\u00f4t\u00e9 chapelle Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; Sur le mur du fond, pr\u00e8s de la porte, l&#8217;eau des deux grands <strong>b\u00e9nitiers<\/strong> nous invite \u00e0 ne pas oublier notre bapt\u00eame mais \u00e0 nous retremper souvent dans sa gr\u00e2ce.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;actuelle MISSION<\/strong><\/p>\n<p>de la Chapelle de la Madeleine, c&#8217;est d&#8217;abord d&#8217;\u00eatre un lieu <strong>d&#8217;\u00e9coute<\/strong> <strong>spirituelle<\/strong> et de c\u00e9l\u00e9bration du sacrement du pardon (la <strong>confession<\/strong>). Au confessionnal, une permanence est assur\u00e9e pendant huit heures chaque jour, sauf le lundi, et un peu moins longtemps pendant les temps de vacances &#8211; d&#8217;\u00e9t\u00e9, de No\u00ebl et de P\u00e2ques.<\/p>\n<p>A la chapelle on s&#8217;efforce \u00e9galement de c\u00e9l\u00e9brer une <strong>liturgie<\/strong> digne, fervente, belle. Trois <strong>messes<\/strong> sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es chaque jour (9h30, 12h00, 17h30),ainsi que l&#8217;<strong>Office<\/strong> du matin (Laudes) et du soir (V\u00eapres).<\/p>\n<p>Le <strong>chapelet<\/strong> est comment\u00e9 avant la messe du soir.<\/p>\n<p>Le Vendredi apr\u00e8s-midi il y a <strong>adoration<\/strong> du Saint Sacrement pendant plusieurs heures.<\/p>\n<h1 id=\"la-chapelle-chaminade\" >La Chapelle Chaminade<\/h1>\n<p>La chapelle Chaminade \u00e9tait autrefois la chapelle des S\u0153urs <strong>Madelonnettes<\/strong>, venues de Paris \u00e0 Bordeaux en 1641. Leur apostolat \u00e9tait de recueillir et de r\u00e9\u00e9duquer des prostitu\u00e9es &#8220;repenties&#8221; ou des personnes plac\u00e9es par leurs familles. Il y avait aussi \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de ce couvent une \u00e9cole pour les jeunes filles.<\/p>\n<p>Les S\u0153urs suivaient l&#8217;office gr\u00e2ce \u00e0 une ouverture discr\u00e8te entre les deux chapelles, mais restaient bien isol\u00e9es du reste de l&#8217;assembl\u00e9e.<\/p>\n<p>A la <strong>R\u00e9volution<\/strong> fran\u00e7aise de 1789, les Madelonnettes ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9es et la chapelle a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en d\u00e9p\u00f4t pour grains et diverses choses. L&#8217;ouverture entre les deux chapelles a \u00e9t\u00e9 mur\u00e9e et les diverses parties ont \u00e9t\u00e9 lou\u00e9es \u00e0 des personnes diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>En 2000, la chapelle des Madelonnettes est devenue &#8220;<strong>Chapelle<\/strong> <strong>Chaminade<\/strong>&#8220;, \u00e0 l&#8217;occasion de la b\u00e9atification de son titulaire.<\/p>\n<p>Dans le <strong>ch\u0153ur<\/strong> se trouve un bel ensemble liturgique r\u00e9alis\u00e9 par le m\u00eame artiste, M. Bris, qui travaille dans la r\u00e9gion de Millau :<\/p>\n<p>&#8211; l&#8217;<strong>autel<\/strong> en laiton, qui renferme un grand <strong>reliquaire<\/strong>, qu&#8217;on aper\u00e7oit gr\u00e2ce \u00e0 quatre ouvertures en forme d&#8217;\u00e9toiles sur les quatre faces du bloc inf\u00e9rieur, et dans lequel est d\u00e9pos\u00e9 le cr\u00e2ne du P. Chaminade ;<\/p>\n<p>&#8211; sur la face avant, \u00e0 droite, une petite repr\u00e9sentation en fer de N.D. <strong>del<\/strong> <strong>Pilar<\/strong>, la Vierge de Saragosse, o\u00f9 le P. Chaminade a v\u00e9cu trois ann\u00e9es d&#8217;exil (1797-1800) capitales pour la carri\u00e8re apostolique qui allait suivre. Il a beaucoup pri\u00e9 devant N.D. del Pilar et le Seigneur lui a fait mieux comprendre ce qu&#8217;il fallait faire pour rechristianiser la France apr\u00e8s la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>&#8211; Devant l&#8217;autel, dans le sol, une <strong>plaque<\/strong> en bronze avec l&#8217;inscription suivante :<\/p>\n<p><strong>Dans cet autel reposent des restes mortels\u00a0<\/strong><strong>de Guillaume-Joseph Chaminade,\u00a0<\/strong><strong>pr\u00eatre,\u00a0<\/strong><strong>fondateur de la Famille Marianiste\u00a0<\/strong><strong>1761-1850 &#8211;\u00a0<\/strong><strong>B\u00e9atifi\u00e9 par le pape Jean-Paul II\u00a0<\/strong><strong>Le 3 septembre 2000<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Aupr\u00e8s de cet autel-reliquaire nous pouvons penser aussi aux autres Marianistes b\u00e9atifi\u00e9s ou dont le proc\u00e8s est en cours \u00e0 Rome :<\/p>\n<ol>\n<li>trois Fr\u00e8res espagnols, morts martyrs pendant la guerre civile de 1936 : Fidel Fuidio, Carlos Erana, Jesus Hita ;<\/li>\n<li>le P. Jakob Gapp, autrichien, guillotin\u00e9 par les nazis en 1943 pour avoir d\u00e9nonc\u00e9 la perversit\u00e9 de l&#8217;id\u00e9ologie nazie ;<\/li>\n<li>M\u00e8re Ad\u00e8le de Batz de Trenquell\u00e9on, fondatrice en 1816 des Filles de Marie, Marianistes, et dont on attend la b\u00e9atification ;<\/li>\n<li>Melle Marie-Th\u00e9r\u00e8se-Charlotte de Lamourous, fondatrice des S\u0153urs de la Mis\u00e9ricorde ;<\/li>\n<li>Faustino P\u00e9rez-Manglano, jeune espagnol mort malade en 1962&#8230;<\/li>\n<\/ol>\n<p>&#8211; Les <strong>portes<\/strong> du <strong>tabernacle<\/strong> peuvent faire penser aux tables de la Loi que Mo\u00efse a rapport\u00e9es du Sina\u00ef, o\u00f9 il avait rencontr\u00e9 et \u00e9cout\u00e9 Dieu, et qui sont ici illumin\u00e9es par une langue de feu qui nous rappelle l&#8217;Esprit de Dieu descendant sur les Ap\u00f4tres \u00e0 la Pentec\u00f4te.