« Missionnaire apostolique »
Audace créatrice dans la fidélité
Quand il peut rentrer à Bordeaux, fin 1800, il est nommé administrateur du diocèse de Bazas et, à sa demande, il reçoit de Rome le titre de « Missionnaire apostolique ». Ce titre lui tiendra toujours à cœur en raison de sa forte portée symbolique. Missionnaire il va l’^ta d’une façon nouvelle, et il va inculquer cet esprit à ses disciples.
Le 8 déc. 1800, il rassemble douze jeunes chrétiens dans la Congrégation mariale qui deviendra la base de son action au service de sa nouvelle évangélisation. Il voit son ministère comme une mission –au service de la foi – avec des moyens nouveaux – en alliance avec Marie. Il s’agit « de raviver ou de rallumer partout le divin flambeau de la foi ».
« Vous êtes tous missionnaires ! » Chaque « congréganiste » est appelé à « multiplier les chrétiens ». Tout groupe de la Congrégation est un e « mission permanente ».
Ce prêtre ne veut pas être « en concurrence » avec d’autres. Alors, lui et ses disciples seront missionnaires » hors des paroisses », pour toucher ceux qui sont aux marges, qui ne fréquent pas l’Eglise, et pouvoir ainsi être plus accueillants à tous. Dans les conflits que l’on devine avec les institutions paroissiales. Il aura coutume de dire ; nous faisons des chrétiens pour que vous ayez des paroissiens.
Il comprend, grâce à l’expérience mûrie par les trois ans d’exil, qu’une époque est révolue et qu’une autre commence. Il ne faut pas chercher à reconstruire comme avant. Les temps ont changés. Il faut des moyens nouveaux pour répondre à des besoins nouveaux. Il faut des méthodes nouvelles pour annoncer ou cultiver la foi et remédier à l’isolement des chrétiens.
Ces moyens sont simples ; à partir du baptême, vivre en cohérence avec ce sacrement. C’est le baptême qui fait de chaque chrétien un missionnaire. La foi reçue, vécue, est appelée à devenir contagieuse..