Le souci des jeunes

Comme bien d’autres fondateurs de congrégations religieuses à l’époque post-révolutionnaire en France et en Europe, c’est dans la jeunesse et les jeunes adultes que le Père Guillaume Joseph Chaminade (1761-1850) plaçais l’espoir se l’église pour rallumer la flamme de la foi et surmonter l’indifférence du temps. Dans toute sa vie adulte on repérerait aisément comme un fil conducteur ce dévouement aux jeunes ?

Mussidan

Ayant terminé sa formation classique, et alors qu’il n’avait pas encore vingt ans, Chaminade débuta dans l’enseignement dans la même école où il avait été élève, le collège de Mussidan. Jean-Baptiste et Louis, ses deux frères plus âgés, y étaient déjà professeurs. Pendant quelque vingt ans, les trois frères Chaminade avaient travaillé dur pour donner de l’extension à l’établissement, étendre l’éventail des possibilités offertes aux élèves, obtenir un soutien officiel plus franc, recruter des professeurs de valeur, et contribuer aux finances de l’établissement en puisant dans les leurs. Bientôt l’établissement est devenu une institution de grand renom dans la France du sud-ouest. Il drainait des élèves d’une vaste région et pouvait être justement fier de l’excellente formation qu’on y donnait.

Pendant son séjour à Mussidan Chaminade a été professeur, économe et aumônier. Il consacrait beaucoup de temps à aider les élèves à mener une vie chrétienne intense, centrée sur l’eucharistie et une dévotion mariale, celle-ci basée sur les données de la foi. Grâce à son caractère avenant, il parvint à attirer même ceux qui étaient peu motivés. Il les faisaient entrer dans les « confréries » de l’époque, les encourageaient à porter le scapulaire de Notre-Dame et à réciter le rosaire. De toute évidence, Chaminade aurait été heureux de passer le restant de sa vie dans ce ministère auprès des Jeunes.