<\/p>\n<p>&#8211; En avant du tabernacle, les trois <strong>chandeliers<\/strong> qui dansent comme trois grandes flammes, peuvent \u00e9voquer le buisson ardent, o\u00f9 le m\u00eame Mo\u00efse a fait l&#8217;exp\u00e9rience de la pr\u00e9sence de Dieu et de la vocation ; Dieu lui a parl\u00e9 : <em>va lib\u00e9rer son peuple opprim\u00e9 <\/em>!<\/p>\n<p>&#8211; L&#8217;<strong>ambon<\/strong> pr\u00e9sente la Bible face \u00e0 nous, cette Parole qui est notre loi et notre pain quotidien pour la route de notre vie chr\u00e9tienne.<\/p>\n<p>&#8211; Dominant tout le reste, le Christ \u00e9lev\u00e9 sur la <strong>croix<\/strong> tend vers le ciel des bras d\u00e9j\u00e0 lib\u00e9r\u00e9s des liens de la mort : c&#8217;est le Christ d\u00e9j\u00e0 ressuscit\u00e9, glorieux.<\/p>\n<p>&#8211; Par la porte vitr\u00e9e &#8211; \u00e0 l&#8217;avant, \u00e0 droite de la chapelle -et un corridor- l&#8217;entr\u00e9e <strong>Saint<\/strong> <strong>Luc<\/strong> -, on peut sortir sur le Cours Pasteur.<\/p>\n<p>&#8211; Entre cette porte et la grande chapelle se situe le local d&#8217;accueil pour la <strong>confession<\/strong> et l&#8217;entretien spirituel.<\/p>\n<p>Dans la chapelle Chaminade on est encourag\u00e9 \u00e0 prier le Bienheureux ; beaucoup de gens inscrivent leurs intentions dans le cahier qui se trouve pr\u00e8s de la sacristie.<\/p>\n<p><strong>PAR L&#8217;INTERCESSION DU Bx CHAMINADE, PRIONS <\/strong>:<\/p>\n<p><strong>Seigneur<\/strong>, tu es continuellement \u00e0 l&#8217;\u0153uvre dans ton Eglise,<br \/>\net, \u00e0 travers les personnes et les communaut\u00e9s,<br \/>\ntu manifestes ton Esprit pour le bien de ton peuple.<br \/>\nTu as accord\u00e9 ton Esprit d&#8217;une mani\u00e8re sp\u00e9ciale<br \/>\nau Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade,<br \/>\npour qu&#8217;il vive dans la plus grande fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00c9vangile<br \/>\net se d\u00e9voue avec ardeur au salut des hommes ;<br \/>\net tu as inspir\u00e9 \u00e0 plusieurs groupes d&#8217;hommes<br \/>\net de femmes de se mettre \u00e0 sa suite en se consacrant<br \/>\n\u00e0 toi, pour servir l&#8217;Eglise sous la conduite de Marie.<br \/>\nDonne-nous les signes visibles de sa saintet\u00e9<br \/>\nen accordant les gr\u00e2ces que nous sollicitons<br \/>\npar son intercession&#8230;<br \/>\nPar J\u00e9sus, le Christ, notre Seigneur. Amen.<\/p>\n<p>&#8211;<strong>O Marie con\u00e7ue sans p\u00e9ch\u00e9<\/strong>,\u00a0priez pour nous, qui avons recours \u00e0 vous !<\/p>\n<p>&#8211; Bienheureux <strong>Guillaume-Joseph Chaminade<\/strong>,\u00a0priez pour nous !<\/p>\n<p>&#8211; Bienheureux <strong>Guillaume-Joseph Chaminade<\/strong>,\u00a0interc\u00e9dez pour nous!<\/p>\n<p><strong>&#8211; Que le P\u00e8re et le Fils et le Saint-Esprit\u00a0<\/strong><strong>Soient glorifi\u00e9s en tous lieux\u00a0<\/strong><strong>Par l&#8217;Immacul\u00e9e Vierge Marie !<\/strong><\/p>\n<h1 id=\"la-sacristie\" >La\u00a0sacristie<\/h1>\n<p>est construite en <strong>deux<\/strong> parties. Au temps des Madelonnettes, la partie qui sert aujourd&#8217;hui de sacristie \u00e9tait accessible aux S\u0153urs seulement, tandis que l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;arc \u00e9tait la sacristie du c\u00e9l\u00e9brant. Un <strong>tour<\/strong> permettait aux S\u0153urs de passer de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire. Le long du mur du fond, un petit <strong>couloir<\/strong> permettait de passer de la rue Canihac, ancienne rue des Carmes, directement dans la grande chapelle. C&#8217;est aussi par ce c\u00f4t\u00e9, \u00e0 gauche du ch\u0153ur, qu&#8217;entrait le c\u00e9l\u00e9brant pour se rendre \u00e0 l&#8217;autel.<\/p>\n<p>A l&#8217;emplacement de l&#8217;ancienne &#8220;sacristie du c\u00e9l\u00e9brant&#8221; se trouve un garage, surmont\u00e9 d&#8217;une mezzanine.<\/p>\n<p>&#8211; Une <strong>plaque<\/strong> nous rappelle que le <strong>11 d\u00e9cembre 1817<\/strong>, jour octave de la f\u00eate de l&#8217;Immacul\u00e9e Conception, les premiers religieux marianistes ont \u00e9mis leurs v\u0153ux dans la premi\u00e8re sacristie, entre les mains du P. Chaminade, en ces termes :<\/p>\n<p><strong>&#8220;Je promets de garder jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;Annonciation les v\u0153ux d&#8217;ob\u00e9issance, de chastet\u00e9, de pauvret\u00e9 que je fais entre vos mains, tels qu&#8217;ils ont \u00e9t\u00e9 convenus entre nous&#8221;<\/strong>.<\/p>\n<h1 id=\"residence-de-la-communaute-religieuse\" >R\u00e9sidence\u00a0de la Communaut\u00e9 religieuse<\/h1>\n<p>Au-dessus de la Chapelle Chaminade habite la <strong>communaut\u00e9<\/strong> des religieux marianistes, plusieurs pr\u00eatres &#8211; vu l&#8217;importance des confessions &#8211; et au moins un Fr\u00e8re. Au rez-de-chauss\u00e9e on peut sortir par un corridor sur la rue Canihac (n\u00b0 7).