La « Congrégation de Bordeaux » :
Mouvement des laïcs
Dès son retour à Bordeaux, il ouvre des « congrégations mariales » (les fraternités ou communautés Laïques Marianistes d’aujourd’hui), groupant des hommes et des femmes de tous âges et de toute conditions. Il leur assure une solide formation chrétienne et leur fixe des tâches missionnaires précises. Des centaines de jeunes et d’adultes se regroupent ainsi. La chapelle de la Madeleine devient leur centre de réunions à compter du 15 août 1804.
Vers un institut Séculier : Alliance Mariale
En 1809, l’interdiction napoléonienne frappant les « congrégations » oblige Chaminade à mettre en veilleuse leurs activités apostoliques. Cette épreuve suscite un nouvel élan un certain nombre de congréganistes font des vœux privés et vivent sous une règle très semblable à celle des instituts Séculiers afin de poursuivre leur travail d’évangélisation et de formation. L’Alliance Mariale d’aujourd’hui, apparentée à un institut Séculier, prolonge ce groupe.
Il faut un homme qui ne meure pas : Les instituts religieux
C’est avec ses disciples particulièrement fervents qu’il peut enfin réaliser, grâce à la Restauration, un projet qui lui tient à cœur depuis longtemps, la fondation d’ordres religieux, pour assurer la continuité de l’animation des groupes de laïcs.
° Le 25 mai 1816, avec Melle de Trenquelléon, congréganiste de Feugarolles (Lot-et-Garonne ) il fonde, à Agen, l’institut des Filles de Marie.
° Le 2 octobre 1817, à Bordeaux, nait la branche masculine, la Société de Marie, regroupant en communauté des religieux laïcs et des Prêtres qu’on appellera, plus tard, "Marianistes". Ainsi, Chaminade possède l’instrument idéal lui permettant de réaliser de plus amples entreprises. A Agen, à Bordeaux et dans le Sud-Ouest, les deux nouveaux instituts ouvriront des écoles primaires puis secondaires mais aussi des orphelinats et des écoles d’Arts et Métiers. L’enseignement est en effet, l’une des premières nécessités de l’époque.
Très tôt (1823 ), cette action éducative par l’enseignement où l’éducation de la foi est naturellement intégrée, s’étend au Nord-Est ( Franche-Comté et Alsace ). Un magnifique projet d’Ecoles Normales pour former les instituteurs, basé sur une réalisation exemplaire à St Remy (Haute-Saône ), est interrompu par la révolution de 1830.