<\/p>\n<p>Au-dessus de la sacristie se trouve le local des <strong>archives<\/strong> de la Province marianiste de France.<\/p>\n<p>Le grand <strong>crucifix<\/strong> <strong>en<\/strong> <strong>bois<\/strong>, dans la cage d&#8217;escalier, a orn\u00e9 le ch\u0153ur avant le Calvaire actuel.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p>Merci de faire une\u00a0pri\u00e8re pour la communaut\u00e9 marianiste\u00a0de la Madeleine et pour ses collaborateurs\/trices<\/p>\n<h1 id=\"questions-reflexions\" >Questions, r\u00e9flexions<\/h1>\n<ul>\n<li>A l&#8217;occasion de cette visite, qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai d\u00e9couvert sur le Bienheureux Chaminade ?<\/li>\n<li>Pourquoi, selon moi, m\u00e9ritait-il d&#8217;\u00eatre d\u00e9clar\u00e9 Bienheureux ?<\/li>\n<li>En quoi consiste son originalit\u00e9, sa gr\u00e2ce &#8211; son charisme ?<\/li>\n<li>Comment a-t-il compris et r\u00e9alis\u00e9 sa mission ?<\/li>\n<li>Par qui et comment cette mission est-elle continu\u00e9e aujourd&#8217;hui\u00a0?<\/li>\n<li>La foi : qu&#8217;est-ce ? A quoi \u00e7a sert ?<\/li>\n<li>Le P. Chaminade avait une vraie p\u00e9dagogie de la foi.<\/li>\n<\/ul>\n<p>A travers des signes et des objets concrets (ex. les reliques) il voulait que les gens activent en eux la gr\u00e2ce du bapt\u00eame.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, cela m\u2019inspire quoi ?<\/p>\n<ul>\n<li>Chaminade souligne la pr\u00e9sence de Marie aux diff\u00e9rentes \u00e9tapes de la vie des hommes : <em>&#8221;\u00a0Me voici\u00a0!\u00a0&#8220;<\/em> &#8211; <em>&#8220;Tout ce qu&#8217;il vous dira, faites-le !&#8221;<\/em> &#8211; <em>&#8220;Voici ta m\u00e8re!&#8221;<\/em> &#8211; R\u00e9union avec Marie au C\u00e9nacle dans l&#8217;attente de l&#8217;Esprit missionnaire\u2026<\/li>\n<li>Y suis-je sensible\u00a0?<\/li>\n<li>R\u00e9conciliation\u00a0: difficile de passer \u00e0 la Madeleine sans se sentir invit\u00e9 \u00e0 la confession sacramentelle\u2026 Quelle place occupe ce sacrement dans ma vie spirituelle\u00a0?<\/li>\n<li>La saintet\u00e9 est l\u2019objectif, le programme, normal de toute vie chr\u00e9tienne. En quoi consiste-t-elle ? Est-ce ma pr\u00e9occupation\u00a0?<\/li>\n<\/ul>\n<h1 id=\"notice-historique\" >Notice historique<\/h1>\n<p>(R\u00e9sum\u00e9 d&#8217;un ouvrage plus d\u00e9velopp\u00e9 : &#8220;La Chapelle de la Madeleine, un sanctuaire \u00e0 Bordeaux (1688-1988)&#8221;, Jean-Baptiste Armbruster SM, Chapelle de la Madeleine, Bordeaux, 1988).<\/p>\n<p>Avant G.-J. Chaminade, la Madeleine est l&#8217;\u00e9glise d&#8217;un couvent de religieuses, inaugur\u00e9e le 22 juillet <strong>1688<\/strong>, en la f\u00eate de Ste Marie-Madeleine. Elle a une pr\u00e9histoire\u2026<\/p>\n<h2 id=\"la-figure-de-ste-madeleine-dans-le-vieux-bordeaux\" >La figure de Ste Madeleine dans le vieux Bordeaux<\/h2>\n<p>Du d\u00e9but du <strong>XIIe<\/strong> s. jusqu&#8217;en 1548, date \u00e0 la quelle elle fut incendi\u00e9e, une premi\u00e8re chapelle St Madeleine, simple oratoire fun\u00e9raire d\u00e9pendant de l&#8217;h\u00f4pital St Jacques, et situ\u00e9 rue du Mirail, de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la rue Ste Catherine, avait donn\u00e9 son nom \u00e0 tout le quartier. Dans plusieurs \u00e9glises du vieux Bordeaux (St Jacques, Ste Colombe..), existaient aussi des chapelles \u00e0 Sainte Madeleine.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1572<\/strong> les J\u00e9suites s&#8217;\u00e9tablissent \u00e0 Bordeaux et fondent le coll\u00e8ge de la Madeleine &#8211; l&#8217;actuel lyc\u00e9e Montaigne -, englobant dans son site l&#8217;\u00e9glise St Jacques, ainsi que l&#8217;h\u00f4pital et le cimeti\u00e8re de ce nom.<\/p>\n<p>Sous l&#8217;\u00e9piscopat de Pey-Berland, en 1432, Bernard Garros, riche bourgeois, d\u00e9cide par testament la fondation d&#8217;un h\u00f4pital pour pauvres &#8211; l&#8217;h\u00f4pital Bouglon, pr\u00e8s de la rue des Ayres.<\/p>\n<p>&#8211; A partir de <strong>1520<\/strong> les S\u0153urs Augustines de Sainte Madeleine &#8211; ordre de filles repenties -, fond\u00e9es \u00e0 Paris en 1492, occupent l&#8217;h\u00f4pital de Bouglon pour exercer leur apostolat aupr\u00e8s des femmes p\u00e9cheresses converties. Cela jusqu&#8217;\u00e0 ce que la peste de 1585 an\u00e9antisse l&#8217;\u0153uvre. En 1587, Messire de Lestonnac ach\u00e8te l&#8217;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 1600, la pieuse association des &#8220;Dames de la Mis\u00e9ricorde&#8221;, fond\u00e9e par un Feuillant (Cistercien), reprend l&#8217;\u0153uvre des repenties.<\/p>\n<h2 id=\"debuts-du-couvent-de-la-rue-de-lalande\" >D\u00e9buts du couvent de la rue De Lalande<\/h2>\n<p>&#8211; En <strong>1641<\/strong>, Olive de Lestonnac, \u00e9pouse du 1<sup>er<\/sup> pr\u00e9sident au Parlement de la ville, ach\u00e8te pour elles, rue de Lalande, une maison, qui avait \u00e9t\u00e9 vendue par les Carmes en 1592. De Paris viennent les aider des &#8220;Madelonnettes&#8221;, qui se recrutent parmi les filles repenties. Le nouveau couvent est inaugur\u00e9 le 11 ao\u00fbt 1641 et en septembre s&#8217;y installe une communaut\u00e9 de 4 S\u0153urs et une novice. En mai <strong>1644<\/strong> le parlement de Bordeaux \u00e9rige officiellement le <strong>couvent<\/strong> de la rue de Lalande et l&#8217;archev\u00eaque nomme en d\u00e9cembre son premier sup\u00e9rieur eccl\u00e9siastique, le chanoine Jacques Dussault.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1672<\/strong> Jacques de Campo de Kieffel, chanoine d&#8217;ascendance belge, d\u00e9die, par testament, une partie de ses biens \u00e0 la construction de <strong>l&#8217;\u00e9glise<\/strong> de ce couvent. La premi\u00e8re pierre est pos\u00e9e le 17 mars 1785 par l&#8217;archev\u00eaque, Louis d&#8217;Anglure de Bourlemont et le 22 juillet <strong>1688<\/strong>, f\u00eate de Ste Marie-Madeleine, lui-m\u00eame b\u00e9nit et inaugure la nouvelle \u00e9glise. En 1712, un des descendants Lestonnac fait des r\u00e9parations au couvent et \u00e0 l&#8217;\u00e9glise.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9glise de la Madeleine est un des \u00e9difices par lesquels l&#8217;art de la Contre-R\u00e9forme, d\u00e9riv\u00e9 du Ges\u00f9 \u00e0 Rome, p\u00e9n\u00e8tre \u00e0 Bordeaux.<\/p>\n<h2 id=\"la-vie-a-la-madeleine-de-1688-a-1789\" >La vie \u00e0 La Madeleine de 1688 \u00e0 1789<\/h2>\n<p>Le nombre des s\u0153urs varie au cours des d\u00e9cennies. Un maximum de 40 est atteint en 1728. Le couvent existe pour accueillir des filles p\u00e9nitentes. Au d\u00e9but, toutes sont volontaires puis se constitue aussi &#8220;la maison de force&#8221;, o\u00f9 sont enferm\u00e9es au maximum 20 personnes. Pour se faire de l&#8217;argent, le couvent accueille aussi quelques pensionnaires plut\u00f4t \u00e2g\u00e9es et des jeunes filles \u00e0 \u00e9duquer, pour lesquelles est fait appel \u00e0 des ma\u00eetres comp\u00e9tents. Pendant 151 ans, le couvent se maintient dans la r\u00e9gularit\u00e9 et la ferveur. Il a bonne r\u00e9putation.<\/p>\n<h2 id=\"la-revolution-de-1789\" >La R\u00e9volution de 1789<\/h2>\n<p>d\u00e9pouille la communaut\u00e9 de son couvent et de son \u00e9glise. Somm\u00e9es de choisir, les s\u0153urs pr\u00e9f\u00e8rent toutes rester religieuses. Elles doivent quitter leur couvent le 29 septembre 1792, devenu &#8220;bien national&#8221;. Il est vendu par lots en 1793. Elie Lafargue fait de l&#8217;\u00e9glise un entrep\u00f4t de marchandises.<\/p>\n<p>Le 7 juillet 1794 deux s\u0153urs sont condamn\u00e9es et ex\u00e9cut\u00e9es. D&#8217;autres sont malmen\u00e9es. En 1801, Sr Ad\u00e9la\u00efde (Jeanne Cordes) rejoint Melle de Lamourous pour la fondation de la &#8220;Mis\u00e9ricorde de Bordeaux&#8221;.<\/p>\n<p>Fin d\u00e9cembre 1799, Bonaparte autorise le retour des exil\u00e9s en France et la r\u00e9ouverture des \u00e9glises. La Madeleine ouvre aussit\u00f4t. Elle sert d&#8217;\u00e9glise provisoire pendant qu&#8217;on restaure plusieurs \u00e9glises paroissiales.<\/p>\n<h2 id=\"la-madeleine-devient-q-g-de-la-congregation-du-p-chaminade\" >La Madeleine devient Q.G. de la Congr\u00e9gation du P. Chaminade<\/h2>\n<p>Le 14 ao\u00fbt <strong>1804<\/strong>, une ordonnance de Mgr D&#8217;Aviau du Bois de Sanzay \u00e9rige la Madeleine en chapelle de secours, ce qui permet \u00e0 la Congr\u00e9gation mariale fond\u00e9e par le P. Chaminade fin 1800, apr\u00e8s son retour de trois ans d&#8217;exil en Espagne, de disposer d&#8217;un lieu pour ses r\u00e9unions et une partie de son apostolat.<\/p>\n<p>Le 12 novembre, une nouvelle Ordonnance nomme officiellement Monsieur Chaminade, chanoine honoraire de l&#8217;Eglise M\u00e9tropolitaine, &#8220;desservant&#8221; de la &#8220;Chapelle de la Madeleine &#8211; d\u00e9sormais \u00e9glise du P. Chaminade et des Marianistes, ses disciples. On ne parlera plus gu\u00e8re du couvent d&#8217;avant la R\u00e9volution, transform\u00e9 en immeubles.<\/p>\n<p>Mais la famille Lafargue est toujours propri\u00e9taire de la chapelle. Chaminade la loue pour 5 ans et rach\u00e8te l&#8217;ancien mobilier, qui avait aussi \u00e9t\u00e9 vendu. Les Congr\u00e9ganistes l&#8217;aident \u00e0 restaurer le b\u00e2timent.<\/p>\n<p>De 1809 \u00e0 1814 la Congr\u00e9gation, supprim\u00e9e officiellement par Napol\u00e9on, vit des ann\u00e9es de clandestinit\u00e9, propices \u00e0 un approfondissement spirituel. A la m\u00eame \u00e9poque (<strong>1808<\/strong>) elle s&#8217;unit l&#8217;Association f\u00e9minine fond\u00e9e en 1804 \u00e0 Agen par Ad\u00e8le de Trenquell\u00e9on. A partir de 1814, Chaminade et Ad\u00e8le pr\u00e9parent, par correspondance, la fondation de la congr\u00e9gation des Filles de Marie, qui a lieu le 25 mai 1816. Envoy\u00e9e \u00e0 Agen par le P. Chaminade, Marie-Th\u00e9r\u00e8se de Lamourous avait contribu\u00e9 \u00e0 la bonne naissance de l&#8217;Institut.<\/p>\n<p>&#8211; Le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt <strong>1814<\/strong>, Chaminade loue aussi le grand Ch\u0153ur des Madelonnettes, perpendiculaire au ch\u0153ur de la Madeleine &#8211; l&#8217;actuelle chapelle d\u00e9di\u00e9e au Fondateur &#8211; et l&#8217;immeuble qui le surmonte.<\/p>\n<p>Le 29 septembre <strong>1819<\/strong> le roi Louis XVIII \u00e9rige l&#8217;Eglise de la Madeleine en chapelle de secours ou oratoire public. Elle ne peut donc plus \u00eatre r\u00e9quisitionn\u00e9e par la ville de Bordeaux .<\/p>\n<p>Le 23 avril 1820, le P. Chaminade ach\u00e8te enfin la Chapelle, puis le ch\u0153ur des religieuses et l&#8217;immeuble qui le surmonte. C&#8217;est le 35 rue des Carmes, aujourd&#8217;hui 7 rue Canihac. Il ach\u00e8te aussi les immeubles situ\u00e9s de part et d&#8217;autre de la chapelle, c\u00f4t\u00e9 rue de Lalande (les n\u00b0 1,2,3). Il s&#8217;installe en <strong>1819<\/strong> au n\u00b02 (4 actuel) et ce sera sa maison jusqu&#8217;\u00e0 sa mort, le 22 janvier <strong>1850<\/strong>.<\/p>\n<h2 id=\"la-madeleine-eglise-de-la-congregation-mariale\" >La Madeleine, \u00e9glise de la Congr\u00e9gation mariale<\/h2>\n<p>Elle l&#8217;est jusqu&#8217;en 1830, quand la r\u00e9volution de juillet supprime la Congr\u00e9gation.<\/p>\n<p>Chaminade avait relanc\u00e9, d\u00e8s 1800, la Congr\u00e9gation mariale fond\u00e9e au XVIe si\u00e8cle par les J\u00e9suites pour soutenir les la\u00efcs dans leur vie chr\u00e9tienne. Lui, il en fait un instrument propre \u00e0 relever l&#8217;Eglise en France.<\/p>\n<p>La Congr\u00e9gation de Chaminade regroupe autour de Marie, M\u00e8re de l&#8217;Eglise, jeunes et adultes, la\u00efcs et pr\u00eates, en une famille apostolique travaillant \u00e0 multiplier les chr\u00e9tiens, \u00e0 affermir la foi, \u00e0 assainir les m\u0153urs.<\/p>\n<p>Le <strong>dimanche<\/strong> \u00e9tait le grand jour des Congr\u00e9ganistes : messe du matin, avec pr\u00e9dication du Directeur de la Congr\u00e9gation; le soir, grande r\u00e9union ouverte \u00e0 tous, pour une sorte de cat\u00e9ch\u00e8se pour adultes, comme faisait St Philippe N\u00e9ri \u00e0 Rome. Dans la chapelle se c\u00e9l\u00e8brent solennellement les <strong>f\u00eates<\/strong> propres \u00e0 la Congr\u00e9gation : Immacul\u00e9e Conception (8.12), St Joseph (19.03), N.D. des martyrs, Saint Nom de Marie (12.09)\u2026<\/p>\n<p>On y organise des retraites et des temps d&#8217;adoration eucharistique \u2026 Beaucoup de chr\u00e9tiens ont pris des engagements de vie chr\u00e9tienne et d&#8217;apostolat \u00e0 la chapelle &#8211; cat\u00e9ch\u00e8se, visites aux malades, aux prisonniers, encadrement des petits ramoneurs, enfants pauvres, associations diverses : boulangers, dames de la mission, jeunes des paroisses, &#8220;bons livres&#8221;, etc..<\/p>\n<p>Toute cette activit\u00e9 est marqu\u00e9e par un triple caract\u00e8re : missionnaire, familial, marial\u2026 En 1808, quand Napol\u00e9on d\u00e9cr\u00e8te sa suppression, la Congr\u00e9gation compte quelque 600 membres diversement engag\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"entretien-embellissements-modifications-de-la-chapelle\" >Entretien, embellissements, modifications de la Chapelle<\/h2>\n<p>Des collaborateurs z\u00e9l\u00e9s du P. Chaminade &#8211; le P. Louis Collineau en 1826, le P. Georges Caillet \u00e0 partir de 1834 &#8211; l&#8217;aident \u00e0 rendre la chapelle plus belle et plus fonctionnelle (grand autel, chaire, carrelage, tableaux &#8211; Immacul\u00e9e Conception, St Joseph-, orgue, confessionnaux, ornements, etc.).<\/p>\n<h2 id=\"revolution-de-juillet-1830-et-suites\" >R\u00e9volution de juillet 1830 et suites\u2026<\/h2>\n<p>C&#8217;est une r\u00e9volution antichr\u00e9tienne, comme celle de 1789. Les &#8220;enchaminad\u00e9s&#8221; sont pers\u00e9cut\u00e9s et Chaminade doit fuir Bordeaux en mars 1831. Il n&#8217;y reviendra qu&#8217;en septembre 1936, pour l&#8217;enterrement de Melle de Lamourous. Entre temps y dispara\u00eet la Congr\u00e9gation mariale comme telle. Des Congr\u00e9ganistes continuent cependant leur apostolat et certains se r\u00e9unissent \u00e0 la Madeleine sous le vocable de &#8220;Confr\u00e9rie de l&#8217;Immacul\u00e9e Conception&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"nouveaux-engagements-du-sanctuaire\" >Nouveaux engagements du &#8220;sanctuaire&#8221;<\/h2>\n<p>Le P. Georges Caillet prend en charge la chapelle de la Madeleine et \u00e0 partir de 1830 se d\u00e9veloppe l&#8217;action pastorale des pr\u00eatres marianistes au service du quartier: messes, confessions &#8211; cinq confessionnaux sont install\u00e9s en 1840 !<\/p>\n<p>Centre spirituel et si\u00e8ge social de nombreuses \u0153uvres d&#8217;apostolat, la Chapelle devient un sanctuaire. On y pr\u00eache des retraites ouvertes \u00e0 tous. Parmi les &#8220;\u0153uvres&#8221;: celle des &#8220;petits Auvergnats&#8221; (ramoneurs), jusqu&#8217;\u00e0 la fin du 19<sup>e<\/sup> s., celle des &#8220;Amis chr\u00e9tiens&#8221;, celle des &#8220;Bons Livres&#8221;, fond\u00e9e par l&#8217;abb\u00e9 Barrault en 1815 et install\u00e9e \u00e0 la Madeleine entre 1852 et 1868.<\/p>\n<p>A cette \u00e9poque y travaillait Guillaume T\u00e9qui, qui laissa son nom \u00e0 une librairie parisienne. La librairie catholique de Bordeaux prolonge aujourd&#8217;hui cette \u0153uvre. Il faut mentionner aussi la Confr\u00e9rie du Tr\u00e8s Saint Sacrement \u00e0 la fin du XIXe s\u2026. M. P. Perrodin et M. Marre font remettre la chapelle \u00e0 neuf \u00e0 partir de 1885.<\/p>\n<h2 id=\"entree-dans-le-xxe-siecle\" >Entr\u00e9e dans le XXe si\u00e8cle<\/h2>\n<p>&#8211; En <strong>1901<\/strong>, le P. Joseph Simler, 4<sup>e<\/sup> Sup\u00e9rieur G\u00e9n\u00e9ral des Marianistes, publie, \u00e0 Paris et \u00e0 Bordeaux, une importante biographie du P. Chaminade.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1902<\/strong>, la municipalit\u00e9 fait percer le Cours Pasteur, entre le Cours Victor-Hugo et la place de l&#8217;Aquitaine &#8211; actuelle Victoire. La maison de communaut\u00e9, 8 et 10 rue de Lalande, dispara\u00eet et \u00e0 la chapelle amput\u00e9e, on colle une nouvelle fa\u00e7ade, sobre. Les fr\u00e8res s&#8217;installent rue Canihac, dont l&#8217;immeuble est alors sur\u00e9lev\u00e9 d&#8217;un \u00e9tage.<\/p>\n<p>&#8211; Peu apr\u00e8s, la chapelle et l&#8217;ensemble de la propri\u00e9t\u00e9 marianiste est touch\u00e9e par les lois de spoliation et sa liquidation est d\u00e9cid\u00e9e en mars <strong>1908<\/strong>. Vendue aux ench\u00e8res le 19 mars 1909 et vid\u00e9e de ses meubles le 30 juin, la chapelle est rapidement rachet\u00e9e, moyennant une souscription, et elle rouvre solennellement \u00e0 la Toussaint 1909.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1918<\/strong> est introduit \u00e0 Rome le proc\u00e8s de canonisation du P. Chaminade. et sa chambre, au 4 rue de Lalande &#8211; de 1819 \u00e0 1850 &#8211; o\u00f9 il avait v\u00e9cu et \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9, est transform\u00e9e en un oratoire plusieurs fois r\u00e9nov\u00e9 et remani\u00e9. En 1973 G.-J. Chaminade est d\u00e9clar\u00e9 V\u00e9n\u00e9rable et le 3 octobre 2003, il est b\u00e9atifi\u00e9 par Jean-Paul II.<\/p>\n<p>&#8211; En positif, une s\u00e9rie <strong>d&#8217;\u0153uvres<\/strong> <strong>d&#8217;apostolat<\/strong> continuent \u00e0 prosp\u00e9rer \u00e0 La Madeleine, stimul\u00e9es par le souvenir du P. Chaminade, certaines continuant celles du 19<sup>e<\/sup> s. d&#8217;autres, nouvelles : adorateurs du Saint-Sacrement, Conf\u00e9rence Chaminade, pour la pers\u00e9v\u00e9rance des jeunes (anciens \u00e9l\u00e8ves..) dans la vie chr\u00e9tienne ; Association des Etudiants catholiques de l&#8217;universit\u00e9 de Bordeaux ; d&#8217;origine espagnole (1839), la Confr\u00e9rie de la Cour de Marie et du culte perp\u00e9tuel de la Sainte Vierge, est \u00e9rig\u00e9e \u00e0 la chapelle en 1911; la &#8220;biblioth\u00e8que des \u0153uvres de la Madeleine&#8221;, ouverte \u00e0 tous ; le Comit\u00e9 des \u0153uvres sociales de la Souys, apr\u00e8s la crise \u00e9conomique de 1930 ; l&#8217;\u0153uvre de Montligeon (\u00e2mes du Purgatoire), la Propagation de la foi, St Vincent de Paul, les malades, etc.\u2026 Les chapelains assurent la confession sur place mais rendent service aussi \u00e0 une s\u00e9rie de communaut\u00e9s religieuses des environs et \u00e0 diverses paroisses \u2026<\/p>\n<p>&#8211; La <strong>tombe<\/strong> du P. Chaminade (1828-29) et la chapelle (1928-35) font l&#8217;objet de travaux divers. La maison Chaminade est restaur\u00e9e en 1936.<\/p>\n<h2 id=\"cent-ans-apres-la-mort-du-p-chaminade-la-mission-continue\" >Cent ans apr\u00e8s la mort du P. Chaminade,\u00a0la mission continue\u2026<\/h2>\n<p>Pour le centenaire de la mort du Fondateur, le P. Herbert Kramer donne \u00e0 la fa\u00e7ade de la chapelle son aspect actuel : motifs d\u00e9coratifs, portail, statue du P. Chaminade, inaugur\u00e9e 16 avril <strong>1950<\/strong>.<\/p>\n<p>&#8211; En <strong>1968<\/strong>, la grande chapelle puis l&#8217;ancien ch\u0153ur des religieuses sont d\u00e9cap\u00e9s et subissent une r\u00e9novation radicale. Un nouvel autel est inaugur\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> mai 1968, dans lequel sont scell\u00e9es les reliques de Ferdinand et Charles Lwanga, martyrs de l&#8217;Ouganda. Le sacrement de p\u00e9nitence se c\u00e9l\u00e8bre d\u00e9sormais dans la salle Sainte Madeleine et, libre de tout confessionnal, l&#8217;ancien ch\u0153ur des religieuses est devenu une chapelle.<\/p>\n<p>En <strong>2000<\/strong>, \u00e0 l&#8217;occasion de la b\u00e9atification de Guillaume-Joseph Chaminade (le 3 octobre), un reliquaire du Bienheureux est ins\u00e9r\u00e9 dans l&#8217;autel.<\/p>\n<h2 id=\"une-eglise-de-pierres-pour-edifier-leglise-vivante\" >Une \u00e9glise de pierres pour \u00e9difier l&#8217;Eglise vivante<\/h2>\n<p>&#8220;L&#8217;histoire de la Chapelle de la Madeleine rend plus sensible une constante interf\u00e9rence entre les pierres dont <strong>l&#8217;\u00e9glise<\/strong> est construite et les &#8220;pierres vivantes&#8221; qui sont l&#8217;\u00e9dification constante de <strong>l&#8217;Eglise<\/strong> qui est &#8220;Temple de Dieu&#8221;. &#8211; Les vieux murs de La Madeleine nous ont transmis l&#8217;essentiel des gr\u00e2ces pass\u00e9es : gr\u00e2ces de pri\u00e8re, de vie contemplative, de mis\u00e9ricorde et de pardon. N&#8217;est-ce pas le visage m\u00eame de J\u00e9sus Sauveur tel qu&#8217;il s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 Sainte Marie-Madeleine? Il lui fut beaucoup pardonn\u00e9 parce qu&#8217;elle a beaucoup aim\u00e9.<\/p>\n<p>Le couvent des Madelonnettes et leur \u00e9glise ont fait vivre, aux XVIIe et XVIIIe s. cette page d&#8217;Evangile dans cette chapelle, au c\u0153ur de Bordeaux.<\/p>\n<p>Au XIXe s., le Bienheureux G.-J. Chaminade, en faisant progressivement sienne cette Chapelle, a assum\u00e9 lui aussi cette gr\u00e2ce fondamentale, tout en lui redonnant, en des temps nouveaux, un visage renouvel\u00e9 par son propre charisme, \u00e0 la fois marial et missionnaire.<\/p>\n<p>A Sainte <strong>Madeleine<\/strong>, le Fondateur des Marianistes a donc normalement associ\u00e9 <strong>Marie<\/strong>, la M\u00e8re de J\u00e9sus. Ainsi la femme p\u00e9cheresse pardonn\u00e9e et la femme toute sainte en la gr\u00e2ce de Dieu se donnent la main et son d\u00e9sormais unies dans le m\u00eame sanctuaire. Rien de nouveau \u00e0 cela: l&#8217;Evangile nous les montre ensemble au pied de la Croix de J\u00e9sus Sauveur, l\u00e0 o\u00f9 na\u00eet l&#8217;Eglise et au moment m\u00eame de sa naissance.<\/p>\n<p>Chacune de ces deux femmes a sa mission propre dans une Eglise sans cesse pardonn\u00e9e comme le fut Madeleine, parce qu&#8217;appel\u00e9e \u00e0 la saintet\u00e9 dont &#8220;Sainte Marie, M\u00e8re de Dieu&#8221; est l&#8217;exemplaire humain le plus achev\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;Eglise de <strong>Vatican<\/strong> <strong>II<\/strong> rappelle ~ qu&#8217;elle est \u00e0 la fois sainte et appel\u00e9e \u00e0 se purifier et qu&#8217;elle poursuit constamment son effort de p\u00e9nitence et de renouvellement. Deux sacrements permettent au Peuple de Dieu de c\u00e9l\u00e9brer et de vivre ce double cheminement, celui de la R\u00e9conciliation et de la P\u00e9nitence et celui de l&#8217;Eucharistie. Leur c\u00e9l\u00e9bration quotidienne constitue aujourd&#8217;hui une part importante de la mission eccl\u00e9siale de la Chapelle de la Madeleine\u2026&#8221;<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;au <strong>milieu du XXe s<\/strong>., il y eut \u00e0 la Madeleine des \u0153uvres nombreuses et diverses, les unes plus stables, les autres plus \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, parce que plus li\u00e9es \u00e0 l&#8217;histoire de leur animateur. Au cours de ce si\u00e8cle, les Marianistes ont cherch\u00e9 progressivement \u00e0 faire revivre les \u0153uvres m\u00eames du Fondateur.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le courant de l&#8217;Action Catholique, centr\u00e9 sur les paroisses, le concile Vatican II (1963-65) promeut une eccl\u00e9siologie ouverte sur le monde \u00e0 \u00e9vang\u00e9liser. Au souci des \u0153uvres se substitue celui de la mission \u00e0 accomplir pour actualiser celle, primordiale, du Fils de Dieu envoy\u00e9 par le P\u00e8re et devenant Fils de Marie pour sauver tous les hommes.<\/p>\n<h2 id=\"sans-cesse-de-nouveaux-defis-a-relever\" >Sans cesse de nouveaux d\u00e9fis \u00e0 relever<\/h2>\n<p>Dans cette mani\u00e8re d&#8217;envisager l&#8217;avenir de l&#8217;Eglise dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, les porteurs du charisme marianiste ont une chance \u00e0 saisir : celle de valoriser ce qui fut le fil conducteur du Fondateur lui-m\u00eame. Il ne s&#8217;est jamais li\u00e9 \u00e0 aucune \u0153uvre.<\/p>\n<p>En son temps, il a jug\u00e9 que la Congr\u00e9gation mariale \u00e9tait pour lui la meilleure mani\u00e8re d&#8217;incarner et de vivre sa qualit\u00e9 et sa charge de Missionnaire apostolique. Pour lui, la mission \u00e9tait toujours l&#8217;essentiel.<\/p>\n<p>En approfondissant son charisme, pour faire face aux nouveaux d\u00e9fis que nous lance et le monde et le concile, il nous appara\u00eet que nous avons \u00e0 inventer de nouvelles attitudes qui se doivent d&#8217;exprimer la mission v\u00e9cue comme un service d&#8217;Eglise.<\/p>\n<p>Sa mission, le Bx. Chaminade disait la recevoir de Marie et il la vivait comme un prolongement de celle de la M\u00e8re de l&#8217;Eglise. On peut tout aussi bien dire qu&#8217;il la recevait de l&#8217;Eglise et qu&#8217;il la mettait en \u0153uvre, les yeux et le c\u0153ur fix\u00e9s sur marie.<\/p>\n<p>Un de nos axes missionnaires pour l&#8217;avenir est certainement une unit\u00e9 plus vitale \u00e0 promouvoir entre l&#8217;Eglise et Marie, en fid\u00e9lit\u00e9 dynamique avec le mouvement cr\u00e9\u00e9 par <em>Lumen Gentium<\/em> et qui s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9, apr\u00e8s le concile, gr\u00e2ce aux initiatives des papes Paul VI et Jean-Paul II&#8221; (cf. J.B. Armbruster, &#8220;La Chapelle de la Madeleine, un Sanctuaire \u00e0 Bordeaux, 1688-1988&#8221;, p. 51-53 et 56-57).<\/p>\n<p>D\u00e9finissant la mission des religieux marianistes \u00e0 la Madeleine, Mgr Maziers disait notamment, le 19 juin 1979 :<\/p>\n<p>&#8220;Les Marianistes sont des religieux et c&#8217;est en premier lieu \u00e0 leur t\u00e9moignage de religieux que je fais appel. Les religieux ne t\u00e9moignent pas seulement par ce qu&#8217;ils font mais surtout par la mani\u00e8re dont ils vivent : vie \u00e9vang\u00e9lique enracin\u00e9e dans la pri\u00e8re et se manifestant par une vie fraternelle, accueillante et rayonnante. Que la Chapelle de la Madeleine soit un lieu de rayonnement et d&#8217;accueil d&#8217;une communaut\u00e9 de religieux Marianistes, en sachant et appr\u00e9ciant la place que tient la Vierge Marie dans leur d\u00e9marche spirituelle et apostolique.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re de la <strong>r\u00e9conciliation<\/strong>\u2026 r\u00e9pond \u00e0 un besoin permanent ~ du peuple de Dieu\u2026<\/p>\n<p>Qu&#8217;au c\u0153ur de la ville, la Chapelle de la Madeleine soit toujours plus un centre de <strong>pri\u00e8re<\/strong>, notamment de pri\u00e8re liturgique. Que les fid\u00e8les puissent trouver \u00e0 la Madeleine un lieu de c\u00e9l\u00e9bration de l&#8217;Eucharistie et des heures du br\u00e9viaire. ~<\/p>\n<p>Ces c\u00e9l\u00e9brations sont d&#8217;autant plus nourrissantes pour la foi qu&#8217;elles sont plus belles et qu&#8217;y sont mis en valeur les symboles liturgiques\u2026&#8221;<\/p>\n<h1 id=\"quelque-titres-de-livres\" >Quelque titres de livres<\/h1>\n<p>Disponibles dans les communaut\u00e9s marianistes<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Petite vie de G.-J. Chaminade<\/strong>, fondateur de la Famille Marianiste, Vincent Gizard sm, D d B 1995<\/li>\n<li><strong>G.-J. Chaminade, la saintet\u00e9 pas \u00e0 pas<\/strong>, Bernard Manciet, \u00e9d. La Presqu&#8217;\u00eele, 2000<\/li>\n<li><strong>Le temps des proph\u00e8tes<\/strong>, Vincent Gizard sm (l&#8217;exil \u00e0 Saragosse)<\/li>\n<li><strong>Marianistes en mission permanente<\/strong>, J.-Cl. D\u00e9las \u2013 Gadiou sm<\/li>\n<li><strong>Guillaume Joseph Chaminade<\/strong>, album, BD &#8211;\u00a0<strong><em>&#8220;Tout ce qu&#8217;il vous dira, faites-le !&#8221;<\/em><\/strong>,\u00a0Religieux marianistes,\u00a0Voinier \u2013 R. Witwicki sm<\/li>\n<li><strong>Jakob Gapp<\/strong>, de J.M. Salaverri sm (vie d&#8217;un saint martyr marianiste)<\/li>\n<li><strong>T\u00e9moins de la foi<\/strong>,\u00a0(trois martyrs marianistes espagnols)<\/li>\n<li><strong>Et si Dieu me parlait<\/strong>, J.M. Salaverri sm (vie de Faustino)<\/li>\n<li><strong>Les quatre oui de Faustino<\/strong>, J.M. Salaverri sm<\/li>\n<li><strong>Conna\u00eetre, aimer et servir Marie<\/strong>, J.B. Armbruster sm<\/li>\n<li><strong>Petite cat\u00e9ch\u00e8se sur Marie<\/strong>, Andr\u00e9 Boulet sm<\/li>\n<li><strong>Imiter Marie<\/strong>, Recueil de textes rassembl\u00e9s par R. Witwicki sm<\/li>\n<li><strong>Mon id\u00e9al, J\u00e9sus fils de Marie<\/strong>, Emile Neubert sm<\/li>\n<li><strong>L&#8217;\u00e9tat religieux marianiste<\/strong>, J.B. Armbruster sm,\u00a0(commentaire de la lettre du P. Chaminade &#8211;\u00a0du 24 ao\u00fbt 1839)<\/li>\n<li><strong>Sur les chemins de la mission, <\/strong>Philippe Pierrel<\/li>\n<li><strong>Eduquer pour faire grandir<\/strong>,\u00a0Jean-Claude D\u00e9las sm (p\u00e9dagogie)<\/li>\n<li><strong>Le Rosaire<\/strong> <strong>avec &#8211;<\/strong> GJ Chaminade, Faustino,\u00a0Ad\u00e8le de Trenquell\u00e9on<\/li>\n<li><strong>Pour rev\u00eatir l&#8217;homme nouveau,\u00a0<\/strong>Manuel de spiritualit\u00e9 marianiste, &amp;<\/li>\n<li><strong>Rev\u00eatir le Christ<\/strong>, Q. Hakenewerth sm &#8211;\u00a0(traduits de l&#8217;am\u00e9ricain)<\/li>\n<li><strong>\u00c9crits du P. Chaminade sur la foi<\/strong>,\u00a0pr\u00e9sent\u00e9s par JB Armbruster sm<\/li>\n<li><strong>\u00c9crits du P. Chaminade sur l&#8217;oraison<\/strong>,\u00a0pr\u00e9sent\u00e9s par R. Halter sm<\/li>\n<li><strong>\u00c9crits marials du P. Chaminade<\/strong>,\u00a0pr\u00e9sent\u00e9s par JB Armbruster sm<\/li>\n<li><strong>\u00c9crits et Paroles<\/strong> du P. Chaminade,\u00a0(Tomes 1 \u00e0 V parus)<strong>\u00a0<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"author":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"ht_kb_category":[100],"ht_kb_tag":[],"class_list":["post-1775","ht_kb","type-ht_kb","status-publish","format-standard","hentry","ht_kb_category-evenements"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/1775"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/types\/ht_kb"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1775"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/1775\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1781,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb\/1775\/revisions\/1781"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"ht_kb_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_category?post=1775"},{"taxonomy":"ht_kb_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianistes.com\/documentation\/wp-json\/wp\/v2\/ht_kb_tag?post=1775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}